Un mercredi du mois de juin, nous allons nous réunir ( moi et mes 6 collègues) pour pouvoir décider (selon l’ordre du jour défini par l’Inspecteur d’Académie) de tout ce qui n’a pas pu être décidé par le gouvernement !! Et ceci sans connaître, le moins du monde, les modalités légales de l’application de la loi !(Mais bon, on est forts, on sait tout, on est profs des écoles !)
Notre hierarchie veut que nous réfléchissions aux modalités d’organisation des heures de soutien. Bien. Est-ce que les 7 instit’ de mon école devront TOUS assurer les 60 heures de soutien pour les 10 élèves éventuellement concernés ? No sé
Que feraient ceux qui ne pouraient (ou ne voudraient !) pas y participer ? No sé
Est-ce que nous pourrons exiger (légalement) de la communauté de commune dont dépend notre école et du conseil général un second ramassage scolaire ? (la matin ou le soir) ou du service de restauration scolaire de modifier ses horaires ? son organisation ? Qui paiera le surplus ? No sé
Que se passerait-il si certains des parents des enfants concernés n’acceptaient pas nos décisions en matière d’horaire... Serions-nous contraint de nous soumettre à leurs horaires ? No sé
Et si aucun enfant ne se présente au soutien ? No sé
Et si il y a trop de volontaires pour ce soutien par rapport au nombre d’enfants concernés ? Quid du choix de l’intervenant ? Quid des autres ? No sé
Est-ce que les personnels du Rased vont pouvoir nous aider dans cette tâche (après tout, ils sont touchés eux-aussi par cette réduction d’horaire hebdomadaire, que feront-ils de leurs 60 heures ???) à supposer bien sûr, que leurs postes ne soit pas tout bonnement supprimés ! No Sé
Le must du must c’est que PERSONNE ne peut répondre à nos interrogations. Ni IA, ni recteur, ni ministre (encore moins !), ni syndicat....
Mais bon, nous allons nous réunir : nous sommes payés pour ça !! Et nous trouverons les solutions, nous surhommes et surfemmes de l’éducation nationale !
Merci Darcos de pouvoir démontrer au reste du monde que les instits de France sont plus fort que tous les ministres de leur pays !
Droit d’accueil c’est bien trouvé côté com’ . Ca sonne un peu comme droit d’asile.
Oui, peuple, tu as le droit de ne pas te préoccuper de l’instruction de tes enfants en piétinant le droit de grève. tu as le droit de ne te soucier que de ton quotidien bien carré dans sa monotonie et de réclamer que tes gosses soient gardés pendant que tu ne perds pas les trois francs six sous ou le jour de congé qui te permettras de pouvoir aller en vacances à center parcs. Tu as le droit de continuer à utiliser l’éducation nationale comme un supermarché.
SMA ? Sois Mon Adorateur Soumis Mon Assujetti Salarié Mensuellement Adoubé de Salaire Misérable en Aumône de Sa Magnifique, Ardente, Sueur au Mépris de l’ Arrogance de Son Maître. Serf Misérable Assoupi.
Enseignante en primaire (classe de CM2), je constate que mes élèves sont friands de débats. Les débats concernant l’interprétation des textes littéraires sont toujours intéressants. Ils s’expriment parfois mal, soit, mais c’est au maître de reformuler. Ils ne peuvent saisir les nuances logiques du langage que s’ils les entendent en contexte !
La preuve qu’ils disposent d’un bagage intellectuel et culturel suffisant est qu’ils sont capables en éducation civique de repérer que certains articles de la déclaration universelle des droits de l’homme sont joliment balayés par nos décideurs politiques. (Et cela, sans orientation du questionnement !)
Le boulot du prof est d’apporter des textes à leur portée, d’elucider le vocabulaire, de gérer les débats. Le malheur vient du fait que nos programmes sont tellement chargés que ces séances se font de plus en plus rares. Mieux : si on décide de respecter les nouveaux programmes fraîchement pondus, elles disparaîtront complètement !
En tant que femme, j’ai été interpelée par le titre. Au début de ma lecture j’étais méfiante ( ce que l’auteur appelle, à juste titre, un réflexe anxiogène). Mais si je ne partage pas entièrement son point de vue, certaines de ses réflexions rejoignent les miennes.
Il me semble en effet qu’il ne remet pas en cause l’émancipation de la femme en tant que telle mais bien le mode de vie que certaines (je n’utiliserai pas le pronom "elles", comme il utilise le "vous", car je ne range pas toutes les brebis dans la même bergerie !) revendiquent comme un idéal à atteindre : le monde du pouvoir de l’argent.
Le travail des femmes fut nécessaire à l’Etat. Il fut, par paupérisation de la société, de plus en plus nécessaire à bien des foyers. Il fut, sans aucun doute, utile aux femmes pour envisager de pouvoir, éventuellement, quitter un mari. Bien. Tout cela relève de l’indépendance matérielle. Et elle a son importance. Là où le bat blesse, c’est lorsque l’on voit des femmes se perdre dans les méandres de l’esclavage moderne qu’est devenu le travail salarié et supposer que cela est leur émancipation ! Ah ! pouvoir consommer l’argent de son propre travail ! Quelle ivresse ! Devenir un joli pantin de la société de consommation tout comme l’homme. Voilà une belle parité !
Il serait temps que l’on réalise que les femmes qui ont compté dans la société dans le siècle précédent ne l’ont pas été parce qu’elles ont eu un nouveau pouvoir d’achat, ou parce qu’elles elles ont été poussées par des hommes influents, mais bien parce qu’elles ne se sont pas posé la question de la légitimité, ou non, d’une action ou d’une pensée "féminine". La véritable émancipation est intellectuelle. les femmes l’ont presque atteinte. Le dernier obstacle réside encore dans la tête de certains hommes et de certaines femmes : celui de ressentir (consciemment ou inconsciemment) la pensée d’une femme comme inférieure à celle d’un homme. Mais le chemin se dessine tout seul. Il suffit d’un certain nombre de marcheurs empruntant le même parcours.
Combattre pour la femme occidentale est donc hors de propos et je me range du point de vue de l’auteur pour faire taire les hystériques de la victimisation. Cependant, on peut envisager que le combat pour la condition des femmes tout autour du monde est légitime. Je pense qu’il l’est tant qu’il ne cherche pas à imposer, sous prétexte de libération, un mode de vie à l’occidentale comme seul capable de garantir la liberté.
Je termine sur un point négatif de l’article (à mon sens) : l’idéal féminin ancestral sous-jacent, encore trop pregnant chez beaucoup d’hommes ; la Femme est celle qui inspire (l’homme) qui se sacrifie (pour l’homme) qui attend (l’homme) qui repose (l’homme) qui soutient (l’homme)... Il émane d’hommes qui disent aimer les femmes mais qui s’aiment, surtout, eux-mêmes ! (mais c’est toujours mieux que la misogynie, non ?) Continuons le chemin.