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Pascal L

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  • Pascal L 11 décembre 2014 18:06

    Les mêmes méthodes produisent les mêmes résultats.


    L’Euro, la Livre ou le dollar, c’est du pareil au même. On donne (presque) de l’argent au financiers pour qu’ils l’injectent dans l’économie. Le problème est que l’économie réelle n’est pas compétitive par rapport aux places de marché et l’argent file dans les 98% des transactions qui ne participent pas au développement économique. Les 2% qui restent profitent à 98% de la population mais ce n’est même plus visible.
    Si nous voulons partager de la richesse, encore faut-il en créer mais la création de richesse, c’est du travail et du temps. Si nous devons attendre plusieurs années avant d’en voir les fruits et que pendant ces années, nous devons rembourser capital et intérêts, le coût financier de l’opération devient exorbitant. Ne peuvent réellement emprunter que ceux qui peuvent rembourser en un temps très court. Aujourd’hui, la milli-seconde est une unité de temps pertinente. Celui qui a de l’argent n’a pas à se préoccuper aujourd’hui de son usage.

    Si nous voulons renverser ce mouvement, il faut changer les règles de création et de destruction de la monnaie et baser l’émission monétaire sur des actifs qui ont du sens pour la population.


  • Pascal L 10 décembre 2014 10:38

    Le manque à gagner ne peut pas être au niveau indiqué par l’industrie culturelle car les porte-monnaies ne sont pas extensibles à l’infini.

    Une autre statistique montre que ceux qui piratent le plus dépensent également le plus. 
    Il faut imaginer que comme pour les logiciels libres, une bonne partie de ce qui est « téléchargé gratuitement » sert en fait à connaître ou apprécier l’œuvre. Beaucoup n’auraient de toutes façon pas acheté l’œuvre, et quelques uns l’achèteront parce qu’il l’ont appréciée.

    Le principal problème auquel fait face l’industrie culturelle, c’est la profusion de l’offre. Les chaînes de télé et de radio, parfois hyper spécialisées nous inondent de films ou de musique gratuitement. Pourquoi en acheter en plus.

    Personnellement, je m’intéresse à la musique et si j’observe mon propre comportement, j’ai arrêté d’acheter des CD depuis pas mal d’années mais je ne pirate pas non plus. J’ai accès par Internet à des radios hyper-spécialisées, Youtube est une mine d’or et de toute façon, je préfère largement les concerts qui n’enrichissent pas l’industrie culturelle. 
     L’industrie musicale doit de se rendre compte qu’en dehors du marketing et de la vente de plastique, elle n’apporte pas grand chose à la culture. L’industrie du cinéma est un peu plus utile, car le live n’est pas possible.


  • Pascal L 10 décembre 2014 00:04

    Le respect de la laïcité ne veut pas dire grand chose ou alors il faut ajouter le respect des religions.

    La jurisprudence avec la loi de 1905 a toujours été de de laisser faire quand personne n’était lésé et c’est le cas avec ces crèches.
    Par ailleurs, les crèches sont bien des objets culturels plus que cultuels qui véhiculent un ensemble de valeurs qui jusqu’à présent étaient largement répendues dans la société française, toutes religions et laïcité confondus. 

    La crispation actuelle marque une véritable évolution. Cette évolution est le fait d’une petitie minorité très ancrée à gauche qui a peut-être des problèmes avec la déroute intellectuelle et morale de la gauche mais qui se coupe encore plus de la majorité de la population. 
    L’intégrisme est un moyen de montrer qu’ils existent encore.


  • Pascal L 9 décembre 2014 22:29

    Le problème du statut des fonctionnaire est plus complexe qu’on le pense généralement.

    Dans beaucoup de pays, les hauts fonctionnaires sont nommés avec les gouvernements (USA...) où sur dossier pour une durée limitée (Suède…). Imaginons un instant les énarques obligés de défendre tous les 6 ans leur bilan pour voir renouveler leur poste avec le risque d’une obligation de quitter le service public.
    Parmi les fonctionnaires, il y en a qui créent de la richesse comme les profs qui arrivent à transmettre quelque chose à leur élèves et d’autres qui ne sont là que pour protéger leur hiérarchie ou eux-mêmes. Il y a des professions qui ne sont pas remplaçables comme les juges ou les policiers et d’autres qui font un travail qui existe également dans le privé (les informaticiens par exemple).

    La bureaucratie est sans doute l’effet le plus pervers de la production de la fonction publique et celui qui crée le plus de rancœurs dans la population. Il suffit d’aller s’inscrire à Pôle Emploi pour comprendre que la Maison des Fous d’Astérix n’est pas loin, les fonctionnaires ne sont jamais du mauvais côté du guichet. La bureaucratie n’a souvent pour objectif que la protection d’une situation, d’un groupe de personne ou d’une politique.
    Toute tentative de modifier ce fonctionnement demande des investissements colossaux, car une organisation différente ne s’improvise pas. Comme l’Etat n’a plus d’argent, aucune évolution ne peut être envisagée aujourd’hui. Pour supprimer des fonctionnaires, il faut leur trouver du travail ailleurs. Si c’est pour les mettre au chômage, le coût est sensiblement identique pour l’Etat, une réorganisation de la fonction publique ne peut se faire qu’en période de croissance.

    Il est vrai que la plupart des fonctionnaires ne sont pas responsables de la mise en place de l’économie de prédation qui prévaut aujourd’hui mais les dirigeants politiques protègent ce système. La bureaucratie est le moyen le plus efficace qu’ils ont trouvé pour que rien ne bouge et une partie des hauts fonctionnaires en sont les organisateurs. Quand on ne sait pas quoi faire, on organise comment le faire. F. Hollande et ses camarades de promo ont bien été embauché par F. Mitterrand dans ce but. Pour une grande partie de la population, le silence des fonctionnaires peut être interprété comme de la complicité même si c’est largement exagéré car les fonctionnaires sont tenus par le devoir de réserve.

    La solution passe d’abord par une réorganisation des moyens de contrôle démocratique dans ce pays (des vrais contre-pouvoirs) et des modes d’élections qui ne donnent pas le contrôle du pays aux partis politiques.


  • Pascal L 9 décembre 2014 14:00
    Comme d’habitude ce sujet passionne et électrise le débat. Je vais donc ajouter mes 5 centimes.

    La crèche peut être considérée comme un objet religieux, mais tout de même, aucun dogme n’indique qu’il faut en construire. Il s’agit plutôt d’une appropriation populaire de l’espérance de Noël.

    En général les catholiques pratiquants les mettent dans les églises, ce qui ne pose de problème à personne. La construction de crèches en dehors des églises est plutôt le fait de personnes qui fréquentent les églises une fois par an. Ils ont intégré le message de paix et les valeurs véhiculées par Noël sans forcément en faire toute une religion.
    Ces valeurs étaient également portées d’une manière édulcorée par la morale laïque, à l’époque où il y en avait encore une. Les laïcards de cette époque acceptaient le symbole dans la mesure où il était un allié objectif dans la promotion de leurs valeurs.

    En voulant supprimer les crèches aujourd’hui les intégristes laïcs se trompent de combat. Ils n’attaquent pas l’Église Catholique, mais une majorité de la population française qui reconnait encore ces valeurs. Il faudra donc s’attendre à un retour de baton.

    Le débat sur le mariage a peut-être exacerbé le débat. Il faut dire qu’un bébé entouré d’un papa et d’une maman tout à leur bonheur, ça a de quoi destabiliser pas mal de monde.
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