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rahsaan

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Tableau de bord

  • Premier article le 13/03/2012
  • Modérateur depuis le 09/04/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • rahsaan 5 décembre 2014 19:16

    Suis passé à la galerie ce soir, on a dû se rater de peu apparemment smiley



  • rahsaan 4 décembre 2014 21:09

    Avec en plus la sortie de sa revue Patience, pour patienter en attendant la sortie de son pamphlet de 2000 pages !



  • rahsaan 25 novembre 2014 17:48

    @Idiot du village

    «  »Tout à la fin, vous dites : "Pendant ce temps, tout le monde fait de son mieux pour réfuter ces théories, comme si mieux informer les gens changeait quoi que ce soit.« Déjà, c’est qui »tout le monde"  ? Nous, les « complotistes », ne serions que des sous-hommes ? Et puis, s’ils n’arrivent pas à démontrer que certaines « théories » sont fausses, c’est peut-être qu’elles sont vraies. Non ?« 

    Je reconnais que ma traduction est sur ce point maladroite. La phrase anglaise ne fait pas cette distinction entre »tout le monde« et »les gens« .
     »Meanwhile, everyone else spins their wheels trying to debunk the theories, as if more information actually makes a difference« .

    Soit, littéralement : »pendant ce temps, tous les autres gens perdent leur temps à démonter ces théories, comme si plus d’informations faisaient vraiment une différence".



  • rahsaan 25 novembre 2014 17:41

    @Ronny
    Le point #5 (en anglais, « the more information people have access to, the worse it gets ») est en effet ambigu, parce qu’il pourrait impliquer que si les gens avaient moins d’informations, ça irait mieux. En gros, retour de la censure pour éviter la « surcharge cognitive »...

    Heureusement, ce n’est pas ce que dit l’article original.
    Il faut distinguer deux choses : c’est avoir des infos à disposition et être bien informés. Or, malheureusement, ce sont deux choses bien différentes ! Le fait est que le déluge d’infos tend à noyer l’essentiel sous l’accessoire (la guerre en Syrie sous les problèmes de Nabilla). Donc l’article ne suggère pas du tout qu’il faudrait priver les gens d’informations. Il faudrait leur apprendre à mieux la lire, en revanche. Les auteurs sont affligés de constater qu’il ne suffit pas de fournir plus d’infos aux gens pour les rendre automatiquement plus intelligents. L’idée d’une abondance d’information par Internet ne tient donc pas toutes ses promesses.



  • rahsaan 5 mai 2014 12:58

    @César Castique : je n’irais pas jusqu’à dire que les théories du complot sont entretenues et propagées par nos gouvernants... Ainsi, certains défendent l’idée (passablement tordue) que la théorie du complot sur le 11/9 est l’oeuvre de la CIA. 


    Il est pour moi évident que les théories conspirationnistes, étant un tissu de mensonges et de fantasmes, empêchent de comprendre le monde dans lequel nous vivons. Donc elles nous détournent des critiques réelles à porter contre nos dirigeants. Donc, objectivement, elles sont contraires à une véritable contestation. 
    Pour autant, on ne peut pas en conclure que ce sont nos dirigeants qui ont fomenté ces théories complotistes, pour se protéger. C’est absurde. En disant cela, on parle soi-même en complotiste. On tourne en rond dans l’erreur. 

    On retrouve toujours le même sophisme : « ça profite à Untel, donc c’est Untel l’auteur ». Mais c’est supposer que le « profiteur » est le responsable. Celui à qui profite le crime n’est pas nécessaire le criminel. (Le mari qui hérite de sa femme n’est pas forcément l’assassin).


    Dans une société d’opinion publique, une partie du pouvoir consiste à tromper cette opinion afin de conserver le système en l’état. Sans démocratie, pas besoin de propagande de masse. Nous vivons dans le monde de la communication, donc aussi bien de l’exigence de transparence que de l’intox à tout-va. Et il est bien difficile d’y faire la part du vrai et du faux. Mais cela reste possible, en prenant le temps de s’informer. 
    Comme l’a montré Frédéric Lordon, le système financier est voué, par son essence même, à produire du mensonge, de la désinformation, de la rumeur, de l’enfumage. C’est inscrit dans son fonctionnement, au-delà même des intentions conscientes des agents. 

    S’informer demande de la patience et une capacité de remise en question. Et cela suppose de ne pas avoir de réponses à tout, tout de suite. C’est une démarche rationnelle, proche de la démarche scientifique à proprement parler. 
    Or, cette démarche, les conspirationnistes la dévoient complètement, avec leurs pseudos-doutes qui cachent de vraies croyances et leurs interrogations qui sont l’expression détournée de certitudes. Donc eux aussi participent à une fabrique généralisée de mensonges et d’approximations (qui sont peut-être encore plus dangereuses que des mensonges purs et simples). Ils prospèrent sur l’ignorance et la crédulité. 

    Et je crois qu’il est important de comprendre le conspirationnisme, à la fois comme pseudo-logique et comme mentalité crédule. Mais il faut aussi une analyse des causes et des origines de ce conspirationnisme. Et pour cela, un article comme celui de Lordon est précieux, car il nous montre comment un système politique peut produire en permanence de l’erreur. L’approche n’est alors plus psychologique mais sociologique. 
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