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ninou

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être parfait, absolu, imprévu,

Tableau de bord

  • Premier article le 22/11/2008
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Derniers commentaires



  • ninou ninou 24 avril 2008 23:59

    Vous comparez ce qui n’est pas comparable.

    On paye de la taxe professionnelle parce que l’on crée soi-même sa propre richesse. faisons des profs une profession artisanale ou libérale et ils paieront aussi la taxe professionnelle... C’est peut-être une solution à envisager ;) C’est un fantasme récurrent chez les instit’ dans les moments de raz-le-bol : et si demain on fondait sa propre école privée ?....

    Mais comparons :

    Un artisan, un commerçant, un chef d’entreprise choisissent l’orientation de leur production, leurs outils et matériaux, leurs salariés, ciblent leur clientèle, gèrent eux-même leur budget, décident des investissements, des délais à tenir, choisissent le degré d’exigence en terme de qualité et/ou de rendement...

    Un enseignant à l’EN ne choisit ni les programmes (il les applique), ni son budget (voté par les diverses instances politiques), ni ses élèves (le matériau qu’il doit "transformer"), ni ses collègues... et tout ça avec une mission nationale à remplir !

    Que peut faire un entrepreneur en cas de surcroît de travail (donc de bénéfices à venir..) ? Embaucher en intérim.

    Que peut faire un prof en cas de surcroît de travail ? Arrêter de dormir. Tout ça pour pas un kopec de plus.

    Que fait un artisan en cas de clients mécontents ? Une ristourne ou un remboursement.

    Que fait un instit’ en cas de "clients" mécontents ? Une dépression.

    Que fait un entrepreneur en cas de baisse du bénéfice ? Il licencie.

    Que fait un prof en cas de baisse du budget ? Il bricole. Il met de sa poche. Il pirate. Il photocopille.

    Que fait un artisan devant une demande impossible ? Il refuse.

    Que fait un prof en cas de demande impossible ? Il s’incline.

    On continue ou ça vous va comme ça ?



  • ninou ninou 23 avril 2008 21:26

    Je me propose de simplifier la lecture du "débat". Il y a ceux qui pensent. (merci l’auteur) et il y a les adeptes du prêt-à-penser qui se partagent entre plusieurs chapelles :

    Chapelles majoritaires  :

    1ère chapelle : Je suis athée donc je me fous de Jésus

    2ème chapelle : Je suis athée donc je pense que Jésus n’a pas existé

    3ème chapelle : Je suis athée mais je pense que cet homme particulier nommé Jésus a bel et bien existé

    4ème chapelle : Je suis croyant donc je pense que Jésus-Christ a existé

    Chapelle minoritaire (non représentée - sauf erreur - dans les multiples commentaires de ce fil) : Je suis croyant mais je pense que l’existence réelle (ou non) de Jésus, en tant qu’homme, n’a pas d’incidence sur ma foi.

    C’est parce que cette chapelle-ci est extrêmement minoritaire (particulièrement chez les catholiques) que l’Eglise renâcle à avouer la bourde (at least !) initiale.

    C’est pour cette même raison que des auteurs tels que Bernard Dubourg et son Invention de Jésus ont été rapidement ensevelis quoique ses thèses et le travail accompli (rétroversion du nouveau testament en hébreu) surpassent le travail de bien des chercheurs "patentés". Il est vrai que son ton volontiers cinglant a pu en blesser plus d’un...

    Si vous êtes curieux : lien avec le site de Gallimard pour la 4ème de couv du tome 1 :

    http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_detail.pl?numero_titre=010016701

     



  • ninou ninou 15 avril 2008 08:50

    @cybitnap

    Toutes les comparaisons....... le montrent.

    (Pardon, je n’ai pas pu m’en empêcher ;)



  • ninou ninou 15 avril 2008 08:19

    Laissez-moi m’excuser par avance du caractère outrancier de certains des propos qui vont suivre. Ils sont plus le fruit de l’ exaspération que d’une volonté de contredire "par principe" le précédent commentaire, comme cela se fait souvent.

