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Breton8329

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Témoignages et reflexions sur le monde, les comportements, les faits que j'essaie de relier, de placer dans un contexte qui leur donne du sens. Pour le plaisir d'écrire et de partager quelques idées.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/04/2008
  • Modérateur depuis le 26/08/2008
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Derniers commentaires



  • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 21:23

    @atmoin vous le savez aussi bien que moi : les dividendes des actionnaires et les intérêts versés aux banques récupèrent une bonne partie des salaires autrefois versés aux 19 autres.



  • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 16:05

    @Yaurrick bien vu mais dans un système fini, il ne peut pas y avoir de croissance infinie et les ressources disponibles, en particulier l’énergie, limitent de facto la capacité de production : même si la société est capable de produire des TESLA et des yachts pour tout le monde, tout le monde ne pourra pas avoir ces objets. Ou alors, il faudrait adopter une approche égoïste et chercher à atteindre cet objectif pour un groupe restreint, un Etat. C’est très exactement ce que font les USA lorsqu’ils déclarent que l’american way of life is not negociable. Ils savent bien que tout le monde ne pourra pas en bénéficier mais les autres, ce n’est pas leur problème. Les chinois font la même chose, mais avec une perspective à plus long terme...
    Ensuite, s’agissant de la structure de la masse des travailleurs, la modernisation de l’agriculture a coïncidé avec la montée en puissance de l’industrie, ce qui a entrainé un transfert important de main d’œuvre. Ensuite, l’automatisation de l’industrie a fourni la main d’œuvre nécessaire pour la montée en puissance du secteur tertiaire. Aujourd’hui, l’automatisation du secteur tertiaire laisse les cols blancs sans perspectives. Ce n’est pas la capacité de production qui fait défaut, ce sont les clients. D’ailleurs, on licencie faute de pouvoir vendre et pas parce que la qualité des produits n’est pas au rendez vous.



  • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 12:24

    @Loatse comme Macron, vous avez une vison comptable de la problématique du travail ; Cette problématique, bien plus large que celle des retraites, doit être prise en compte dans sa globalité.

    Il y 50 ans, la production d’une seule voiture occupait 20 personnes pendant 1 semaines. Ces vingt personnes tiraient suffisamment de bénéfice de leur travail pour en vivre, avec une famille. Aujourd’hui, il suffit de 5 personnes pour obtenir le même résultat, c’est à dire produire la même quantité de richesse. Demain, il est probable qu’avec une seule personne, on sera en mesure de produire la même quantité de richesse.

    Cette réduction de la main d’œuvre nécessaire pour produire la richesse est déjà visible depuis longtemps dans l’agriculture, dans l’industrie, et est en train de toucher les services, avec l’arrivées des systèmes dit d’intelligence artificielle.

    Question : que fait on des 19 personnes dont le travail n’est plus nécessaire dès lors qu’une seule personne suffit à produire la richesse que l’on consomme ? Faut il les laisser crever ? Faut il partager le travail différemment ? Faut il créer de nouveaux jobs public de confort pour les occuper (ce qui revient à augmenter les impôts) ? Faut-il encourager les français à faire de moins en moins d’enfants ?
    Je crois que c’est cette dernière possibilité qui se produit actuellement. Mais le problème, c’est qu’il ne sert à rien de produire de la richesse s’il n’y a plus de clients . Lorsqu’une personne produit l’équivalent de 20, elle a toujours besoin des 19 autres pour acheter ce qu’elle produit, sans quoi, elle produira inévitablement pour 1 seule personne, à moins qu’elle commence à consommer comme 20 (la consommation a aussi ses limites).
    Vous voyez que la logique comptable ne fonctionne pas, puisqu’on est en face d’un problème complexe.

    L’origine de votre problème, c’est que la majorité des français ne maitrise pas les outils qui leur permettraient d’appréhender la complexité de la situation actuelle, ce qui ne les empêche pas de se prononcer à tort et à travers sur ces sujets, avec une indigence intellectuelle qui fait rire ou pitié, selon que l’on est étranger ou français. Si j’osais une comparaison, je dirai que c’est un peu comme si vous essayez de résoudre un problème d’ondes sans maitriser la transformée de fourrier. Les politiques l’ont bien compris — Macron maitrise parfaitement les outils en question  et ils profitent de votre ignorance pour vous enfermer dans une quadrature du cercle comptable qui leur permet de poursuivre leurs stratégie néo-libérales, avec l’appui des idiots utiles, uniquement armés d’un bon sens paysans qui les égare.

    il est certain qu’en comparant le fonctionnement de l’Etat avec celui des ménages, tout le monde comprend mais le problème de fond, c’est que ces deux notions n’ont strictement rien à voir et que l’utilisation d’un modèle de ce type pour piloter un Etat conduit inévitablement au désastre, à la défaite, à la disparition. C’est du reste ce qui se passe aujourd’hui avec la fusion de la France glorieuse, gérée en bon père de famille par Macron, dans une Europe en mal de gloire.



  • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 09:25

    C’est une façon de voir les choses. Une autre façon serait de penser que Macron asphyxie les retraités pour pousser ceux qui entrent sur le marché du travail à souscrire des plans de retraite complémentaire chez ses amis banquiers et assureurs. L’idée ne serait donc pas de sauver le système de retraite, ou de le rendre plus conformes aux exigences de Bruxelles, mais au contraire de le tuer en instaurant un climat de défiance vis à vis d’un nouveau système peu fiable, imprévisible, ce qui entrainera de facto un basculement progressif voir brutal vers un système par capitalisation. Cette stratégie ressemble à s’y méprendre à celle employée pour détruire la sécurité sociale en augmentant progressivement le besoin de recourir aux mutuelles... 

    Les arguments en faveur du système par capitalisation ne manquent pas : le capital peut être versé à n’importe qui, en totalité, ce qui résout le pb des pensions de réversion. Pas de solidarité avec ceux qui n’ont pas cotisé...

    Par contre, un modèle par capitalisation serait contraire au modèle de société français, qui est fondé sur la SOLIDARITE. Pour rappel, ce ne sont pas les cotisations qui alimentent les retraites futures ainsi que les revenus de tous les exclus du marché du travail (Age, maladie, handicap, chômage structurel...) mais le travail des actifs, en application d’un principe de solidarité qui est l’essence même de la société français . Dans un système par capitalisation, les revers de fortune peuvent entrainer un retour sur le marché du travail, même à un age avancé. De tels revers ne sont pas si rares, si on en juge d’après l’âge de certains employés dans les entreprises américaines, surtout dans les petits boulots. La faillite d’ENRON fut, de ce point de vue, assez emblématique.



  • Breton8329 Breton8329 19 novembre 2018 22:38

    @Pascal L
    Bien vu et je suggère une autre piste, le rétablissement d’une barrière entre banque de dépôts et banque d’affaire et l’interdiction des emprunts destinés à alimenter les marchés financiers. Avouez qu’il est totalement incohérent de laisser des investisseurs acheter des actions à coup d’emprunts, puis de les rembourser en tapant dans les caisses de l’entreprise, et accessoirement de se verser des dividendes, parfois en contractant un emprunt supplémentaire qui devra être remboursé par l’entreprise. Les entreprises devraient emprunter directement auprès des banques, ce qui leur éviterait de passer sous la coupe des prédateurs et ce qui permettrait aussi aux banques de jouer réellement un rôle dans l’économie, en favorisant les entreprises réellement viables.
    S’agissant de votre deuxième paragraphe sur la création monétaire, je crois qu’il porte une ambiguïté sur la nature de la monnaie et cette nature me semble duale : flux et reflet de la richesse. La monnaie n’est pas la contrepartie exacte de biens, mais plutôt un reflet des flux de richesse. Avec un seul dollar en circulation, je peux acheter un château, brique par brique. Mais le détenteur de monnaie dispose d’un droit de tirage sur l’éméteur et celui-ci devrait pouvoir lui fournir à chaque instant une contrepartie. Pour autant, je ne suis pas certain qu’une majorité des détenteurs de dollars qui viendrait chercher leur contrepartie aux USA ne repartiraient pas les mains vides. Disons que l’ambiguïté profite à tout le monde et que tant qu’un tel mouvement n’est pas lancé, nous faisons semblant de croire que le dollar a une valeur. C’est la troisième dimension de la monnaie : la croyance, la foi
    Flux, stock, croyance, la monnaie est un objet complexe, difficilement modélisable et contrairement à vous, je pense que cette complexité permet à des organismes uniquement animé par le profit de dissimuler leurs activités contraires à l’intérêt général, c’est le résultat que l’on observe aujourd’hui en Europe, et que la création monétaire ne saurait être dissociée de la souveraineté, qui ne peut être que nationale.

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