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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 2 octobre 2007 08:05

    Je crains qu’il ne faille pas espérer mieux qu’une langue de type « english broken » que j’ai appelé, avec des guillemets, anglais « international ». Je le dis pour les partisans de l’espéranto, je ne crois pas un seul instant que si cette langue venait à se développer, tout le monde parlerait le même espéranto pour la simple raison qu’elle manque des références culturelles précises (on parlait le latin de Cicéron, le grec de Démosthène, etc) et qu’une influence syntaxique de leur langue maternelle serait inévitable pour les utilisateurs d’espéranto. Concernant l’espéranto, je vous livre un commentaire paru sur mon blog à la suite de l’article publié sur AV : Le cinéma : un espéranto triomphant http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27956 « Pour moi cette langue est apparue non pas pour des fins scientifiques, »faciliter l’échange de savoir...« , elle est le fruit d’une doctrine et non pas d’un besoin [...]La doctrine dont je parle dans mes propos c’est la religion, en effet l’inventeur de cette langue ainsi que sa fille étaient adeptes de la foi »bahai", qui apparût en Perse vers la moitié du XIX eme siècle,religion qui fût assez vite diffusée en occident comme en orient, bref cette même religion aspire à une langue commune universelle. Donc voila l’éspéranto est essentiellement le fruit d’un idéal « en l’occurence religieux », il est à souligner que les 2 millions de personnes pratiquant cette langue sont en majorité« bahais »." Voilà, j’aimerais beaucoup savoir ce que vous en pensez.



  • Philippakos Philippakos 1er octobre 2007 19:05

    Je persiste à dire qu’il n’y a pas de publicité possible « contre » une maladie mais contre sa cause (le tabac pour le cancer du poumon). Maintenant pour notre cas, les causes de l’anorexie ne sont pas seulement le désir de maigrir et je crois que, de toute façon, cette publicité a été faite pour choquer le spectateur, pas pour venir en aide aux malades atteints par la maladie. Toscani est coutumier du fait...



  • Philippakos Philippakos 1er octobre 2007 18:55

    Toutes les langues n’ont pas la même rigidité, ou la même souplesse si l’on veut rester positif. Le grec (moderne) est un bel exemple de souplesse où des néologismes se créent chaque jour, où la place des mots n’est pas fixe (nom, adjectif) où la notion de faute est beaucoup plus floue... Je reconnais que ce n’est pas un exemple très représentatif (15 millions de locuteurs seulement). Quant aux efforts pour maintenir le français comme langue internationale, j’ai parlé du Ministère de la Culture, pas de l’Education. Il suffit de voir le développement des Alliances françaises dans le monde, des refus français de se plier à l’anglais comme langue commune pour mesurer la pression qui existe au niveau officiel pour conserver, tant bien que mal, le français comme langue dominante (festival de la francophonie, etc...). Pour le Ministère de l’Education, force est de constater que l’expression, en langue française par des Français, est en recul très net (je ne parle pas de l’orthographe seulement), tous les professeurs d’Université en font les frais chaque jour et, de ce point de vue, la mission de l’éducation concernant le français est un échec évident pour tout le monde. On parle aujourd’hui d’un niveau à l’Université inférieur à celui du Certificat d’Etudes il y a cinquante ans. Cette chute de niveau est compensée par une augmentation d’autres matières comme ... les langues vivantes.



  • Philippakos Philippakos 1er octobre 2007 18:30

    Oui, d’accord dans les grandes lignes, sauf que l’anglais a développé une version qu’on appellera « internationale » dans laquelle je ne dirai pas que « tous les écarts sont permis pourvu qu’on reste compréhensible », mais presque. Et c’est incontestablement une force. Quand aux accents en français (réponse à un autre commentaire), ils restent une source de ségrégation. Preuve en est : rares sont les acteurs, les présentateurs (sauf Fr3), les hommes politiques qui parlent avec un fort accent régional. Exeption faite toutefois d’un certain « accent du midi » vu comme un particularisme sympathique qui apporte « le soleil qui nous manque » ou autre lieu commun similaire...



