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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 13:03

    @ debase et Cambronne

    Merci pour ce coup de main. Effectivement, il faut encore travailler et renverser la vapeur. C’est bien quand les adversaires en font trop en se croyant plus malins que les autres, ils finissent toujours par se planter.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 12:23

    @ space_cowboy

    Ravi de votre commentaire. Comme vous le voyez, l’ensemble de mes textes repose sur une forme manifeste de sérénité que des importuns de service s’évertuent toujours d’entamer. Je n’ai aucune passion ni aucune vocation à me montrer agressif. Mais comme le dit Marsu, je suis un « réactif » un peu vif. Le propre d’une réaction étant d’être le corrolaire d’un geste qui ne m’appartient pas.

    Mon propos n’est pas d’affirmer « qu’une lecture objective de l’histoire » ne serait pas « importante pour construire l’avenir ». Je pense que la plupart des articles que j’ai publiés sur Agora démontrent le contraire.

    Je suis amoureux de l’histoire. Mais quand une société se trouve devant un écueil, que faut-il faire ? Continuer à taper dedans, ou bien le contourner. Ma suggestion (ce n’était qu’une suggestion, pas une injonction, encore moins une menace) à « oublier Alger » est adressée à ceux qui croient avoir tout appris de l’histoire parce qu’ils sont allés passer une heure et demie dans une salle obscure, pour voir une brochette de stars estamillés « beurs » triturer l’histoire suivant ses seuls intérêts (même s’ils sont légitimes).

    L’histoire de l’Algérie est toujours aussi brûlante pour nous, pour les Algériens, pour les harkis, pour les pieds-noirs, pour les émigrés de la première génération, pour ceux de la deuxième, et à présent pour ceux de la troisième.

    Les « vérités toujours bonnes à dire même si elle sont douloureuses. » A condition qu’elles ne soient pas toujours manipulées dans une seule direction. La vérité est toujours complexe, et ramificatrice. Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire d’un bout du Sahara, j’ai réalisé que je tirais un fil qui m’a amené à passer une bonne partie de ma vie dans des bibliothèques où je n’avais jamais mis le pied. Tout le monde n’a pas à faire la même démarche bien sur, mais l’histoire se doit d’être respectée dans sa globalité. Or l’histoire aujourd’hui c’est de l’actualité et c’est totalement antinomique.

    Alors que fait-on ? On laisse les saltimbanques faire le boulot ?... Dimanche dernier, au cours d’un repas qui m’a fait rencontrer quelques jeunes, on m’a fait une réflexion qui ne laisse pas de me perturber : on parlait du spectacle des comiques qui passent en boucle à la télé, chacun s’accrochant au sien comme s’il faisait partie d’une secte, (il semble que ce soit le sujet de conversation primordial aujourd’hui). Au cours de la conversation, quelqu’un a dit que Bigard était le plus fort car il avait appris grace à lui des tas de choses qu’on ne lui avait jamais enseignées. Et comme exemple il a cité l’Homo Sapiens dont il n’avait jamais entendu parler avant le spectacle de Bigard. Consternant...

    Bien à vous. soyez assuré que l’agressivité n’est pas pour moi un psychotrope, mais juste une réaction quand je me vois condamné pour des pensées qui ne me concernent pas.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 11:52

    Salut Marsu

    Bien sûr le titre de mon article fait référence à l’excellent bouquin d’Edmonde Charles-Roux, femme de Gaston Deferre et fille d’un historien spécialiste de la colonisation qui a publié en 1932, dans la « Revue Historique », un article intitulé « France et Afrique du Nord avant 1930 » qu’on devrait distribuer gratuitement dans les écoles.

    Je me demande quand même de plus en plus en plus s’il est naturel que la rédaction laisse pourrir systématiquement tous les fils qui parlent du Maghreb ou de tout ce qui touche de près ou de loin à l’islam. Tout le monde a le droit d’exprimer une opnion, mais nous ne sommes plus là devant l’exposé d’opinions, mais dans une entreprise d’obstruction qui n’est pratiquée que par un groupe d’individus peu nombreux et parfaitement identifiables.

