Je vous l’ai dit : nous ne sommes pas seuls. Il n’y a pas besoin d’un raisonnement : vous utilisez un sophisme en faisant dire à Tarrier qu’il défend une thèse malthusienne pour réclamer la restriction démogaphique mais Michel Tarrier ne s’appuie pas sur le risque de manquer de ressources pour l’homme lorsqu’il réclame la décroissance démographique, il supplie seulement que l’on voit tout le mal que ça cause à toute la nature et que l’on se décide à trouver ça indigne. La destruction de la nature par l’homme ne date pas d’hier, ni de Malthus : les aborigènes ont désertifié la moitié de l’Australie qui était toute verdoyante quand ils y sont arrivés ( ils ont tout brûlé ) ; quant à l’Amérique du Nord, elle a perdu des dizaines d’espèces de grands mammifères quand nous y avons débarqué. Et depuis, ça n’en finit pas. Malthus a raison depuis toujours dans sa conclusion : arrêtons de nous multiplier s’il-vous-plaît merci. Voilà, c’est tout simple. Mais on peut aussi s’en foutre de la nature et là aussi, il a raison car ça a déjà bien commencé à nous retomber sur la gueule avec par exemple les dégâts causés par le réchauffement climatique ( estimation ONU 2008 : 300000 morts ; très sous-évalué à mon avis ) pour ne parler que de lui. Bref, le listing prendrait des pages à mon avis.
L’entropie est une grandeur probabiliste qui mesure la quantité de désordre d’un système physique ou chimique, pas un caractère attribuable à une discipline. Mais une caractéristique de l’évolution de la vie est de faire chuter l’entropie du système Terre, et c’est aussi ce que fait l’homme avec toutes ses constructions et élaboration de produits manufacturés.
L’humain est évidemment négentropique ( je suis physicien ) mais c’est sans doute ce que vous voulez dire, quant à Malthus, il avait raison même bien avant sa naissance......( vous oubliez un peu légèrement que nous ne sommes pas seuls ! )
J’ajoute que je pousse personnellement la volonté - disons le rêve - de changement de paradigme bien au-delà des prérogatives de Michel ( j’ai d’ailleurs ferroyé récemment à ce sujet suite à sa dernière requête avec un site de biocentristes des alpages ) et que je trouve incohérent de lutter contre l’abattage rituel ou la chasse à courre pour des raisons morales, d’une main, et d’encourager le retour du loup d’une autre, mais c’est un débat profond et mon point de vue est trop excentrique pour être pris au sérieux, malheureusement, y compris par lui, et nous n’aurons jamais ce débat et je serai fin ossifié quand l’avenir me donera raison mais je ne doute pas car c’est la logique qui dicte mes convictions. En tout cas du coup, cher Michel, c’est dit.
Globalement d’accord mais j’aurais bien aimé des détails sur Eusèbe de Césarée car je n’ai rien trouvé de corroborant sur le net - après seulement 5 min de recherche il est vrai. Car on touche là à un point capital ( je n’ose pas dire crucial en la circonstance ) dans les considérations sur le christianisme et ses églises : quelle est la part d’authenticité des évangiles léguées pour légitimes et pourquoi ? Pour le reste, il aurait presque pu s’arrêter à sa première phrase ( H est standard ) ; ben oui, plus on n’acquiert de pouvoir, plus on est une preuve vivante du règne de l’hypocrisie - sans compromis, sans flatterie, pas de plébiscite.
« Je ne parviens pas à comprendre que ceux qui croient en la création divine s’acharnent à massacrer la Nature, tandis que ceux qui n’y croient pas s’entêtent à la protéger ! » Ici MT pêche par projection, ce qui entraîne une exagération par amalgame : on a 4 ensembles plus ou moins distincts deux à deux avec les intersections idoines et seules des statistiques poussées permettraient d’évaluer son propos qui est certainement infondé, mais tout le monde projette, pardonnons-le.
Michel il n’y aura pas de changement de paradigme et la nature partira en fumée, je n’ose pas dire « c’est écrit » ! En tout cas c’était agréable à lire, comme toujours.