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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 25 juin 2007 12:23

    Cher Krokodilo, je ne reviendrais pas sur la question du pluralisme linguistique, nous en avons beaucoup parlé à l’occasion du papier consacré à Erasmus.

    En ce qui concerne le transfert des compétences, cela fait en effet 56 ans que la France et l’Allemagne ont décidé de mettre en commun la gestion de certaines de leurs attributions nationales et que cette méthode de coopération s’est diffusée à un large nombre de domaines et de pays.

    La coopération des Etats, organisée autour d’institutions chargée de la mettre en application, permet à ces Etats d’affronter plus efficacement, aujourd’hui, les problématiques modernes à l’échelle mondiale.

    Je sais que beaucoup dénoncent la mondialisation et le règne de l’économie et de l’argent sur des valeurs comme la culture, la philosophie, les arts (...) Mais qu’y pouvons nous ? Nos Etats, pris individuellement, ne peuvent résister à cette vague de mondialisation s’ils ne s’organisent pas efficacement, avec des institutions expressément dévolue à la coordination de cette organisation.

    Les difficultés rencontrées pour prendre des décisions en commun s’expliquent par la diversité des traditions politiques, de la conjoncture politique, des choix et visions des uns et des autres, le tout sur fond de volonté de préservation des intérêts nationaux de chacun des participants.

    Ainsi, il est délicat d’une part de jouer la carte de l’isolement politique ou économique, le recroquevillement national, lorsque l’on a besoin des autres pour « survivre » dans ce contexte de mondialisation ; et d’autre part, jusqu’où peut aller le sacrifice national pour dégager ces compromis (à 27) sans irriter les citoyens (nationaux) qui ne comprennent pas bien les raisons profondes de ces sacrifices ... [puisqu’on ne les leur explique pas.], ni l’intérêt général qui bien souvent pourtant accompagne ces décisions prises à 27.

    Je pense que si nos politiques faisaient preuve (enfin !) de pédagogie pour expliquer les raisons des choix d’intégration européenne, si les enjeux européens faisaient l’objet de débats permanents dans l’opinion publique, les peuples pèseraient autrement plus dans les orientations de politique générale décidées par les Etats au Conseil.

    Il faut peut-être encore un peu de temps pour voir naître une maturité européenne. Ceci passe sans doute par l’émergence d’une identité européenne, par une volonté sans faille des peuples de prendre leur destinée en mains.



  • Neos 24 juin 2007 12:08

    Pour dire les choses plus ’vulgairement’, on peut affirmer aujourd’hui que tant que les Etats demeureront attachés à leur souveraineté (ce qui, vous en conviendrez, est le cas plus que jamais en ce moment), il ne sera pas question de transférer toutes les compétences nationales vers une entité supranationale, quelle qu’elle soit. On peut dormir tranquille de ce côté là pendant un bon moment encore. Pas d’Etat européen en vue. La confusion porte toutefois encore sur la nature de l’UE. Je comprends votre désaroi lorsque l’on parle de ’citoyen européen’ alors qu’il n’y a pas d’Etat européen en soi. C’est une fois encore ici l’illustration de ce que l’UE est un système à part, inclassable. Son originalité consiste dans le partage de souveraineté et en même temps dans la volonté marquée par ses acteurs de conserver à tout prix leur diversité, leur identité. Un système hybride en quelque sorte.



  • Neos 22 juin 2007 11:20

    A Stradivarius : Mr Oli Rehn, commissaire en charge de l’élargissement a reçu mandat de la part des Etats membres pour mener les négociations avec la Turquie depuis que cette dernière et les Etats membres ont convenu du début des négociations d’adhésion le 3 octobre 2005.

    Mr Rehn ne ’milite’ donc pas pour l’adhésion de la Turquie, mais exécute ’en bon petit soldat’ cette décision prise par les Etats membres. A ce titre, la Turquie coopère avec l’UE dans certains domaines et fait l’objet d’un suivi permanent. La Commission rend compte du travail accompli par la Turquie dans des rapports qui sont transmis au Conseil.

    Ainsi, sur la base d’un rapport de la Commission, les Etats membres ont-ils décidé le 15 décembre 2006 de ’geler’ 8 chapitres de la négociation sur lesquels la Turquie n’avait pas fait preuve de suffisamment d’implication.

    En ce qui concerne la mise en place d’un « Président de l’UE »... restons prudent. Au vu de la position du UK pendant le Conseil européen en cours, on y est pas encore.

    Enfin, sur les caches misère... je ne fais que discuter avec vous des mesures qui sont sur la table de négociation des Etats membres. Rien de plus que du concret.

    A Krokodico : votre remarque vaudrait si l’UE était un Etat. Or, rassurez-vous, elle n’a pas vocation à le devenir. Vouloir à tout prix classifier l’UE dans un mode d’organisation connu mène souvent à la confusion. Car aucun des Etats aujourd’hui ne souhaite faire de l’UE un super Etat. Même le Président de la Commission Mr Barroso l’a confirmé très clairement cette année à quelques journalistes qui lui posaient la question.



  • Neos 21 juin 2007 13:51

    « qui est responsable de quoi ? Et surtout, pour combien de temps ? »

    - Nous aurons peut-être bientôt un Président de l’UE. Et un ministre des Affaires étrangères. Histoire de donner de la visibilité à l’Union et répondre à la question : qui est responsable de l’UE ?

    Peut-être (..) Il faudra convaincre le UK pour cela.



  • Neos 20 juin 2007 13:53

    Précision et Erratum : la Conférence intergouvernementale aura pour principale tâche de préparer une version finale d’un texte dont les grandes lignes auront été décidées par les 27 Chefs d’Etat pendant les 21 et 22 juin 2007. On peut imaginer que si aucun accord n’était constaté en cette fin de semaine, la CIG n’aurait plus de raison d’être convoquée.

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