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pigripi

pigripi

Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 3 juin 2010 12:28

    @Cosmic dancer

    Merci pour votre hommage rendu aux femmes les plus courageuses et intelligentes, généreuses, sincères et authentiques qui tentent de lutter contre le fanatisme ambiant en apportant des éclairages sortis des prêts à penser qui semble faire le bonheur de la plupart des messieurs en ligne.
    On comprend qu’ils soient jaloux de notre créativité smiley)))))
    Et comme ils sont secs comme des harengs saur, il ne savent répondre que par l’insulte et les poncifs misogynes les plus ringards.

    Bon, yen a quand même, fort peu, mais yen a qui échappent à la règle, des héros en quelque sorte. je ne les cite pas pour ne pas faire de jaloux mais nous les reconnaissons et ils se reconnaitront.

    Je reconnais avoir un petit faible pour l’humour du capitaine Haddock, ça détend l’atmosphère.



  • pigripi pigripi 3 juin 2010 12:17

    Je n’y étais pas. Vous non plus. Il n’y avait pas de journalistes professionnels connus dans l’expédition. Pour l’instant, les seuls témoignages directs émanent de militants pro palestiniens, anti sionistes et anti israéliens qui expriment clairement leurs convictions  dans quelques interviews, encore sous le coup de l’émotion.

    La responsabilité des organisateurs de Free Gaza est immense car ils ont en tout connaissance de cause envoyé quelques centaines de personnes au casse pipe en bravant ouvertement ceux qu’ils qualifient de nazisionistes, des israéliens cruels et criminels à leurs yeux.

    Rendons à César ce qui lui appartient.

    Article refusé ar Gagavox

     

    VOIR EN LIGNE :
    Texte
    http://www.freegaza.ps/files/news_images/intro/(0)2DBF70EB6.jpg

     Voyons ce que nous raconte Free Gaza sur ses projets humanitaires en parcourant son site officiel.
     http://www.freegaza.org/fr , l’entité explique sa mission

    Nous voulons brisé le siège de Gaza. Nous voulons réveiller la conscience internationale sur la fermeture de la Bande de Gaza qui est devenue comme une prison. Nous voulons pousser la communauté internationale à revoir sa politique de sanctions et à mettre fin à son soutient à la continuelle occupation israélienne. Nous voulons soutenir le droit de la Palestine à accueillir les internationaux comme visiteurs, observateurs humanitaires, travailleurs humanitaires, journalistes ou autres.

    Nous n’avons pas demandé et ne demanderons pas la permission d’Israël. Notre intention est de vaincre ce siège brutal en utilisant la résistance civile et l’action directe non-violente et d’établir une ligne maritime permanente entre Chypre et la Bande de Gaza.

     

    Il est fort vraisemblable que la majorité des passagers de la flottille Free Gaza ait eu des intentions strictement humanitaires et soient sincères mais elles avaient adhéré à un projet qui disait clairement qu’on ne demanderait pas la permission d’Israël et que son intention était de vaincre ce siège qu’elle qualifiait elle-même de brutal.

    C’est donc en toute connaissance de cause que ces personnes bravaient un blocus brutal.

    Elles ne s’attendaient pas à être reçues avec des colliers de fleurs, elles savaient qu’elles se mettaient en danger vital face à l’ennemi israélien qu’elles disent sans pitié et qu’elles risquaient de perdre leur précieuse cargaison humanitaire au mépris des généreux donateurs puisque des chargements humanitaires traversent régulièrement la frontière pour approvisionner Gaza. Cette cargaison, c’était sans doute un bonus au détriment des donateurs.

    Il est clair que Free Gaza risquait gros dans une entreprise destinée avant tout à provoquer Israël et ses alliés. 

    Free Gaza s’est comportée à l’image des gamins qui volent des voitures, sont poursuivis pas la police, finissent dans un fossé victime de leur propre connerie mais son considérés comme martyrs par leurs copains qui accusent alors la police de crime-qui-ne-restera-pas-impuni et leur érigent des stèles de martyrs comme à Vitry sur Seine. 

