En général c’est quand je pars en voyage et que je dois choisir entre les 5 ou 6 gros livres que j’ai envie d’emmener avec moi que je me dis « Mouais, ça pourrait être pas mal un livre électronique quand même... »
C’est aussi quand je regarde ma bibliothèque grossir inexorablement au point que bientôt la pièce entière qu’elle occupe ne suffira plus que j’y pense.
Tout à fait. La tablette de cire est devenue obsolète, le volumen est devenu obsolète, le livre manuscrit est devenu obsolète. Ah ! Qu’est-ce qu’on a du gloser sur la mort de la culture quand sont apparus les premiers incunables, grossièrement imprimés et peu travaillés artistiquement au contraire des manuscrits et de leurs magnifiques enluminures ! Et en couleurs SVP ! En plus, Gutemberg avec sa technologie qui permettait de dupliquer les livres à l’infini a tué un métier : celui de copiste. Qui s’en plaindra aujourd’hui ?
Je ne voudrais pas trop remonter dans le temps, mais il me semble que, fût un temps, l’écriture elle-même était le signe de la décadence culturelle, tout juste bonne pour les feignasses incapables de mémoriser les textes importants.