"Un géne, ou une protéine, ça ne passe pas le mur des enzimes digestifs". Et pourtant, l’archéologie des latrines du néolithique révèle les surprenantes propriétés de la scato préhistorique. Du moins est-ce là ce que m’apprend le livre de Jared Diamon, "Effondrement". Ainsi, en étudiant les cacas fossilisés de cette époque, les archéologues se sont aperçus que les lieux d’aisance d’alors correspondaient aux lieux d’apparition des premiers arbres fruitiers modernes . J’ entend par là des arbres produisant des fruits au goût sucré. Car les fruits de ces époques lointaines n’avaient pas la douceur de ceux d’aujourd’hui, et on imagine sans peine que les desserts de Cro-Magnon devaient manquer d’agrément. Les théologiens eux-même devraient plancher sur le problème : la fameuse pomme du récit de la Genèse avait-elle oui ou non un goût amère ? Celà expliquerait bien des choses... Mais revenons à nos latrines de l’àge du mamouth. Elle portent témoignage que les intestins Cro-Magnonesques furent les agents actifs de la métamorphose des fruits. C’ est par le trou du cul des hommes de Cro-Magnon que transitèrent les graines qui donnèrent naissance aux futurs vergers. Qui l’eu cru ? Un scabreux mais néanmoins trés scientifique cheminement. Ainsi nos Bibliques Eden, ces vergers tout remplis de fruits délicieux, sont passés par le trou infâme ? Dieu m’étonnera toujours...
Que penserait -on d’un humain qui passerait sa vie à exiger qu’on le glorifie ? Au pire qu’il est un despote, au mieux qu’il est un vulgaire m’ a tu vu... Que dire dés lors si cet être se révèle un dieu ? Son despotisme et sa vulgarité deviendrait par là infini. Refuser le dieu, c’est refuser ces deux désagréments. Sur ce, je vais me coucher, espérant qu’une diablesse viendra me punir de mes impertinences. J’ai d’ailleurs quelqu’autre divinité à lui présenter, totalement prouvable et palpable celle-là. Qui a dit que je suis sans religion ? Je sais la mettre à sa place !
"L’ athéisme, c’est ne point croire aux dieux. Rien d’autre." Oui et non. La Grèce ancienne a vu émerger les premières morales sans dieux ou, pour être plus exact, qui les mettent entre parenthèses. Soyons reconnaissant à ces hardis explorateurs (une infime élite encore aujourd’hui), qui osérent s’aventurer hors du giron divin. Une grande première pour ce qu’on appelle l’homme, ce singe prétentieux, si comiquement cramponné à son arbuste religieux. Et ce depuis la nuit des Temps. Va tu enfin descendre foutus paresseux atavique ? Voilà la seule chose vraiment utile à lui dire à ce dégénéré zoologique... Et il l’a entendu ! Du moins quelques spécimens. Un miracle plus incroyable que celui du type qui fait du surf juste avec ses pieds (en Judée il y a deux mille ans pour les afficionados). Il est donc descendu notre tout nouvel homme, notre plus tout à fait singe. Et il a glissé sur une peau de banane. Pas sa faute : il n’avait pas encore approfondi la subtile dialectique du singe et de la peau de banane. Autrement dit, il lui fallait encore inventer la philosophie ( pas que ça de botter le cul aux dieux, il faut encore assumer ce divin pan-pan cul-cul.) Et ainsi ramasser les innombrables peau de bananes qui l’attendait encore. C’ est là l’humaine condition ( heureusement qu’il y a bobone pour l’aspect pratique des choses !)
Les grosses multinationnales n’aiment pas les fromages qui coulent. Normal : elles brassent surtout des substances inodores, tel l’argent. Si les billets de banques devaient se mettre à chlinguer comme des franctons, tous ces beaux messieurs en costards cravattes ne sauraient plus où se mettre...
Pédophilie et culture nationale, voilà un autre thème passionnant. Car les tabous ne sont pas les mêmes d’une société à une autre. Au Japon par exemple. Là-bas, il est jugé obscène de montrer des sexes féminins matures. Autrement dit, les Nippons seraient "poilophobes". Sain à contempler seraient en revanche les sexes impubères. Il parait même qu’existerait des revues spécialisées dans ce genre de clichés. Revues ayant pignon sur rue et que de respectables cadres sup feuilleteraient dans le métro. Imaginons un peu la scène à Paris... Mais pas si surprenante au pays de Khawabata : un de ses romans -"Les belles endormies"- met en scène de trés vieux messieurs qui fréquentent un établissement un peu particulier, où des vierges se couchent et dorment tout prés d’eux. Mais rien de sexuel au sens physiologique : ces gentlemen hors d’âge ont compris que l’éternelle jeunesse les avait quitté, qu’elle n’était plus pour leur épidermes flétris qu’un lointain fantôme. Naufrage et délabrement utimes sont leur lot. Mais il reste qu’avoir des jeunes filles tout prés de soi demeure, pour ces vieillards-philosophes, la seule thérapie valable face aux grignotage impitoyable du Temps. Certes, l’un d’eux se laisse tenter, pour finalement renoncer, suite à des raisons purement esthétiques... Quête de l’éternelle jeunesse donc, le reméde de ces samouraïs à la retraite me semble bien plus approprié que nos vains et hideux "lifting". ( oh l’horrible mot !).