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Réago

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  • Réago 22 septembre 2017 15:39

    Le système de l’UE et de l’Euro (si on l’avait fait exprès ou n’aurait pas fait mieux) semblent avoir été spécialement conceptualisés, notamment avec les principes de la libre circulation de tout ce qui peut circuler et de la concurrence non faussée, pour favoriser les délocalisations aux endroits où il est le plus économiquement rentable de produire, c’est à dire dans les endroits où les salaires sont les plus bas, où les taxes sont les plus basses. Certains pays de l’Europe de l’Est qui sont dans l’UE et pas de la Zone Euro peuvent même cumuler les avantages de la monnaie faible en plus des salaires faibles ou des impôts faibles, donc on ferme les usines en France pour les ouvrir ailleurs, c’est dans la logique économique du système et dans l’intérêt bien compris des entreprises qui délocalisent. On n’a pas oublié de mettre aussi en place le système des travailleurs détachés pour accentuer encore plus le dumping fiscal et social.

    Ce qui signifie que les pays qui pratiquent le dumping fiscal, social ou monétaire se trouvent donc dans un système qui a été spécialement conçu pour leur permettre de piquer des emplois, dans le secteur industriel notamment, aux pays qui ne pratiquent pas le dumping ou qui le pratiquent moins, éventuellement parce qu’ils ne peuvent pas le pratiquer, pour diverses raisons, au niveau où ça serait aujourd’hui nécessaire, c’est sans doute le cas de la France, c’est pourquoi elle se vide logiquement des emplois exposés à la concurrence, notamment dans les secteurs technologiques, industriels.

    Si celle-ci n’était pas rentrée dans ce système, s’il est avait conservé sa souveraineté et sa monnaie, elle aurait pu moduler la mondialisation à défaut de pouvoir la refuser. Là elle est vraiment démunie et condamnée sans doute à un appauvrissement progressif.

    En outre on ne peut modifier fondamentalement les règles du jeu du système de l’UE et de l’euro en raison des conflits d’intérêts entre les pays qui sont capables d’en profiter et de ceux qui en souffrent. C’est une chose que M. Macron va découvrir progressivement. 

     



  • Réago 21 septembre 2017 11:38

    L’ego surdimensionné de Florian Philippot ne lui permet sans doute d’envisager d’occuper une deuxième place lors d’une éventuelle association avec Nicolas Dupont-Aignan, d’autant qu’il vient de voir l’intérêt d’occuper la première place dans un parti politique. En outre Nicolas Dupont-Aignan semble, lui aussi, s’interroger sur la proposition de sortie de l’Euro qui n’a pas le vent en poupe dans l’opinion alors que Florian Philippot ne veut en aucun cas abandonner cette proposition. Aujourd’hui Il est vrai qu’il n’y a pas de crise majeure de la zone euro du fait notamment des circonstances économiques « de l’alignement des planètes » à l’oeuvre depuis quelques années dont tous les pays de la zone euro ont profité (politique monétaire très expansionniste de la BCE, baisse de l’euro, baisse du pétrole). Néanmoins les problèmes économiques de la France sont toujours là et même ils s’aggravent comme en témoigne son déficit commercial de plus en plus important qui va de paire avec sa désindustrialisation. Voir par exemple cet article : « Le déficit commercial, un signe inquiétant du décrochage de la France » :

    http://www.europe1.fr/emissions/l-edito-eco/le-deficit-commercial-un-signe-inquietant-du-decrochage-de-la-france-3431981

    Une crise économique majeure finira par arriver en France. Son appartenance à la zone euro et à l’union européenne ne fait que retarder l’apparition d’une telle crise tout en aggravant progressivement sa situation macro-économique, mais elle viendra. Avec une monnaie nationale ses problèmes auraient été lissés dans le temps, le manque de compétitivité et le déficit commercial entraînant une baisse de la monnaie pénalisant la population en terme en termes de pouvoir d’achat du fait de la hausse des produits importés, mais  incitant celle-ci à acheter ce qui peut être produit localement et renchérissant le coût des délocalisations.



