Hé hé ! Pas de malaise, tous les
mauvais goûts sont dans la nature. Et c’est tant mieux.
En fait, faut régler le rhéostat
quand on écoute les vieux trucs, c’est pas la même grille
d’évaluation.
Même "Amis, A quoi sert d’aimer, S’il faut le
dire, Le répéter, S’il faut l’écrire ?" du père Manset ça
peut craindre un peu aujourd’hui.
Moi la dernière à qui j’ai dit
’je t’aime’ m’a répondu "t’es con ou quoi, bon j’ai encore
oublié ma pilule t’as ce qu’il faut ?". Question de génération.
Faut dire qu’on était pas du tout de la même. Mais le plus dur,
c’est qu’elle buvait du Pepsi avec mon omelette aux truffes ! Ça
pouvait pas durer...
Bon alors on peut même plus partir en
week-end tranquille maintenant ...
J’ai dû me creuser la tête pour les
voix d’hommes. Ouais, je suis plus porté sur les femmes... enfin je
me comprends. Chez les petits nouveaux il y a quand même pas mal
d’insupportables. A part ceux que vous évoquez, J.Doré parfois s’en
sort pas mal avec des morceaux qui s’éloignent un peu de la variété
basique https://youtu.be/I38ea3GoHXQ.
Ah ! si, il y a aussi Biolay avec son
fameux opus d’il y a quelques années https://youtu.be/xtmVTfGJUzA
ça c’était bien.
Et chez les vieux faut pas oublier
Reggiani https://youtu.be/KlDvAHcHu_w un interprète qui tenait
bien la route. Et Nougaro aussi que ressuscita son tonitruant Nougayork
https://youtu.be/N5CtcD7mycg
(Là c’est du mastoc, c’est pas du Ronsard !).
Sinon, rien à redire à votre
sélection, je rajoute juste https://youtu.be/rYdk70VSfv8 qui en son
temps m’avait presque donné envie de passer au nord de la ligne
Bordeaux-Lyon...
Je découvre (la honte quand même !) et au fur et à
mesure que j’écoute ses morceaux les plus anciens et les plus
récents je trouve qu’il a fait un sacré travail sur sa voix qui
s’améliore énormément. Beaucoup plus de personnalité, beaucoup
plus d’impact. Bon boulot !
Et son côté cinéphile saute aux yeux
notamment dans ce vieux clip (8 ans !) avec toutes ses références
bien lisibles : https://youtu.be/NEYQJEU2CvM
Et pour en revenir à ’Laurel Canyon’,
les tout premiers accords m’avaient immédiatement fait penser à
l’univers de David Lynch, et comme Google Earth est mon ami, j’ai pu
voir que Laurel Canyon Blvd et Mulholland Drive se croisent, ce qui
confirme l’impact des lieux sur le jus de cerveau des artistes...et
des pas artistes du tout comme moi aussi.
Au bout du compte on pourrait se
demander d’où nous vient cette aspiration à ’la lumière’.
Une erreur de fabrication ? Un caprice
des Dieux ? (mais non, pas le fromage !)
A l’époque des équipées sauvages en
103, j’ai un pote qui s’escrimait à fumer en roulant (ce qui est
vraiment débile, ça bouffe une cigarette tous les 250m), et pas que
du tabac. Il a rencontré la lumière sous forme d’un 38 tonnes
auquel il avait bêtement refusé la priorité... mais qui l’a prise
quand même. La musique du hasard, la force de la nécessité...
Mais je dois avouer que, toujours,
certaines lumières, certains soirs au détour du Sancy font
sérieusement s’agiter mes neurones. C’est mon "et pourtant elle
tourne" à moi.