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Réago

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  • Réago 19 mai 2019 14:35

    La sortie de l’euro n’est pas une mince affaire effectivement, c’est ce qu’indique les études d’expert effectuées jusqu’à présent, et il vaut mieux, comme le Front national, renoncer à une telle sortie si on ne maitrise pas parfaitement le sujet. L’Italie est un pays dont la question de faire « quelque chose » se pose aujourd’hui encore plus que pour la France vu son niveau d’endettement, le spread sur la dette qu’elle subit, sa faible croissance endémique depuis son adhésion à l’Euro. Si elle ne sort pas de l’Euro, elle pourrait prochainement être tentée par la mise en place d’une monnaie parallèle. Diverses propositions de ce style sont apparues, ces dernières années, en Italie, dont celle de l’économiste de la Ligue, Claudio Borghi Aquilini. Sa proposition sur « les minibots » figure dans le programme commun de la coalition au pouvoir in Italie mais n’a pas encore été mise en place par le gouvernement italien.

    https://www.youtube.com/watch?v=_Zjk4Ck-oac

    Je résume cette proposition : Le gouvernement italien crée des titres d’État de petite taille (les minibots) pour payer des dettes en souffrance à sa charge. Personne ne sera obligé de les accepter comme moyen de paiement car ce serait une violation des traités instituant l’Euro, mais l’État italien les acceptera pour le paiement des impôts et charges qu’on lui doit. Ils pourraient être également utilisés pour le commerce de proximité. Jusqu’au là il n’y a pas de problème. Toutefois la proposition indique que les minibots ne créent pas de dettes supplémentaires pour l’État italien, donc pas de dettes en euros supplémentaires, c’est là qu’est le problème. Claudio Borghi qui est parlementaire italien représentant la Ligue, a indiqué son intention de proposer la mise en place des minibots au moment de l’adoption définitive de la « flat tax » si le gouvernement italien ne les propose pas lui-même. Affaire à suivre donc.



  • Réago 29 avril 2019 11:18

    Il faut bien avoir à l’esprit certaines particularités de l’union monétaire que constitue la zone euro. Par exemple, dans un article de la tribune du 14 décembre 2017 intitulé « Pourquoi la BCE dépense des milliards chaque mois sur les marchés ? » concernant l’assouplissement quantitatif de la BCE, vous lisez, je cite : « Sur les 19 pays de la zone euro, la Grèce est exclue par l’assouplissement quantitatif, car sa dette est jugée trop risquée par les agences de notation. »

    La BCE a également joué un rôle important pour soumettre le gouvernement grec en 2015 et 2016 et le le gouvernement chypriote en 2013. Vous retrouvez, via Google, des articles intitulés « Grèce : la BCE, bras armé des créanciers » et la « La BCE menace d’étrangler Chypre ».

    Alors que cela été fait pour la Grèce et Chypre, il n’est pas envisageable que la banque centrale d’un pays qui a sa propre monnaie se mette dans l’idée de vouloir asphyxier économiquement le pays dont elle fait partie pour le soumettre aux exigences de ses créanciers, ni même de l’exclure d’un assouplissement quantitatif parce que sa dette est trop élevée, comme c’est le cas de la dette publique japonaise. Prenons également l’exemple de la Banque d’Angleterre. Celle-ci, dans le cadre du respect de son indépendance, s’est vue officiellement confier la mission, en 2013, d’utiliser des politiques non conventionnelles pour favoriser la croissance économique. Article à retrouver intitulé : « Budget 2013 : Bank of England gets new orders » et quand les britanniques ont « mal voté » en faveur du Brexit en 2015, heureusement pour lui que le Royaume-Uni lui n’avait pas l’Euro monnaie : la banque centrale Britannique indépendante a immédiatement lancé des actions pour lutter contre la crise économique liée à ce vote (retrouvez un article intitulé : Bank of England cuts interest rates to 0.25% and expands QE), je le met en lien ci-dessous :

    https://www.theguardian.com/business/2016/aug/04/bank-of-england-cuts-uk-interest-rates

