@JPCiron Il me semble que vous n’avez pas lu sérieusement la Bible, ou avec une autre intention que celle de défendre une croyance, un point de vue établie préalablement. Bien sûr que la Bible reprend des mythes qui lui sont antérieurs, mais ces mythes étaient connus des Hébreux et font un excellent support au récit théologique. Examinez attentivement ce qui est dit de Dieu et vous verrez que cela ne ressemble pas aux récits antérieurs. Les référence historiques de l’Ancien Testament ne nous servent à rien pour connaître Dieu. Ignorez-les et nous savons que beaucoup sont des mythes. Lisez « La Bible dévoilée » d’Israël Finkelstein et Neil-Asher Silberman. Le récit historique de l’Ancien Testament en prend un coup, mais cela n’interfère en rien avec ce que nous savons de Dieu. Par contre, dans le Nouveau Testament, les historiens confirment la totalité des références historiques. Jésus est apparu dans un contexte bien défini. Après, que vous ne croyez pas à son enseignement, c’est votre problème, mais vous ne pouvez plus contester l’authenticité des Evangiles. Jésus ne demande qu’à vous rencontrer et attend que vous soyez prêt à l’entendre. Tentez l’expérience et vous saurez !
@JPCiron Une bonne partie des textes de la Bible peut être basée sur des personnages réels, bien que l’historicité de ceux-ci n’est pas établie. La séparation entre le mythe et le réel n’est pas facile à établir. La Bible est un ensemble de livres qui nous parle de Dieu et seule ce qui nous parle de Dieu a été inspirée par lui. Je peux l’affirmer parce que j’ai moi-même rencontré Dieu et je me base sur ces rencontres pour valider le témoignage des auteurs de la Bible. Ce que Dieu nous dit n’est pas toujours immédiatement perceptible et nous ne pouvons l’exprimer qu’avec nos mots et notre culture. Néanmoins, en tenant compte du fait que ces textes ont été inspiré à l’âge du bronze tardif et mis par écrit plus tard, je retrouve le Dieu que j’ai rencontré dans ces textes. L’interprétation est différente parce que nous avons accumulé une énorme quantité de connaissances depuis. Il ne faut jamais interpréter la Bible au sens littéral au risque de se retrouver projeté à l’âge du bronze tardif et c’était déjà compris il y a 2000 ans... Interpréter la Bible au sens littéral signifie une bonne imprégnation idéologique, que ce soit pour l’approuver ou le refuser.
@Clément Tout à fait. Il faut comprendre que c’est Dieu qui vient à nous (pour ceux qui lui demandent) et pas nous qui nous élevons au niveau de Dieu et cela nous épargne le péché d’orgueil. Le judaïsme et le christianisme sont les seules religions où Dieu s’abaisse à notre niveau. Partout ailleurs, les religions promettent à tous (dans le bouddhisme) ou à quelques-uns (les califes dans l’islam) de nous élever au niveau de Dieu.
Ah oui, Le livre de Job et celui de Jonas ne se réfèrent pas à des personnages réels. Il s’agit de romans destinés à notre éducation religieuse. Des traités de théologie en quelque sorte, mis sous une forme facile à lire. Toute lecture au premier degré n’a aucun sens.
Il ne faut pas comprendre la Bible comme un document statique, mais comme la vision que pouvaient avoir les Hébreux sur Dieu, vision qui s’affine à chaque rencontre. Oui, le Dieu d’Abraham ne ressemble pas à celui de Jésus, mais cela est dû à l’évolution de notre pensée. On est passé d’un hénothéisme à un monothéisme, d’un Dieu de justice à un Dieu Amour mais Dieu n’a pas changé.
Aujourd’hui, nous avons la possibilité de rencontrer physiquement Jésus et l’enseignement qu’il nous donne par l’Esprit-Saint éclaire notre lecture de la Bible. Nous n’avons pas de mal à reconnaître le Dieu Amour que nous connaissons aujourd’hui dans les livres les plus anciens de la Bible, mais il faut arriver à situer le texte dans son contexte de l’âge du bronze tardif. En particulier, il est important de comprendre que Dieu n’a jamais inspiré ce qui concerne l’homme lui-même : les événements historiques ou les connaissances scientifiques qui restent celles de cette époque. Dieu n’a pas besoin de nous dire qui est l’homme en dehors de sa relation à Dieu. Ces histoires et les mythes ne sont que des supports à la théologie.
Aujourd’hui encore, qui connaît complètement Dieu ? Ce que nous pouvons dire est limité par ce qu’il nous enseigne directement et par nos connaissances scientifiques mais nous n’avons pas besoin d’en savoir plus. Dieu ne se prouve pas et ce simple fait permet de conserver votre liberté de croire. Peut-on imaginer un Dieu Amour qui vous oblige à croire en lui ? Ce ne serait plus de l’Amour. Mais si vous voulez savoir, il vous instruira directement. Comment ? Je ne peut dire, car c’est lui qui choisi la méthode la plus à même de vous toucher personnellement au cœur.
Tout ce que je sais, c’est qu’il n’utilise pas de mots. Comme pour les prophètes de l’Ancien Testament, il inscrit ce qu’il a à vous dire au fond de votre cœur, comme si vous l’aviez toujours su. Si vous voulez témoigner, il vous faut utiliser vos mots et votre culture. C’est toujours par le cœur que Dieu vient à notre rencontre. Ainsi, il est accessible à des personnes qui n’ont pas été doté d’intelligence. J’ai connu des personnes handicapées incapables de communiquer avec nous, mais qui avaient une profonde intuition sur Dieu parce qu’ils étaient sensible à l’amour.
@Mélusine ou la Robe de Saphir. Il n’y a pas que les catholiques. Ce livre a également été exclu de la Bible Hébraïque ou des Bibles protestantes. Il n’y a que l’Eglise Orthodoxe Ethiopienne qui inclus ce livre dans son canon. Si nous regardons de plus près, nous pouvons voir un texte dont la relation avec Henoch est totalement inexistante. On ne prête qu’aux riches. Par ailleurs, sa composition a été variable dans le temps, ce qui est bien plus la marque d’une secte hérétique. Enfin, pour pouvoir être reconnu, il faut que ce texte n’introduise pas d’incohérences avec des textes mieux attestés. Toute incohérence est le signe d’une erreur ou d’un mensonge.