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Pascal L

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  • Pascal L 5 août 2014 21:48

    Mon interprétation du texte n’a rien de contemporaine. De tous temps, il a existé des personnes qui ont fait ce genre d’interprétation. J’ai déjà cité Thérèse d’Avila, mais on peut ajouter François d’Assise et beaucoup d’autres qui ne sont pas vraiment des contemporains. Je dois une bonne partie de ma conversion à Jean-Sébastien Bach dont la musique me raconte une autre histoire que la lecture littérale du texte associé.

    Le Christ lui-même disait à propos de ses paraboles qu’elles n’étaient pas accessibles à tous.
    Après, que des imbéciles aient utilisé la religion pour assurer leur pouvoir, non franchement, je ne m’en sens pas responsable mais en aucun cas je ne validerais leur action. Rien de tel que de faire réfléchir les gens avec leur tripes plutôt qu’avec leurs neurones pour leur faire avaler n’importe quoi. Cela a toujours existé et c’est encore d’une actualité brûlante.
    Il est certain que la religion a aidé les coloniaux à contrôler les territoires convoités, mais la gauche (Jules Ferry, Thiers…) s’est associé au mouvement en créant un concept de race inférieure qu’il fallait absolument « aider » !

    Aujourd’hui, le contrôle et la stabilisation du pouvoir sont réalisés par la bureaucratie et le management de l’incompétence (les deux vont de pair - le Principe de Peter n’est qu’une gentille histoire pour endormir les enfants). Les grandes idéologies ont remplacé les religions comme vecteur de pensée de l’asservissement, mais les effets n’en sont pas moins pervers.


  • Pascal L 5 août 2014 14:30

    @Jean-Pierre Castel

    Votre vision des religions monothéistes est caricaturale. Vous faites des citations retirées de leur contexte, et surtout en enlevant toute dimension spirituelle à cette lecture. Les livres dit « saints » ont tous plusieurs niveaux de lectures, mais au final présentent un Dieu qui aime toute l’humanité et qui nous propose d’en faire autant. Brûler les idoles, c’est d’abord détruire tout ce qui nous empêche d’aimer : le goût de l’argent, du pouvoir… Le combat est d’abord contre nous-même.
    La lecture du sens littéral est réservé aux intégristes qui sont très largement minoritaire même s’ils sont parfois très bruyants. C’est également la lecture de tous ceux qui ne cherchent pas à comprendre. Ce type de lecture n’est pas réservée aux livres saints, les intégristes n’ont pas le monopoles de la violence. Je vois autant de violence chez les tenants de beaucoup d’idéologies et chez quelques athées militants. Pol-Pot ou Staline n’étaient pas des tendres avec la contradiction.


  • Pascal L 5 août 2014 11:25

    «  La situation change radicalement, elle devient asymétrique, dès que le croyant considère son Dieu comme garant transcendant d’une vérité unique, comme une autorité tierce par définition indiscutable. Comme le paranoïaque, « il ne s’interroge pas, il sait »

    Tout à fait, mais cette définition est vraie pour toutes les religions, mono ou polythéistes, pour toutes les grandes idéologies et pour l’athéisme. Quand les staliniens remplissaient les goulags avec ceux qui n’avaient pas la nouvelle foi révélée, nous sommes dans cette situation. 
    Même un athée doit se poser la question sur ce qui compte réellement pour lui, jusqu’ou il est capable d’aller pour défendre ses valeurs et si cette défense est compatible avec ses valeurs.
    D’où vient la tolérance ? Est-ce une des grandes valeurs de l’athéisme ? Nous savons que les représentants des grandes religions monothéiste n’en on pas fait un grand usage dans l’histoire mais il s’agit tout de même d’un enseignement de base de Mahomet et du Christ. 
    Aujourd’hui, l’individualisme est roi entraînant un égoïsme généralisé et l’abandon de la tolérance. N’accusons pas les religions de ce phénomène. 
    La pratique des grandes religions monothéiste est en fait un recherche permanente de Dieu.Comment peut-on dire qu’il n’y a pas d’interrogation ?  D’ailleurs tous les courants spirituels arrivent à dire la même chose de Dieu, que ce soit l’Indou Gandi, le Musulman Al-Hallaj ou la Chrétienne Thérèse d’Avilla. Seuls les intégristes ne se posent pas de questions mais les intégrismes de tout poils sont des instrumentalisations des sentiments religieux. Leur foi ne correspond en aucun cas à la foi de la majorité des pratiquants.

