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samuel_

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  • Premier article le 10/09/2010
  • Modérateur depuis le 15/10/2010
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Derniers commentaires



  • samuel_ 7 avril 2011 02:42

     @ ddacoudre

     Je serais heureux de discuter une bière à la main sous les étoiles avec vous. Mais bon pour ça il faut être dans un même lieu (du monde réel et non virtuel) évidemment.

     Sur la « régression » actuelle, qui consisterait selon vous en un « retour de l’antique esprit de clan » (c’est le titre de mon blog), je ne vois pas les choses de la même manière que vous.

     L’antique esprit de clan est né chez les hommes à leur état originel, il y a fort longtemps. La situation originelle de l’homme c’est un monde cruel où les hommes peuvent se comporter de manière cruelle. La cruauté originelle du monde, c’est toutes les souffrances, tous les dangers que les hommes doivent affronter. C’est aussi la situation de conflit entre son propre bien être et celui d’autrui, que chaque homme doit affronter. Autrui est sur ce territoire, il a en sa possession une biche qu’il vient de tuer, ou tel ou tel outil, ou le feu, ou une peau de fourrure qui tient chaud, et j’ai besoin de l’une ou l’autre de ces choses pour survivre ou pour améliorer mon ordinaire. La cruauté des hommes nous est révélée chaque fois que le fort fait du mal au faible, c’est à dire quotidiennement depuis que l’homme est homme, et une autre cruauté du monde c’est de mettre le faible à la merci du fort.

     Dans cette situation originelle les hommes comprennent qu’il faut appartenir à un corps social pour accéder aux conditions matérielles et sociales du bonheur : à la sécurité, à la prospérité, à la justice, à l’amour et à l’amitié, et à la culture. Ils forgent alors des valeurs qui pourront aujourd’hui paraitre « réactionnaires », mais qui sont des réponses pertinentes à leur situation cruelle originelle. Par exemple, le respect de l’enfant pour ses parents, car autrement ils ne pourront rien lui transmettre, car l’enfant a en lui du bien et du mal, il ne recevra pas spontanément son éducation, il n’obéira pas spontanément à tout, s’il n’est pas parfois sanctionné. La loyauté pour le corps social auquel on appartient, car sinon le corps social se désintègre. Le bras de la justice des hommes qui n’hésite pas à faire intrusion dans la vie des hommes qui font un usage liberticide de leur liberté. Le sentiment d’appartenir à un même peuple. Une conception commune du respect et des codes de politesse communs pour coder son respect. D’autres exemples de valeurs « réactionnaires » existent surement, et toutes ces valeurs ne sont peut-être pas indispensables.

     Pendant les trente glorieuses, nous avons vécu dans une situation si propice au bonheur et si durable, que nous en avons oublié la situation originelle cruelle de l’homme. L’expression de cet oubli collectif de la cruauté originelle du monde et de l’homme, c’est mai 68. En mai 68, on oublie la cruauté originelle du monde, et on rejette donc les valeurs « réactionnaires » des anciens, pour construire de nouveaux systèmes de valeurs adaptés à un monde sans cruauté, comme le pays des bisounours.

     Aujourd’hui la situation des français se dégrade, elle se rapproche de l’état originel de cruauté, de haine, de violence, d’injustice, etc... Les anciens avaient découvert les secrets qui permettent de résoudre ces problèmes, et ils se les étaient transmis de génération en génération, mais nous avons oublié toutes ces choses, et il nous faut les redécouvrir. L’autorité, l’amour du peuple auquel on appartient et la loyauté envers lui, la culture partagée.



  • samuel_ 5 avril 2011 22:12


     Ouais sauf que les 10 « racailles » dont vous parlez n’engagent que leur honneur à elles, et pas l’honneur de tous les français qui ont la même origine ou le même look ou le même genre de lieu d’habitation, non ?



  • samuel_ 1er avril 2011 18:17


     Vous aimez échanger avec Momo et Deng parce qu’ils demandent moins cher que Jean-Robert, et non par amitié pour eux.

     Résultat : plus personne ne veut acheter le travail de Jean-Robert, non pas parce qu’il est moins sympa que Momo et Deng, mais juste parce qu’il demande à être payé au moins le SMIC.

