@Decouz La langue de Himyar est le Guèze, on ne voit pas vraiment le lien avec le syro-araméen qui est à la source du Coran. Ces sociétés sont chrétiennes et pas du tout polythéistes. Mais vous avez raison : l’islam est né dans une Arabie largement christianisée. D’ailleurs, l’islam a tellement besoin du christianisme qu’il se situe en permanence relativement au christianisme. Il ne survivrait pas à sa disparition. Les chrétiens n’ont besoin que de la présence de Dieu pour exister. naṣārā signifiait nazaréen à l’origine, mais à la disparition de ces derniers, les musulmans ont été obligé de faire une translation vers le christianisme pour pouvoir garder cette relation.
La présence d’un éléphant en Arabie désertique tient du fantasme, car un éléphant a besoin en permanence de grandes quantités d’eau. Il y a probablement des faits réels à l’origine de ce mythe, mais cela s’est forcément passé ailleurs. en fait la sourate 105 a une structure très midrashique, inspirée de textes juifs, en particulier du livre des Maccabées.
L’Eléphant est ici une bête monstrueuse. Dans l’eschatologie, juive et plus tard musulmane, la bête monstrueuse représente en général l’oppression des Empires. L’Empire, de son coté, y est volontiers représenté comme ourdissant un complot contre Dieu et son peuple. Et Dieu intervient en déjouant les complots des Empires par des miracles.
Notre sourate condenserait ici quatre figures de l’oppression et de la révolte contre Dieu : la tour de Babel ; l’arrogance de Nabuchodonosor, le Babylonien ; l‘oppression de l’empire grec du temps des Maccabées ; et celle “actuelle” des Byzantins qui sont les héritiers des Romains (les Rum).
La sourate 105 serait une reprise du symbole de l’éléphant tel qu’on le trouve dans le Livre des Maccabées. Dans ce dernier texte, qui nous est parvenu en grec, l’éléphant est d’ailleurs souvent nommé simplement la Bête (thérios) et non elephantes. En hébreu, le mot éléphant (fil) évoque phonétiquement un prodige (fele, niflaot) et aussi une chute (nfl), or c’est par des prodiges que Dieu va permettre aux Juifs de vaincre les éléphants des armées grecques. Les Empires tomberont, et notamment Babel (nafela babel) d’où sans doute la référence coranique à babel. Babel est en effet un complot contre dieu, que ce dernier déjoua en confondant les langues. La Tour de Babel est naturellement associée aux pierres (celles nécessaires à son édification). Notre sourate fait état d’une inversion : les outils de la révolte et du complot (les pierres qui visaient à atteindre le ciel) se retournent contre les révoltés et, du ciel, leur retombent dessus.
@Decouz Le premier, j’ai pas lu car je ne vais pas attendre 5’ sur une pub d’un site de rencontres. Quand au deuxième, j’ai arrêté de lire quand il a traité la science de superstition alors qu’il ne démontre absolument rien. Il se contente d’affirmer sans présenter de faits vérifiables, comme cela se fait toujours dans l’islam. Cette position n’a rien de nuancée ni de scientifique. Tout énoncé scientifique peut être contesté, mais avec des sources vérifiables et une méthode. Sinon, ce ne sont que des mots pour impressionner les naïfs et rassurer ceux qui ont peur de la contestation de leurs croyances. La peur, en particulier de l’enfer, est un moteur puissant de la croyance islamique. Cette peur est entretenue par le Coran et les discours de ceux qui tiennent le pouvoir. Dieu nous a fait libre mais l’islam conteste cette liberté et cherche à enfermer les hommes dans son système où le calife a le même pouvoir que Dieu. L’islam s’oppose ainsi à Dieu. Pourquoi vouloir tuer les apostats lorsque Dieu a strictement interdit de tuer dans les commandements confiés à Moïse ? C’est une absence totale de confiance dans la justice de Dieu et une idolâtrie !
@Decouz Comme je l’ai déjà écrit, le christianisme n’est pas religion du livre mais la religion du Christ ressuscité et vivant que vous pouvez interroger par vous-même. Donc posez-lui la question, il vous répondra si la question est sincère et si vous êtes prêt à entendre sa réponse. Par ailleurs, je n’ai pas besoin de textes polémiques si les historiens n’ont rien à redire à l’historicité de ces textes. Au moins, ils utilisent une méthode scientifique.