    Vous opposez aux religions la sagesse des scientifiques. La sagesse des scientifiques est réelle pour une grande majorité, mais les intégrismes y sont malheureusement assez courants. J’ai encore en mémoire le procès en sorcellerie fait à Vincent Courtillot où les arguments scientifiques n’avaient pas de place. Tous les comportements intégristes sont dangereux pour la société, ne confondons pas les religions, quelles quelles soient avec leur dérives intégristes minoritaires.


  • Pascal L 4 août 2014 23:52

    Tout à fait d’accord pour séparer la monnaie de stock de la monnaie de flux. Il viendrait pas à l’idée d’un électricien de mélanger les Volts et les Ampères. Il serait d’ailleurs bien incapable de construire la moindre régulation avec une seule unité de mesure. Je qualifierais plutôt la monnaie de stock de monnaie de potentiel car si elle n’est pas la richesse, elle permet d’en créer.

    Pouvoir mesurer la richesse est le meilleurs moyen d’en créer. Dans la confusion actuelle, nous ne savons pas si la monnaie est utilisée pour faire de la création de richesse ou faire de la prédation de richesses existantes. Or les mécanismes de création monétaires basé sur les prêts rend le coût de la création exorbitant relativement au coût de la prédation. Il devient nécessaire de disposer de capitaux permanents ou quasi-permanents pour la création et uniquement pour la création. On peut changer les règles de l’Euro ou introduire de nouvelles monnaies en concurrence de l’Euro avec des intentions économiques différentes et complémentaires. Les Suisses vivent bien depuis 80 ans avec le Franc WIR en complément du Franc Suisse (10% du PIB suisse et 70000 entreprises qui utilisent le Franc WIR).

    Le Bitcoin est un peu à l’image du dollar. Il ne vaut que par la confiance des utilisateurs. Ils n’y a de contreparties ni d’un côté ni de l’autre et l’anonymat est aussi bien préservé pour le Bitcoin que pour le billet vert qui reste encore la première monnaie du trafic de drogue. Reste tout de même que le dollar a une banque centrale qui tente d’éviter les fluctuations et le Bitcoin n’en a pas. De toutes les monnaies virtuelles (il y en a plus de 400), le Bitcoin me semble la plus intelligente, car toute son émission est faite uniquement pour financer la puissance de calcul nécessaire au suivi des transactions. Pour l’utilisateur, le Bitcoin est gratuit alors que les banques nous font payer le coût du suivi.

    La monnaie qui nous sortirait de la crise n’est pas le Bitcoin, mais reste à créer. Il faut une création monétaire permanente émise en échange du capital des projets d’investissement ou des prêts à taux 0 pour les créateurs. Cela implique un organisme de contrôle et de régulation qui vérifie le bon usage de la monnaie. On peut imaginer une monnaie fondante (une sorte de taux d’intérêts négatif) pour faire financer le système par ceux qui n’ont pas dettes et limiter l’inflation.


  • Pascal L 4 août 2014 23:17

    Nous sommes tous responsables. 

    Une guerre c’est le résultat d’un enchaînement de petites décisions qui chacune prise isolément semble logique, mais dont la somme est la guerre. Si nous acceptons une seule de ces décisions, parfois par lâcheté, parfois par égoïsme, notre responsabilité est engagée.
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