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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 21 août 2007 21:50

    @ Zen,

    Vous posez d’excellentes questions.

    Je n’ai malheureusement pas les réponses. Seuls nos chefs d’Etat pourraient y répondre.

    Posons ces questions au récent Président français élu.

    Mais je crains qu’il ne soit pas le premier supporter de cette idée consistant à organiser une/des consultation(s) populaire(s) - nationales et/ou européennes - sur ces questions (majeures) européennes...



  • Neos 21 août 2007 08:30

    @ le Furtif : "pas un Etat (..)

    Vous mettez avec justesse le doigt sur une problématique essentielle à la mesure de celle posée par le déficit démocratique.

    Les Etats décideraient dans l’UE. Mais on l’oublie trop vite en désignant ce « Bruxelles » sans visage attribué aux institutions européennes : or, ce sont en effet les Etats qui font le Conseil de l’UE, organe décisionnel majeur dans le concert institutionnel européen, et qui tirent les ficelles du jeu décisionnel européen.

    Nous sommes tombés ces dernières années dans un imbroglio que les juristes en droit constitutionnel devraient étudier de plus près : en Europe, la souveraineté revient en principe aux peuples, qui expriment leur VOLONTE par la voix de leurs représentants élus. Or, nous observons une certaine frilosité chez une majorité d’autorités des Etats membres de laisser les peuples souverains exprimer cette volonté (souveraine) sur le projet de construction européennes.

    Le contrôle de l’autorité étatique sur la volonté souveraine des peuples est tel aujourd’hui que je pense que la responsabilité de ce déficit incombe essentiellement aux Etats, qui ne souhaitent pas céder aux peuples ... le pouvoir de décision qui leur revient pourtant de droit.



  • Neos 21 août 2007 08:05

    @ le Furtif,

    Merci pour votre intervention. Même si je défends souvent, il est vrai, le processus d’intégration européenne, je n’en demeure pas moins critique à l’égard du déficit démocratique, qui demeure un point noir majeur dans l’UE d’aujourd’hui et qui doit/devrait être une priorité pour les Etats favorables à cette intégration.

    Je persiste à croire que sans implication des peuples, par la voie la plus classique aujourd’hui de la consultation populaire, il ne peut y avoir d’intégration politique suffisante pour avancer en matière de construction européenne.



  • Neos 20 août 2007 19:58

    @ Zen, un bon lien pour une analyse intéressante. L’approche intergouvernementale de la construction européenne, montrée du doigt par l’auteur de ce papier, continue malheureusement à creuser le fossé entre citoyens et peuples d’une part, et classe dirigeante et technocrates nationaux et européens d’autre part.

    Tant que l’on aura pas résolu la question du déficit démocratique dans l’UE (..) - c’est à dire à impliquer concrètement les peuples dans le processus de décision sur les orientations cruciales de politique générale - nous n’irons pas plus loin sur la voie de l’intégration communautaire.



  • Neos 20 août 2007 19:21

    JL : « Et comme ils servent bien la République, nos ministres et ambassadeurs ! Comme ils défendent bien l’intérêt national, nos politiques ! Eux qui s’apprêtent à poursuivre dans une direction que le peuple (encore, mais plus pour longtemps) souverain leur a interdit de prendre. »

    Ces ambassadeurs sont de hauts fonctionnaires de l’Etat en place au Conseil de l’UE. Voici vos représentants en charge de la préparation des dossiers négociés par vos ministres chaque semaine à Bruxelles : http://www.rpfrance.eu/rubrique.php3?id_rubrique=42

    Quant aux politiques, les ministres français... ceux-ci ont été nommés par le Président de la République et relève de sa (grande) autorité. Encore une fois, je suis navré que ces hommes n’écoutent pas la voix du peuple... mais ledit peuple n’a-t-il pas voté pour ledit président actuel, qui a nommé les-dits ministres ? Que voulez-vous... ainsi va la démocratie. N’est-elle pas quelquepart le pire des régimes en soi ?

    Bien à vous, N.

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