@Grincheux Le fait que l’islam se réfère à Jésus ne signifie pas qu’ils ont raison. Tout d’abord, dans un pays où le nom d’une personne définit la personne, remplacer Yashoua’ ou Yasūʿ qui signifie « Dieu sauve » par ʿĪsā qui ne veut rien dire est déjà un signe de l’effacement de Jésus. L’origine de ce nom ʿĪsā ne vient pas de l’islam mais des hérésies judéo-chrétienne qui ont précédé et inspiré l’islam. Quand à l’histoire de la vierge Marie, elle ne peut pas être fille d’Imran et sœur de Moïse car 1400 ans les séparent. Par ailleurs, je lis dans le récit de l’Annonciation du Coran, le récit d’un viol. « C’est chose décidé » signifie que son avis n’est pas demandé et il est dit que Ğibrīl prit l’apparence d’un homme parfait. Quelle est le sens de cette affirmation s’il n’y a pas eu un acte sexuel non consenti ensuite ? Il est possible de tracer les versets du Coran sur Jésus et Marie avec un certain nombre de textes apocryphes que l’on sait issu de ces hérésies judéo-chrétienne. Il n’y a aucun lien avec les Evangiles de la tradition des apôtres utilisés par les chrétiens ety aucun lien avec des textes du premier siècle. C’est cadeau :
Station sous un palmier dans la Sourate XIX, Marie, 23 (Évangile du pseudo-Matthieu)
Jésus parle au berceau dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 41 et la Sourate XIX, Marie, 30 (Évangile arabe de l’Enfance)
Jésus anime des oiseaux en argile dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 43 et la Sourate V, La Table servie, 110 (Évangile de l’Enfance selon Thomas)
Consécration de Marie dans la Sourate III, La famille de ’Îmran, 31 (Proto-évangile de Jacques)
Vie de Marie au Temple dans la Sourate III, La famille de ’Îmran, 32 et la Sourate XIX, Marie, 16 (Proto-évangile de Jacques)
Généalogie noble de Marie, issue des grands patriarches, dans la Sourate III, 33-34 (Proto-évangile de Jacques I : 1)
vœu d’Anne dans la Sourate III, 35 (Proto-évangile de Jacques IV : 1)
Naissance de Marie dans la Sourate III, 36 (Proto-évangile de Jacques V : 2)
Dieu accepte la consécration de Marie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques V : 1)
Éducation exemplaire et sans tache de Marie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques V : 1)
Marie adoptée par le prêtre Zakarie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques VII : 2-3 et VIII : 1)
Les anges apportent la nourriture à Marie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques VIII : 1)
Zakarie devint muet dans la Sourate III, 41 (Proto-évangile de Jacques X : 2)
Les anges exaltent Marie dans la Sourate III, 42 (Proto-évangile de Jacques XI : 1)
Le tirage au sort pour la prise en charge de Marie dans la Sourate III, 44 (Proto-évangile de Jacques VIII : 2-3 et IX. 1)
L’Annonciation faite à Marie dans la Sourate III, 45-47 (Proto-évangile de Jacques XI : 2-3)
Ces correspondances nous montrent que la christologie du Coran est issue de sectes hérétiques du christianisme et du Judaïsme : Ebionites et Nazaréens. Leur théologie est connu par les nombreux textes des premiers siècles sur les hérésies : Justin de Neapolis, Hégesippe, St Irénée, Tertullien, Origène, Eusèbe de Césarée, Epiphane de Salamine, St Jérôme… lire « Les disciples Juifs de Jésus — du premier siècle à Mahomet » de Dominique Bernard.
@Decouz Vous situez la culture de la figue et de l’olive plus au Nord et vous avez raison. Ceci-dit, nombreux sont les musulmans qui citent la Sîrah pour parler de ces cultures à La Mecque. Si la nappe de zemzem avait réellement été potable, il n’y a aucune raison de ne pas trouver ces arbres ou d’autres en un tel lieu. Le site de la Mecque est un vrai désert et il n’est pas pensable que des nomades aient installé un point fixe ici sans qu’il n’y ait eu au minimum de quoi nourrir les chameaux.