    S’il avait été dans la zone euro en plus d’être dans l’UE, la BCE aurait organisé l’asphyxie financière du Royaume-Uni après le vote en faveur du brexit. Du fait que la BCE est une instance supranationale, un pays qui a l’Euro comme monnaie s’endette, en fait, en monnaie étrangère et non pas avec monnaie propre sur laquelle il aurait une beaucoup grande latitude. C’est une des particularités dangereuse de la zone euro, les autres étant le taux de change bloqué, une insuffisance flagrante harmonisation fiscale et sociale qui va favoriser le moins disant fiscal et social, ou monétaire pour les pays de l’union européenne qui ont encore leur monnaie nationale. la Suède, le Danemark, la Pologne ne veulent plus intégrer l’Euro. Je suppose que ces pays ont compris maintenant qu’ils ne doivent le faire sous aucun prétexte.



  • Réago 8 avril 2019 21:48

    Enter l’intitulé du Flash Économie dans le moteur de recherche Google pour retrouver l’article si la page Web ne s’affiche pas.



  • Réago 8 avril 2019 21:43

    Lire ce « Flash Économie » de Natixis intitulé : « La zone euro organise structurellement la divergence des pays » :


    https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/Main/GlobalResearch/GetDo cument/GFj0J7BRarKAsAZKOBG64Q==




  • Réago 5 avril 2019 22:59

    Pas de dévaluation de la monnaie aujourd’hui pour la France si elle avait encore le Franc. Idem pour les autres pays de la zone euro, car la dévaluation concerne un pays qui se trouve dans un système de change fixe par rapport à un étalon qui est une monnaie de référence ou un groupe de monnaies. Aujourd’hui les pays développés ont leur monnaie dans le régime des changes flottants. L’Euro, mais aussi le Franc suisse, la Couronne suédoise, la Livre britannique sont dans le système des changes flottants.

    La France d’après guerre était dans un système de change fixe, et les dévaluations du Franc se faisaient par rapport à un étalon dont j’ai parlé précédemment. Si elle retrouvait une monnaie nationale, celle-ci serait mise dans le système des changes flottants dans lequel ce sont les marchés financiers qui font le taux de change de la monnaie à longueur de temps. Dans ce régime, un pays comme l’Allemagne qui bat des records d’exportation grâce à l’Euro verrait mécaniquement sa monnaie s’apprécier du fait que ses produits sont très demandés. Cette appréciation de la monnaie réduirait la compétitivité de l’économie allemande, à l’inverse les pays malades comme la France qui ont un gros déficit de balance commerciale, verraient leur monnaie se déprécier, améliorant la compétitivité à partir du moment où la hausse globale de l’inflation liée à la baisse du taux de change serait beaucoup moins importante en pourcentage que la baisse du change. C’est le cas par exemple au Royaume-Uni qui a connue une baisse importante du taux de change de sa monnaie, mais une hausse beaucoup moins importante de l’inflation. Si on supprime le mécanisme du taux de change la seule façon de le remplacer ce sont des mécanismes de transferts qui existent normalement dans un État entre régions et régions pauvres qui partagent la même monnaie. Bien évidemment les États riches de la zone euro ne veulent pas entendre parler de mécanismes de transferts importants, ni même de mutualisation de dettes, parce qu’ils auraient à mettre la main à la poche de façon importante pour les États pauvres de la zone euro car il s’avère que malheureusement l’Euro a accentué les divergences économiques entre pays partageant cette monnaie, ce qui était prévisible.

    Un pays affaibli, comme l’Italie, qui est surendetté et emprunte à des taux bien supérieurs à ceux de l’Allemagne, doit se débrouiller par réduction des dépenses, augmentations des impôts, etc. ce qui l’enfonce encore plus... Moi je me débrouillerais en sortant de l’Euro, connaissant les possibilités additionnelles que permet la souveraineté monétaire. Si par exemple on accroît les déficits pour relancer la machine par baisse des impôts ou augmentation des dépenses, il faut que la banque centrale se porte en soutien de l’État et de l’économie par quantitatives easing divers et variés.

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