    Bien à toi. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 10:48

    @ José W

    Vous pensez sérieusement que les propos du « spécialiste en sciences islamistes » sont des propos qui ne reflètent qu’une « liberté de croyance et de pensée ? »... Il y a franchement de quoi être étonné...

    « Traiter quelqu’un de con est moins injurieux que de le traiter de terroriste ». Mais faites-nous donc un palmares des mots injurieux. Pourquoi pas une Star Ac, où vous jugeriez les apprentis à l’insulte religieuse ou idéologique... On saurait ceux qui on le droit de revenir en semaine prochaine.

    Mr Redeker a-t-il écrit : « il faut les liquider tous ces terroristes ou adorateurs de terroristes ». Non car il serait passible de la loi et le Figaro n’aurait jamais couru un tel risque. Pourquoi manipuler les texte d’autrui comme vous le faites ? Est-ce une valeur morale recommandable ?

    Vous parlez « l’idéologie régnant en Israël ou aux Etats-Unis dans notre pays, du style »Oeil pour oeil, dent pour dent« , mais nous ferons tout pour nous opposer à cette maniuplation grossière. » Lisez donc ou relisez le Coran (sourate II notamment), cette idéologie "oeil pour oeil dent pour dent y est reprise intégralement avec quelques raffinements supplémentaires...

    Vous dites : « A chacun ses croyances, la mienne et celles de beaucoup de nos concitoyens ne mange pas de ce pain-là. » Nous en prenons bonne note et on ne peut que vous en féliciter. Mais est-ce la norme universelle que vous tentez de nous imposer là ?

    Marx aurait-il eu le droit d’écrire : « l’islam est l’opium des peuples arabes ? » et Rimbaud parler de « la sagesse bâtarde du Coran ». A vous lire on peut en douter.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 10:35

    @ ceux qui se réfèrent chaque matin à la sourate II du Coran

    Donnée à la Mecque, la sourate II, dite « La génisse » parce qu’elle fait référence à la bête que Moïse aurait sacrifiée, est une des plus importante du Coran. Elle vient après la profession de foi que doit prononcer tout musulman qui ne compte que 7 versets et c’est la plus longue (286 versets). La première partie traite essentiellement de la révélation telle qu’elle a été « donnée » aux Juifs ou aux chrétiens, et de la valeur de la nouvelle révélation dont Mahomet est porteur.

    Puis, à partir du verset 172, elle règle nombre de règles qui doivent régir le comportement d’un bon croyant :

    Pratique du ramadan (verset 179 et suivants)

    Pratique du pélerinage à La Mecque (verset 192 et suivants)

    Attitude à avoir par rapport au vin et au jeu (verset 216)

    « Pratique » des femmes - rapports sexuels et unions (verset 222 et suivants)

    Pratique de la prière (verset 239 et suivants)

    Rappel de la place des prophètes (verset 254 et suivants)

    Point de vue sur la richesse et pratique de l’aumône (verset 263 et suivants)

    Point de vue sur l’usure (verset 276 et suivants)

    Règlement des dettes contractées entre croyants (verset 282 et suivants)

    La sourate II contient le verset suivant : « Point de violence en matière de religion. La Vérité se distingue assez de l’erreur. Celui qui ne croira pas au Thagout [idôles] et croira en Dieu, aura saisi une anse solide à l’abri de toute brisure. Dieu entend et voit tout. »

    Ce verset est le 257ème de la sourate II. Il s’inserre dans un ensemble de recommandations concernant les pratiques et rituels que le croyant doit observer.

    Le « point de violence » traduit aussi souvent par « point de contrainte » en matière de religion, s’applique donc à une discipline intérieure, une pratique par rapport à soi-même et il ne sert pas à désigner la règle de conduite que le croyant devrait avoir envers les Juifs, les chrétiens ou les idolâtres comme on aimerait bien nous le faire croire.

    D’autant qu’à l’intérieur de cette même sourate, le verset 187 est des plus explicites : « Tuez-les partout où vous les trouverez, et chassez-les d’où ils vous auront chassés. La tentation à l’idolatie est pire que le carnage à la guerre. Ne leur livrez point de combat auprès de l’oratoire sacré, à moins qu’il ne vous y attaquent.S’ils le font tuez-les. Telle est la récompense des infidèles ».

    Patrick Adam

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