  • Réago 27 avril 2017 22:54

    @Aimé FAY

    L’Allemagne brille dans le haut de gamme industriel et elle a fait une dévaluation interne au moment où il fallait la faire c’est-à-dire au début de la création de la zone euro alors que la France faisait l’inverse en augmentant le cout du travail avec les 35 heures payées 39, ce qui n’était pas judicieux pour la France mais c’était bon pour l’Allemagne qui faisait sa dévaluation interne au bon moment. Je vous rappelle qu’il y a une vingtaine d’années en 1996 et en 1997 la France battait des records d’excédents commerciaux. Dans les années 2000 on est entré en déficit commercial à perpétuité.

    http://www.liberation.fr/futurs/1997/02/26/excedent-commercial-record-en-1996-sous-le-cocorico-les-couacsle-poids-de-la-france-dans-les-echange_195760

    https://www.lesechos.fr/25/02/1998/LesEchos/17593-002-ECH_excedent-commercial-1997---une-cuvee-exceptionnelle.htm

    Sur la période 1987-2001, la France avait créé 2,5 millions d’emplois marchands, aucun entre 2001 et 2015.

    http://www.rtl.fr/actu/conso/emploi-ces-facteurs-qui-expliquent-la-panne-francaise-7780815043

    L’économie allemande était simplement plus adaptée que l’économie française à une monnaie forte.  Historiquement la France avait une habitude de dévaluations alors que l’Allemagne faisait parfois l’inverse en réévaluant sa monnaie. C’est pourquoi avec l’Euro les divergences entre l’économie française et l’économie allemande n’ont cessé de croitre. Notez que si au moment où on avait fait les 35 heures il n’y avait pas déjà l’Euro en fait, les marchés financiers auraient peut-être tout de suite attaqué la monnaie nationale et on aurait dû s’adapter dans l’urgence. Ce qui au final aurait sans doute été un moindre mal.



  • Réago 27 avril 2017 21:47

    @Odin

    « Odin » lisez ce qu’a écrit Jacques Sapir ici :

    https://russeurope.hypotheses.org/5906

    Vous avez quelque chose du même genre anticipé par les deux économistes du FN que vous citez ?  Sachez que je ne suis pas totalement l’accord avec l’auteur de cet article, M. Aimé Fay, car la valeur de la valeur de la monnaie nationale doit refléter la valeur de l’économie même si a des inconvénients pour la population, car une valeur surévaluée se paye sur le long terme par une désindustrialisation continuelle. 

    https://pbs.twimg.com/media/C-A9xSGWAAAhVwn.jpg

    Cela dit il faudrait quand même éviter si possible en sortant de l’EURO un effondrement complet de la monnaie nationale dans le régime des changes flottants. C’est normalement ce qu’il faudrait craindre en sortant de l’Euro, mais apparemment Marine Lepen et ses économistes n’ont pas vu ce danger et en plus de la sortie de L’euro qui est déjà dangereuse, présentent un programme très dépensier (notamment un  rétablissement dans la retraite à 60 ans avec 40 annuités et d’autres mesures dès les deux premiers mois de son arrivée au pouvoir) et comportant des mesures telles que les taxes sur les importations et sur les travailleurs étrangers. Toutes ces mesures sont susceptibles d’accentuer l’effondrement de la monnaie nationale dans les marchés financiers, après la sortie de l’Euro, avec une crise inflationniste grave et d’autres problèmes.



  • Réago 27 avril 2017 17:24

    Oui Effectivement, Marine Lepen est nulle en économie et c’est un eurosceptique qui le dit !  Le seul qui aurait peut-être le niveau, en France, pour sortir la France de l’Euro, dans la sphère politique, serait le chef économiste de l’UPR, Vincent Brousseau, si on lui laissait les mains libres.

    En Italie il y aurait aussi le chef économiste de la ligue du nord : Claudio Borghi Aquilini. En revanche, Le FN conduit par Marine Lepen n’est clairement pas en situation, avec le programme présenté, de pouvoir sortir la France de la zone Euro.  Ce n’est même pas la peine d’y penser.  ML serait rapidement débordée par une crise économique et financière ingérable bien avant la tenue du  référendum qu’elle compte organiser et qu’apparemment elle n’anticipe même pas.  Et surtout ne pas comparer avec le BREXIT (comme le font certains membres du FN) car ce pays a déjà une monnaie nationale et une économie qui se porte plutôt bien, même si elle a  tout de même beaucoup de laissés-pour-compte qui ont précisément voté pour le Brexit.

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