Boileau ne comprend visiblement l’esprit belge, et son sens de l’humour semble proche de -273 degrés celsius... Le titre est une parodie évidente de la célèbre phrase « Belgium, two points », tirée de l’Eurovision, référence accentuée par le passage sur Sandra Kim. Cette phrase est fréquemment reprise pour se manquer gentillement de la Belgique (souvent ce sont les Belges eux-mêmes qui la citent), sous-entendu, on l’aime bien la Belgique, mais bon, pourrait mieux faire !
Dans ce contexte, le choix du titre est excellent, et de plus, dans un pays aux problèmes linguistiques si nombreux, l’anglais se révèle souvent une langue de compromis, d’échange, et c’est d’autant plus vrai avec les présence des institutions européennes. Inutile donc de jouer les vierges effarouchées devant le moindre angliscisme. Ils sont bien présent, et il est logique de composer avec.
C’est un sondage en ligne, avec tous les travers que cela comporte (bias d’accès et lectorat du quotidien), mais il n’en demeure pas moi intéressant. Votre chiffre de 60% est optimiste, puisqu’il inclut les « sans avis » (environ 5%), mais démontre néanmoins une approche intéressante... au lieu de voir la bouteille à moitié vide, vous préférez visiblement la bouteille à moitié pleine. Pourquoi pas, cela permet d’espérer un peu plus.
A un sondage sur cette expulsion, 40% ont répondu la loi est la loi. Point. Belge émigré (devinez où...), je trouve ce chiffre alarmant. Certes, je suis bien placé pour savoir que l’émigration a ses règles, et si on ne les respecte pas, il est normal qu’on en subisse les conséquences, notamment l’expulsion, mais ceci justifie-t-il un tel traitement... qui suit une dellation ? Si on ne peut accueillir toute la misère du monde, je ne peux me résigner à accepter qu’un état civilisé (enfin quand on voit les chicanes nord/sud, on peut se poser des questions) acceptent des telle manières de procéder. Je rappelle à certains qu’Angelica et sa mère sont entrées sur le territoire belge légalement, mais ne l’ont pas quitté. Certains me diront qu’elles ont eu 4 ans pour se régulariser... oui mais la Belgique n’est pas un pays facile au niveau des procédures. Un ami congolais se bat depuis des années pour obtenir le droit de rester en Belgique, pays de ses études et où tout son réseau social est. Actuellement en couple, il commence à envisager le mariage en partie pour en finir, tellement l’autre voie est difficile. Tout comme la mère d’Angelica, dont l’actuel compagnon est de nationalité belge. La loi est la loi, certes, mais encore faut-elle qu’elle offre réellement une chose aux personnes intégrées de se régulariser. De plus, comment peut-on d’un côté intégrer une personne (Angelica était scolarisée) pour 4 ans plus tard l’expulser ??? Personnellement, j’aurais compris une expulsion dès le début de période illégale, quand les tissus sociaux ne sont pas encore créés, mais après 4 ans, et si les personnes ne se sont pas rendues coupables de faits graves, ne devrait-il pas y a avoir prescription ? Je trouve curieux qu’on scolarise une personne en séjour illégal. N’y a-t-il pas incohérence ? Si on scolarise, n’est-ce pas de manière une reconnaissance de droit et d’accueil sur le territoire ? Il ne s’agit pas de laisser la porte ouverte à tous, mais les méthodes de l’Office des Etrangers et l’événement déclencheur me mettent tout de même très mal à l’aise... Et je n’ai guère parler des conditions de détentions, tout simplement dégradante et indigne d’un pays qui se veut respectable. Surtout que légalement, l’emprisonnement n’était pas obligatoire : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/l-affaire-angelica-en-6-questions-2007-07-30-542366.shtml
La Belgique s’est dotée de la loi de compétence universelle... Bien, mais ne ferait-elle pas mieux de d’abord balayer chez elle ? « La paille dans l’oeil du voisin, mais pas la poutre dans le sien »...
J’ai quitté la Belgique, et quand je vois le cheminement qu’elle suit actuellement, je ne regrette pas ma décision... Belge, oui, sur mon passeport, mais au-delà, je ne sais plus...
Un point me dérange dans votre analyse et me conduit à la même remarque que Docdory. Le créationnisme en tant que tel n’est pas chrétien, ce n’est que la thèse selon laquel la Terre a été créée par un être supérieur. Je suis d’accord pour parler de créationnisme chrétien, dont l’Intelligent Design n’est qu’un avatar, mais il faut aussi parler de créationnisme musulman, ou même judaïque. Le créationnisme musulman est assez actif, et l’auteur dont Docdory parle esr Harun Haya. Dans un sondage du 9 février 2007, 75% des lycéens en Turquie ne croit pas à l’évolution. En conséquence, dans votre phrase « les élucubrations créationnistes et du dessein intelligent », le « et » me semble personnellement de trop.
En dehors de ce point, votre article est intéressant à mon goût.
Si je n’accroche pas avec l’analyse de l’article, il pose tout de même une question pertinente. A partir de quand y a-t-il réellement dopage ? Si des cas comme les transfusions sanguines sont évidents, certains sportifs, parfois purement amateurs, se retrouvent dans l’impossibilité de se soigner car le faire revient à se doper. Ainsi, dans plusieurs sports, interdiction de soigner une conjonctivite avec la majorité des produits existants par exemple. A partir de là, il est même possible de se doper à son propre ainsi, juste en soignant un rhume. Si vous croyez que j’exagère, demandez à un biathlète. Et oui, la caféine étant dans la liste des produits dopants, ils nous arrivent à beaucoup de finir une journée de travail en étant positifs, car nous avons bu trop de café. Ne sommes-nous donc pas un peu hypocrites dans cette lutte acharné contre le moindre cas de dopage ?
Pourquoi aussi dans certains sports, comme le football, on ferme les yeux, et pas dans d’autres comme le cyclisme ? Ne trouvez-vous pas les morts sur la pelouse de joueurs au début de leur vingtaine troublante ? Arrêt cardiaque, à 20 ans ?
Certains disent que c’est le fric qui est à l’origine du dopage. Je ne suis pas d’accord. Combien de cas de dopage dans les concours amateurs, où il n’y a rien à gagner ? Pourquoi alors ce besoin de gagner à tout prix ? Problème culturel ?
Le dopage dans le sport de haut niveau n’est pour moi que la face émergée de l’icerberg d’un problème de société bien plus profond...