    Mon avis sur la question est claire : Nos enfants apprennent bien plus (puisqu’on parle plus de quantité que de qualité) que nous n’avons pû le faire au même âge.

    Pour cela, rien n’est plus simple qu’inculquer les bases de l’aliénation volontaire à nos enfants. C’est d’ailleurs ce qu’ exigera bientôt de nous notre hierarchie, à nous, les profs. Mais plus ne veut pas dire mieux., et c’est d’ailleurs pour cela que cela prendra moins de temps !! Il s’agit juste de leur apprendre ce dont ils ont besoin pour survivre dans cette société. Pas "penser" non... bien sûr....n’y pensez même pas !

    Pour revenir sur ce que vous dites de votre expérience personnelle, il est vrai qu’une heure par jour peut suffire pour un élève attentif... s’il ne s’agit que du "couple sacré" grammaire-maths ! Qu’est-ce à dire sur la formation de l’être humain ?

    Je pense que la formation "in-girum" peut être intéressante mais je trouve symptomatique que vous vous félicitiez de ce que votre progéniture "gagne" (mérite ??) sa vie à seize ans ! (comme s’il fallait absolument gagner sa vie alors que vous, et vous seuls, êtes responsables de sa venue au monde !)... quand vous (et moi...et la plupart des parents...) n’avez pas seulement réfléchi au pourquoi de son existence avant de le mettre au monde...

    Soyons clairs :en tant que prof, je me retrouve bien souvent à me battre contre les moulins à vent du "à quoi bon ?" (A quoi ça sert tout ça ? Pourquoi lire un livre quand on peut juste regarder un film ? Et c’est nul la conjugaison... Comment je vais gagner de l’argent en étudiant la géographie ? Et pourquoi il faut comprendre comment ça marche un circuit électrique quand il suffit de changer une ampoule ?).De nos jours, passé 8 ans, les enfants sont extrêmement cyniques ! Cette bataille qui semble perdue d’avance, j’y participe jour après jour... Et ce que l’on me dit maintenant c’est : peu importe qu’ils comprennent, qu’ils acquiescent ou non : ils doivent ingurgiter !

    Bien entendu, les "meilleurs" de nos enfants seront toujours prêts à recevoir la bien-pensance venue d’en haut. Ils sont préformatés- et pas seulement par leurs parents, non !- par la société ! Ces enfants "scolaires" seront les cadres. Les autres : les ouvriers. Il ne faut plus chercher à changer les choses !

    Le savoir est d’ors ...et déjà dévoyé. Il ne sert qu’à la caste qui le possède déjà ! Notre société le veut.

    NEANMOINS : Notre école ne vaut rien mais... rien ne vaut notre école !! Au moins pour ceux qui n’ont plus qu’elle... Car ceux-ci sont légion !!! Vous êtes des exceptions !

    Réfléchissez bien : vos enfants sont peut-être parmi les derniers "privilégiés du savoir " de cette génération... Mais, peut-être, malgré tout, seront-ils les meilleurs pions du système. Des "self"-made mens comme on les aime made in u.s !...

    Travailler à seize ans... (c’est-à-dire troquer sa liberté contre une pseudo-indépendance matérielle) ...c’est ça le progrès de l’humanité depuis deux siècles ??? C’est cela le rêve que nous avons pour nos enfants ?

    Il serait temps de revoir nos valeurs à la hausse ! Notre civilisation vaut mieux que cela !

    Ne vous méprenez pas : je trouve louable qu’un individu s’investisse dans un domaine qui le passionne (qu’il soit manuel ou intellectuel). Cependant, dans un pays où l’on octroit la majorité à 18 ans (comme si l’âge supposait la sagesse !) il me semble hors de propos d’inciter à l’indépendance financière (car c’est de cela dont il s’agit. : surtout, ne pas générer d"’inactifs" !) des générations d’enfants perdus  dès l’âge de 16 ans !

    Oui, en tant que prof je trouve le système éducatif perfectible. Cependant : Non, pour rien au monde je ne laisserai l’éducation de la génération future aux mains des entreprises privées, Lobbies européens, ou autres promoteurs de la rentabilité de l’être humain !