     Vous vous désolidarisez de Jean-Robert uniquement pour profiter d’un prix moins cher demandé par Momo et Deng.

     Et donc si j’étais Jean-Robert je n’aurais plus envie de vivre dans la même société que vous, je n’aurais plus confiance en vous, parce que je vous trouverais déloyal envers moi.



  • samuel_ 1er avril 2011 16:16

    Des faits comme vous en demandez, ainsi qu’une analyse des intérêts des groupes, et un questionnement moral sur le choix entre libre échange et protectionnisme, pour vous répondre.

    Vous savez peut-être quelle a été l’évolution du volume de biens industriels produits en France. Mais sait-il quelle a été l’évolution du volume de biens industriels consommés en France ? Il faut savoir cela pour savoir s’il y a réciprocité ou non réciprocité des échanges avec les pays émergents, conservation ou destruction de l’appareil productif français, qu’on peut voir comme la source à long terme de la prospérité de la France.

    Et savez-vous combien d’emplois il faudrait mobiliser en France pour produire ce que nous importons des pays émergents, et combien d’emplois sont mobilisés en France pour produire ce que nous y exportons ? C’est une donnée qui serait intéressante pour avoir une idée de l’importance de l’impact de l’absence de protectionnisme sur l’emploi en France.

    Je pense que ça ne serait pas très sérieux, de dire que l’on sait qu’il ne faut pas de protectionnisme, sans connaitre les réponses factuelles à ces deux questions. Or il me semble qu’aucun économiste ne connait ces réponses factuelles.

    D’autre part, il ne suffit pas de dire que ceci ou cela profite ou nuit au pays dans son ensemble. Il faut, comme Pierre-Noël Giraud, analyser quels groupes profitent ou pâtissent de quelle manière. Les travailleurs exposés à la concurrence des pays émergents, rendus chômeurs ou travailleurs pauvres, à cause des pressions à la baisse sur les salaires, pâtissent du libre-échange plus qu’ils en profitent en tant que consommateurs. Les consommateurs qui achètent des biens pour moins cher sans être exposés à la concurrence des pays émergents, les épargnants dont l’épargne gagne en rendement grâce au bas cout du travail, les possesseurs des entreprises, à l’instar de ceux de la chaine Walmart, dont les profits augmentent grâce au bas cout du travail, profitent du libre-échange plus qu’ils en pâtissent.

    Le bon choix entre protectionnisme et libre échange est donc, au sein d’une société, un compromis entre des intérêts divergents.

    Enfin, une fois d’accord sur les conséquences factuelles du libre échange et du protectionnisme, une fois vu comment les intérêts divergent, il faut se poser la question de l’enjeu moral du choix.

    La société française d’aujourd’hui, dont certains membres profitent du libre échange, et d’autres en pâtissent, est une société dont les membres se désolidarisent, chacun à la poursuite de son intérêt propre. Le problème de l’intégration de l’économie française dans l’économie mondiale n’est pas abordé de manière solidaire. Pardon donc d’être attaché à une valeur traditionnelle, mais pour moi « tout fout le camp » dans une société si ses membres n’ont pas un minimum de loyauté les uns envers les autres. On ne peut avoir confiance les uns dans les autres, on ne peut transmettre des valeurs à nos enfants, et on pâtit peut-être encore de biens d’autres maux, si on n’a pas un minimum de loyauté envers les membres de son peuple. Une question de fond est donc celle de l’importance pour le bonheur d’une société, des valeurs traditionnelles telles que la loyauté envers son peuple, valeurs ignorées par les économistes libéraux.



  • samuel_ 1er avril 2011 15:52

     La pauvreté et la guerre, nous les avons !

     La pauvreté en France, et la guerre économique avec les pays émergents, sous la forme d’une concurrence sur le cout du travail, qui fait beaucoup de victimes, chômeurs ou travailleurs appauvris par la pression à la baisse sur les salaires.

     Les tenants du protectionnisme ne sont pas pour autant opposés à une économie dans laquelle on laisse une certaine autonomie, une certaine liberté de choix, aux acteurs ! Ils ne refusent pas toutes les formes de concurrence, ils refusent juste la concurrence sur le cout du travail !

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