    On ne peut pas dans un même temps qualifier les israéliens de nazis, les provoquer ouvertement en affirmant qu’on ne leur demandera pas la permission de rentrer dans les eaux territoriales et ensuite ameuter l’opinion internationale parce qu’on a reçu des coups prévisibles. C’est pourtant ce qu’a fait Free Gaza et tous ceux qui la soutiennent. Les leaders de l’organisation ont en connaissance de cause entrainé dans leur aventure des personnes sincères et généreuses qui pensaient faire du bien aux gazaouis, tout comme les militants de l’arche de Zoé qui pensaient sincèrement sauver de pauvres petits enfants africains.

    Malheureusement, dans toutes les organisations humanitaires, il y a du sentiment mais surtout de la politique et de la manipulation à des fins très éloignées des bons sentiments des bénévoles. 

    Maintenant, Free gaza ne parle plus sur son site que de la liberté de naviguer dans les eaux internationales, soutenue en cela par les gouvernements du monde entier. Et, en effet, il semble que ce soit la seule erreur des Israéliens. Pourquoi n’ont-ils pas attendu que la flottille soit entrée dans leurs eaux territoriales pour arraisonner les bateaux ? Bizarre. Comme ils sont loin d’être idiots la question est de savoir s’ils ont agit délibérément en connaissant les risques, si leurs boussoles se sont emballées, s’ils sont suicidaires ou s’ils avaient des raisons stratégiques qui nous échappent mais que, je l’espère, nous connaitrons bientôt. 

    Il faut avoir le courage de rendre à César ce qui lui appartient et, en l’occurrence de renvoyer les leaders de Free Gaza à leur responsabilité dans la mort de 9 personnes, les blessures des passagers et des militaires israéliens, le retard dans la livraison de biens humanitaires, l’emprisonnement des personnes qu’ils ont entrainées dans une entreprise irresponsable.

    Mais si le but était de rassembler l’Oumma et de faire l’unanimité contre Israël en déclenchant une nouvelle vague d’antisémitisionisme, alors bravo les chefs.

    Quant aux gazaouis, hormis le Hamas, je ne suis pas sûre qu’ils y aient gagné quelque chose.



  • pigripi pigripi 3 juin 2010 12:09

    @oncle Archibald

    Si je me fie à vos posts plus haut il semble que vous auriez préféré que les « humanitaires » tuent à coups de barre de fer les soldats qui avaient pris pied sur le pont et que les hélicos repartent la queue basse ...

    Encore un qui pense à ma place, une maladie particulièrement répandue chez les fanatiques.



  • pigripi pigripi 3 juin 2010 12:06

    @Italiasempre

    Je crains que Sisyphe n’utilise un logiciel automatique de réponse à en juger par la pauvreté de son vocabulaire et la constance de ses insultes et non arguments.

    L’informatique a considérablement amélioré la réplique militante qui autrefois reposait sur un document papier question/réponse.

    Tous les groupes de pression disposent de tels outils. On leur mâche le boulot.

    Moi, je suis créative alors les recettes, je suis pas. smiley))))



  • pigripi pigripi 3 juin 2010 12:00

    @Sisyphe

    Le crime profite aux fous du grand israël ; et à eux seuls.

    Rien de moins évident, lisez ceci :
    Aucune explication ne peut justifier ni blanchir ce crime. Aucun prétexte ne
    peut servir à excuser ou à expliquer la stupidité des actes du gouvernement
    et de l¹armée. Israël n¹a pas envoyé ses soldats pour tuer des civils de
    sang-froid. De fait, c¹était même la dernière chose qu¹il voulait. Et
    pourtant. Une petite organisation turque, fanatique du point de vue
    religieux et radicalement hostile à Israël, a recruté pour sa cause
    plusieurs centaines de chercheurs de paix et de justice, et a fait en sorte
    de prendre Israël au piège, précisément parce qu¹elle savait comment Israël
    réagirait, comment Israël était programmé pour réagir comme il l¹a fait.