    Je comprends bien votre retrait. Il serait même louable s’il était inscrit dans un mouvement intégrant des familles moins favorisées culturellement ! Car si nos enfants (à nous, qui sommes souvent issus des classes post-prolétaires ou bourgeoises ) réussissent grâce à (ou à cause de - ou même malgré) notre croyance en la science, en la culture - que nous savons si bien leur transmettre sans en avoir l’air - qu’en est-il des autres ??

    ILS SONT LA MAJORITE !!!

    Je me refuse à les laisser ignares ! Ils méritent autant que nos enfants !

    Comment peut-on, actuellement, poser comme exemplaire le fait de retirer ses enfants de l’école ? (Sachant-d’expérience- qu’une part énorme de la population parentale est larguée dès le CM1 ?)

    Cette réaction, qui me semble refléter une idée oligarchique de la société, me fait froid dans le dos ! (seuls ceux qui n’auront pas d’autre choix continueront d’envoyer leurs enfants dans une école de plus en plus abandonnée par l’état...Bravo l’égalité des chances !)

    Pas de souci pour vous, ni pour moi : de toute façon, il va de votre enfant (comme des miens- les enfants de profs se portent plutôt bien dans les statistques !) comme il va de tout enfant "bien né". Quel que soit l’environnement où il se trouvera, il sera déjà pré-armé et pré-éduqué ! (grâce à vous - à moi). Il est vrai qu’à lui, l’éducation primaire en milieu collectif sert peu... (sinon, à une approche de ce que peut être la vie en société., pour un être social comme l’est l’être humain, cela pourrait paraître important !). Cela dit, seule l’instruction est obligatoire... pas l’école. (d’ailleurs chaque parent qui confie son enfant à un prof devrait s’en souvenir !!)

    Cependant.... Son expérience familiale, son savoir à lui , auraient pu profiter à d’autres ! Un enfant est-il un "objet précieux " que l’on doive impérativement protéger du monde extérieur ? Que craigniez-vous pour votre enfant ? Je pose cette dernière question de manière tout à fait neutre car j’aimerais comprendre ce qui peut motiver une telle méfiance durable envers le monde enseignant.

    Visiblement, le monde scolaire ne vous a pas convaincu. Je le trouve, pour ma part, obsolète mais nécessaire (à défaut d’autre chose !). J’aimerais savoir ce que vous auriez attendu de l’école pour votre enfant.

     



  • ninou ninou 31 mars 2008 20:53

    @ Volte erre

    "il est évident que cette personne souffrait d’un problème dépressif"

    Découvrir des lettres qui sous entendent que vos tenues sont inadéquates à votre fonction (comprendre : elle s’habille comme une p..), où l’on vous reproche de ne pas être de la région... tout cela peut vous rendre suicidaire SURTOUT si vous aimez votre boulot et que vous n’avez rien à vous reprocher !!

    Vous imaginez-vous débarquer dans une région nouvelle, où vous avez du mal à vous intégrer, où vous ne pouvez compter ni sur vos collègues, ni sur votre hierarchie... Vous y avez vos méthodes pédagogiques. Vous savez qu’elles fonctionnent puisque vous les avez expérimentées, mais elles ne correspondent pas à "ce qui se fait ici". Résultat sur les parents hyperméfiants : je doute, donc j’ai peur... (et de commérage en commérage, s ’engendre une cabale sans fondement !)

    Pour moi, son geste prouve l’indignité que pourrait constituer la "prudence" que vous réclamez ! Elle est de même engeance que la "méfiance" qui a contribué à la pousser au suicide !! 

    Soyons clairs : un(e) instit’ qui n’en n’a rien à secouer de son boulot ne se suicide pas parce que les parents s’en sont rendu compte !! Il (elle) obtient un reclassement ou -au pire- une mutation !

    Si vous aviez la moindre idée de tout ce dont la vie professionnelle d’un(e) instit’ consciencieux (-euse) peut être pavée, vous auriez honte de votre doute...

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