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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 13 septembre 2007 13:48

    Il n’y a pas que les Guignols, hélas... Tous les journaux s’y mettent aussi, même ceux qui, comme Marianne, prétendaient tenir un discours différent tombent dans la même ritournelle. C’est un cercle infernal, il n’y a qu’à constater sur AV combien de commentaires recueillent les articles sur Sarko pour réaliser que le président est un sujet porteur, mais à force de « porter » sur le même sujet on finit par s’épuiser et devenir un simple canaliseur de haine qui n’a plus rien d’autre à dire que l’expression d’un mécontentement... et donc par tourner à vide. A trop vouloir caresser le spectateur (lecteur) dans le sens du poil on risque de ne plus être crédible, ni même intéressant, en s’enlisant vers un curieux nivellement.



  • Philippakos Philippakos 9 septembre 2007 11:19

    Les reality show sont peut-etre finalement la réponse à l’excès de virtuel qui, s’il est des plus spectaculaires, perd en crédit vérité. On pense que, au moins avec la télé-realité on est dans le vécu. Pareil pour les journaux people avec les histoires de princesses. Le public, peut-être lassé des contes de fées, se retranche derrière de vraies princesses dont la photo apporte la preuve de l’existence. On n’imagine pas un journal people sans photo.



  • Philippakos Philippakos 7 septembre 2007 18:57

    L’abus, dans le cas des reality, vient de ce qu’on veut nous faire croire à des événements fortuits alors que tout a déjà été défini à l’avance pour aller dans le sens de ce qu’on veut prouver. Rien de spontané, pas de surprise, juste une confirmation.



  • Philippakos Philippakos 7 septembre 2007 18:54

    Oui, il faut se demander pourquoi le public regarde, mais c’est le même problème que les journaux à scandales (qui font tout de même les plus grosses ventes aujourd’hui). J’ai essayé de creuser la question (pour les journaux au moins), je vais m’y atteler pour les reality shows mais je pense qu’il y a des rapports entre les deux.



  • Philippakos Philippakos 3 septembre 2007 14:50

    Article qui m’a beaucoup intéressé mais sur lequel je ferai toutefois une remarque. N’est-il pas difficile de séparer information et culture ? Vous dites en résumant : en se désinformant on se cultive davantage. Deux exemples :« inondation au Bangledesh ». C’est un événement qui n’a aucune conséquence sur nous et sur notre vie (à moins de vivre dans ces régions, vous aviez compris). Pour nous, l’événement n’existe que parce qu’il fait le titre du journal. Encore faut-il alors savoir où se situe le Bangladesh (on le montre sur une carte, le plus souvent), que c’est un pays récent, résultat de la sission du Pakistan, etc..., c’est de la culture, difficile à séparer de l’information en elle-même. Deuxième exemple : « Lao Ping (je viens de l’inventer) expose à Pékin ». Sans l’information, il n’y a aucune chance que l’on puisse savoir qu’il existe en Chine un peintre nommé Lao Ping, qu’il expose et donc sans l’information aucune chance de voir ses toiles. La culture rejoint ici l’information. Où la dérive se situe est de savoir pourquoi avoir choisi Lao Ping plutôt que l’un des 10 000 (chiffre cité au hasard) autres peintres chinois ? Parce qu’il est connu en Chine et peut-être en dehors et que son succès est, en grande partie, lié au fait qu’on en ait parlé dans les média, justement. Le serpent se mord la queue(on en parle parce qu’il est connu et il est connu parce qu’on en parle). Et là se situe la formidable puissance médiatique à laquelle nul ne peut échapper : le fait que l’événement (qui peut être culturel) ne doive son existance qu’au simple fait d’être diffusé... tout simplement parce qu’on ne peut pas parcourir seul le monde comme un satellite et intégrer tout ce qui s’y passe. Oui, le monde est peut-être petit, mais trop grand pour qu’un individu puisse l’appréhender dans sa réalité, sans avoir recours à des intermédiaires et donc au filtre des média. D’autre part, la culture c’est la connaissance commune. Vous pouvez parler de Lao Ping à des connaissances qui auront, eux aussi, vu ses toiles. Vous donnerez votre avis, vous échangerez des commentaires. Lao Ping entrera dans « la culture » liée à l’information de cette exposition de Pékin. On ne peut pas voir les 15000 films qui sortent dans le monde chaque année... se trouvant ainsi forcé d’opérer une sélection. Sur quels critères ? En recueillant l’avis des autres, des critiques, en s’intéressant aux films dont on parle dans les milieux où on évolue, bref en s’informant. Impossible aujourd’hui de juger de culturel sans que ce jugement soit biaisé par l’information qui s’y rapporte.

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