  • Philippakos Philippakos 1er octobre 2007 12:09

    Article fort intéressant qui remet certains choses en place en prenant du recul avec toutefois, à mon sens, un parti pris anti anglais trop affirmé. A la lecture des commentaires décernant les bons et les mauvais points (les Français sont nuls en langues étrangères, les Suédois sont bons, etc, etc) il semble que l’on oublie une donnée fondamentale : de quelle langue part-on et à quelle langue arrive-t-on ? En clair, il est plus facile pour un Français de parler italien que pour un japonais, pour un Flamand de parler Anglais (ou Allemand) que pour un Russe, etc, etc. Pareil pour les sons. Il se trouve que certains sons qui existent en Français sont imprononçables pour certaines cultures qui ne les possèdent pas... et inversement pour les Français qui ont bien du mal à prononcer certains mots (d’anglais, mais aussi de beaucoup d’autres langues). L’anglais possède pourtant un avantage énorme sur beaucoup de langues à l’écrit : le côté direct avec des petits mots (in, out, on, off, etc) qui, en quelques lettres, en disent autant qu’un long discours en français. Il n’y a qu’à lire les modes d’emploi en différentes langues pour constater que l’anglais est toujours le plus court et souvent le plus précis, deux qualités fondamentales à une époque de manque de temps. Il est vrai que l’anglais, assez facile à l’écrit pour un européen de culture latine ou saxonne, devient difficile à l’oral, surtout dans le sens compréhension. Mais d’accord aussi pour constater que c’est souvent la langue du dominant qui s’impose, indépendamment de sa compléxité. Sur le bilinguisme ou plurilinguisme des enfants, il est vrai qu’un enfant intégre tout ce qu’il veut mais tout en l’oubliant aussi facilement. Une éponge certes, mais qui ne retient pas l’eau très longtemps. Un enfant bilingue à 4 ans qui reste ensuite quinze ans sans pratiquer ne conserve absolument rien de son bilinguisme d’enfant, pas même les sons. Savoir que le bilinguisme, que je pense malgré tout très formateur car il apprend à changer de système de langue, est un petit « moins » dans les deux langues. Les (vrais) bilingues mélangent parfois les expressions en traduisant, à l’oral, une expression qui n’a pas une valeur équivalente dans l’autre langue. Ex : (faire un bain, prendre au téléphone, pour un gréco français). Pour finir ne pas pleurer éternellement sur la disparition du français sur le plan international. A un niveau élevé et à quelques rares exceptions, le français n’est pas utilisable sans faute. Ce phénomène est certainement lié à la rigidité de la langue. Essayez d’expliquer à un étranger la place de l’adjectif : ne pas dire « au carnaval il avait des verts cheveux » (mais des cheveux verts) alors qu’on peut dire « il avait de longs cheveux ». Les cultures éloignées comprennent très difficilement l’emploi de certains temps, les français aussi dans leur propre langue (on trouve souvent : après que + subj.qui tend à devenir règle, bien qu’illogique). La liste serait bien longue et je ne parle pas de l’orthographe qui nage dans une joyeuse fantaisie (un chariot, une charrue) en rappelant que Proust écrit « nénufar » qui devient, on ne sait pour quelle raison puisque le mot est arabe et non grec, « nénuphar » au XXème siècle, sans parler des redoublements de consonnes aléatoires et irrationnels. De plus, une faute en français est synonyme d’infériorité, marqueur de classe sociale, puisqu’on juge souvent les gens à leur niveau d’orthographe. C’est tous ces éléments réunis qui ont rendu le français difficilement utilisable sur le plan international. Et pourtant ce ne sont pas les efforts des Ministères de la Culture successifs qui ont fait défaut durant les cinquante dernières années. Pour reprendre le constat de l’auteur : l’anglais est une langue difficile (sûrement mais pour qui ?)... que dire alors du français ?

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