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samuel_

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  • Premier article le 10/09/2010
  • Modérateur depuis le 15/10/2010
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Derniers commentaires



  • samuel_ 8 octobre 2011 02:05

     @ Pierre

     Je maintiens :

     Attribuer un crime à une idée n’est pas un constat objectif, c’est un acte de haine contre cette idée.

     Je précise :

     « La France » est une idée et « le peuple français » est sa réalisation éternelle.

     Et j’appuie par une citation de Régis Debray (dans son Eloge des frontières) :

     "Aucun ensemble ne peut se clore à l’aide des seuls éléments de cet ensemble. D’ou vient que chaque fois qu’un bourg informe se transforme en cité, ou un semis de villes en nation, s’élève d’un espace plan délimité un sémaphore en houlette - obélisque, flèche, colonne, rostres, statue de la Liberté, tour Eiffel ou montagne sacrée ? [...] Un groupe d’appartenance se forme pour de bon du jour où il se ferme , et il se ferme par suspension à un « clou de lumière » - votre déesse Amaterasu, notre « Liberté egalité, fraternité », le « One nation under god » des nord-americains ..."

     



  • samuel_ 8 octobre 2011 01:04


     @ Serpico

     Quand on arrive aux limites de la comprehension humaine, sur des sujets comme l’ame, l’amour, les idéaux, la magie, le divin...

     Alors on n’a plus les mots pour exprimer ce qu’on pense de maniere totalement scientifique, et il ne reste plus qu’a s’exprimer de maniere metaphorique, en utilisant le vocabulaire du surnaturel ou du metaphysique. Des paraboles mettant en scenes des Dieux. Ou bien comme je le fais, la notion d’idee et de realisation d’une idée...



  • samuel_ 7 octobre 2011 22:02

     PS : et par ce dernier « son », je fais reference a ceux qui vivent dans le monde réel : c’est leur honneur qu’ils souillent, mais pas celui de l’idée au nom de laquelle ils agissent mais qu’ils trahissent.



  • samuel_ 7 octobre 2011 22:00


     Ce que fait l’Etat français en Lybie engage mon honneur le votre (si vous etes français), et celui de la population française et celui de l’Etat français et de ses dirigeants.

     Mais si c’est un crime, c’est une trahison de l’idée nationale française mais ça n’engage pas son honneur, car l’idée nationale française ne peut vouloir le crime, car elle est bonne par essence, comme le sont toutes les belles idées et les bons Dieux.

     La France reste une idée sans souillure, dans le monde des idées, meme si ce qui dans le monde réel, agit en son nom, y compris vous ou moi, peut souiller son honneur.



  • samuel_ 7 octobre 2011 20:44

     Salut,

     Le texte que j’ai écrit n’est rien d’autre qu’une réponse a votre question.

     Du point de vue objectif de l’historien, en ce moment, « la France » et « le peuple français » n’existent pas, et donc ne font rien, parce que « la France » est une idée nationale, et le peuple français est une population vue comme réalisation de cette idée.

     L’historien ne voit pas d’idées, il ne voit donc pas « la France ».

     L’historien voit une population française, mais il ne peut voir cette population comme la réalisation d’une idée, c’est à dire comme « un peuple ».

     L’historien voit un Etat français érigé au nom de « la France », mais l’Etat français n’est pas une idée, c’est une chose concrète, ce n’est donc pas « la France ».

     Du point de vue de l’historien, ce n’est donc pas « la France » qui bombarde la Lybie, mais l’Etat français, eventuellement avec l’assentiment de la population française, mais pas avec l’assentiment du « peuple français » que l’historien ne voit pas.

     L’historien ne voit ni « la France », ni « le peuple français » agir, mais par contre le raconteur de mythes voit cette idée qu’est « la France », et il peut voir la population française en tant que réalisation de cette idée, c’est à dire en tant que « peuple français ».

     Seul le raconteur de mythes peut, voyant un homme ou un Etat ou une population, agissant au nom de « la France », inscrire cet acte dans l’identité de la France, c’est à dire voir cet acte comme un acte fait par « la France », donc par une idée, ou voir cet acte comme fait par « le peuple français », donc par une population en tant qu’elle est la réalisation d’une idée.

     Il y a des actes que le raconteur de mythes choisit d’inscrire dans l’identité de « la France », en disant que c’est « la France » ou « le peuple français » qui les a faits.

     Et il y a d’autres actes que le raconteur de mythes choisit de ne pas inscrire dans l’identité de « la France », en disant que l’Etat français, la population française, ou tel ou tel individu, n’ont engagé que leur honneur en faisant cet acte, mais pas celui de « la France » ou du « peuple français », qui eux n’ont pas fait cet acte.

     Si le raconteur de mythes aime « la France », il choisira de dire que tous les beaux actes faits en son nom honorent « la France », et s’inscrivent dans son identité, ont été faits par « la France », ou « le peuple français ».

     Mais que tous les crimes faits au nom de « la France » sont des trahisons de « la France », mais ne s’inscrivent pas dans son identité, n’ont pas été faits par « la France », n’engagent que l’honneur de ceux qui les ont faits mais pas celui de « la France ».

     En effet, pour qu’un crime puisse faire partie de l’identité de « la France », puisse être fait avec l’assentiment de « la France », et qu’elle ne se sente pas trahie par ce crime, il faudrait a priori que « la France » aime le crime par essence.

     Or celui qui aime « la France » ne peut dire que par essence, elle aime le crime.

     « La France » est une idée, or en agissant au nom d’une idée, on peut l’honorer ou la trahir, mais on ne peut donc la souiller.

     Attribuer un crime à une idée n’est pas un constat objectif, c’est un acte de haine contre cette idée.

     Donc si l’Etat français, avec l’assentiment de la population française, a commis un crime, celui qui aime « la France » dira qu’en commettant ce crime, l’Etat français et la population française n’engagent que leur honneur a eux, mais pas celui de « la France » au nom de laquelle ils agissent : ils trahissent « la France » mais ils ne la souillent pas.

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