    Combien un pays doit ressentir d¹insécurité, de confusion et de panique pour
    agir comme l¹a fait Israël ! En combinant force militaire excessive et
    manque fatal d¹anticipation de l¹intensité des réactions de ceux qui se
    trouvaient à bord, il a tué et blessé des civils et l¹a fait (comme une
    bande de pirates) en-dehors des eaux territoriales israéliennes.

    Il est clair que ce jugement n¹implique aucun accord avec les motivations,
    ouvertes ou cachées, et souvent malveillantes, de certains participants à la
    flottille de Gaza. Car tous ne sont pas des humanitaires épris de paix, et
    les déclarations de certains d¹entre eux sur la destruction d¹Israël sont
    criminelles. Mais cela ne compte pas, tout simplement, car autant que nous
    le sachions, ces opinions ne méritent pas la peine de mort.

    Les actes d¹Israël d¹hier ne sont que dans la continuité du blocus honteux
    de Gaza, blocus qui n¹est que la perpétuation de l¹approche condescendante
    et oppressive du gouvernement israélien, prêt à pourrir la vie d¹un million
    et demi d¹innocents dans la bande de Gaza pour obtenir la libération de
    notre soldat captif. Car, tout précieux et aimé que soit Gilad Shalit, ce
    siège n¹est que la conséquence naturelle d¹une politique idiote et
    fossilisée, qui recourt encore et encore à l¹usage massif et exagéré de la
    force, à chaque instant décisif, quand sagesse, bon sens et pensée créative
    sont si nécessaires.

    D¹une certaine manière, toutes ces calamités (y compris les événements
    sanglants d¹hier) semblent faire partie d¹un processus corruptif plus large
    qui affecte Israël. Comme si un système politique souillé et boursouflé,
    affreusement conscient du gâchis produit depuis des années par ses propres
    actes et dysfonctionnements, et désespérant de la possibilité de démêler
    l¹infini fouillis qu¹il a lui-même créé, devenait encore plus inflexible
    devant des défis complexes et pressants, et perdait en chemin les qualités
    qui, naguère, caractérisaient encore Israël et ses dirigeants : fraîcheur,
    originalité et créativité.

    Le siège de Gaza a échoué. Cela fait quatre ans qu¹il a échoué. Ce que cela
    signifie, c¹est qu¹il n¹est pas seulement immoral, mais encore impraticable
    et qu¹il empire la situation tout entière, ce qui nous encore été rappelé à
    cette heure même, et qu¹il nuit aux intérêts vitaux d¹Israël. Les crimes des
    dirigeants du Hamas, qui ont retenu Gilad Shalit en captivité pendant quatre
    ans sans permettre une seule fois à la Croix-Rouge de lui rendre visite, et
    qui ont tiré des milliers de roquettes sur des villages et des villes
    d¹Israël depuis la bande de Gaza, sont des actes dont il faut s¹occuper avec
    fermeté, en usant des moyens légaux dont dispose un Etat souverain. Le siège
    d¹une population civile n¹en fait pas partie.

    J¹aimerais croire que le choc créé par les actes fous d¹hier mènera à une
    réévaluation de toute l¹idée du siège et délivrera enfin les Palestiniens de
    leurs souffrances tout en nettoyant Israël de sa tache morale. Mais
    l¹expérience, dans cette région riche de tragédies, nous enseigne que c¹est
    le contraire qui se produira : les mécanismes de réaction par la violence,
    les cercles vicieux de vengeance et de haine. Hier, un nouveau round a
    commencé, dont on ne peut pas encore prédire l¹ampleur.

    Mais par-dessus tout, la folle opération d¹hier montre combien Israël a
    décliné. Il n¹est pas besoin d¹en dire davantage. Quiconque a des yeux pour
    voir le comprend et le ressent. Déjà, il y en a chez nous pour chercher à
    communiquer sur le sentiment naturel et justifié de culpabilité en Israël,
    en affirmant avec stridence que le monde entier est coupable. Mais il nous
    sera plus difficile de vivre avec la honte.

    David Grossman est écrivain.

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