Traduire ne suffit pas. Non seulement il faudrait que la FSF officialise la traduction, mais en outre cela ne lèverait aucune les problème de transposition au droit français ou européen.
La GPL étant de type copyleft fort, le problème de compatibilité avec les autres licences libres reste aussi.
Il n’y a pas d’insécurité juridique. Le droit applicable est clairement stipulé dans la licence. Votre commentaire met en évidence que vous ne l’avez pas lue.
Voir surtout les travaux de Gilles Brassard, de l’Université de Montréal (http://www.iro.umontreal.ca/ brassard/). C’est un des chercheurs les plus actifs en cryptologie quantique (il en a établi les fondements avec Bennett), et est considéré par plusieurs comme tout simplement le père de l’informatique quantique.
Je reçois la critique, mais auriez-vous des sources à me donner concernant les chiffres que vous avancez, en particulier les 60000 morts/ans sous le régime de Saddam ? Non que je veuille contester, mais cette donnée serait importante à prendre en considération. En effet, pris de manière brute, ce chiffre tend à légitimer l’intervention américaine. Mais ce serait peut-être un peu rapide.
Il serait en particulier intéressant de comparer les différentes périodes du pouvoir, et dans l’intervalle entre les deux guerres du Golfe, s’interroger sur les morts attribuables à Saddam Hussein et ceux au programme « Pétrole contre nourriture ». Selon certaines sources, la plupart des 60000 morts avancés sont d’avantage le résultat des sanctions imposées, et si cela se confirme, ceci reflète une certaine hypocrisie occidentale.
Préalablement, pendant la guerre Iran-Irak, il faudrait me semble-t-il distinguer les victimes de la dictature et celles liées au conflit. En 1991, il y eut une violente répression du soulèvement des communauté Chiite et Kurdes, celle-ci espérant que les Occidentaux iraient jusqu’au bout à ce moment-là. On peut s’interroger sur les raisons qui ont conduit à l’arrêt des hostilités, alors qu’à ce moment-là, l’accueil réservé par la population aux Occidentaux aurait été autre. Ceci étant, on ne connaît pas non plus la réaction qu’aurait eu les Sunnites, par contre il est certain que l’invasion de l’Irak en 1991 n’aurait été condamné par les autres pays comme celle de 2003. Toujours est-il qu’on peut s’interroger sur la responsabilité (même par voie ici de non-intervention) des USA et de l’Europe sur ce fait sanglant, d’autant que des voix prétendent que Saddam Hussein aurait été (peut-être implicitement) encouragé à envahir le Koweit, avant que l’Occident ne lance son offensive (voir par exemple le paragraphe « Eve of the invasion » sur la page wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Gulf_War#Pre-war_Iraqi-American_relations). Evidemment, ceci est sujet à caution, mais il est perturbant de voir la réaction prompte et déterminée dans ce cas, alors que beaucoup d’autres situations sont plutôt laissées à l’abandon.
Reste la question génocide Kurde, qui lui me paraît entièrement attribuable à Saddam Hussein, et qui ne peut effectivement être ignoré.
Reste que je ne suis pas géopoliticien (j’en suis même très éloigné dans ma vie quotidienne), donc ces propos n’engagent que moi.
Le système de vote d’Agoravox est assez intéressant car face à une question semblable, il permet de jauger l’opinion populaire, plus que de mesurer la pertinence des commentaires. Et tout cela depuis notre petit confort, que n’ont pas les populations locales, ni les soldats déployés sur place.
Un premier point qui me frappe est qu’après une lecture en diagonale celui qui soutient le maintien des forces américaines en Irak se voit affliger d’un commentaire négatif. Par conséquent si je me déclare en faveur du maintien des troupes américaines, je m’attends à être moinsé (mais certains diront qu’on sait « pour qui je roule »).
D’ailleurs dans un commentaire, un lecteur souligne que la majorité des Américains sont contre la politique de Bush. Lors de l’invasion, c’était l’inverse. En faisant volontairement une analyse simpliste, on pourrait suivre la logique de certains et dire « ils avaient tort alors, et donc ils ont tort aujourd’hui ». Oui, je sais, dit comme cela, c’est ridicule. Mais si c’était le cas ? Il est clair pour moi que l’invasion de l’Irak était une erreur, car même s’il était un dictateur, il avait pour avantage de maintenir un calme relatif dans un pays multiethniques. J’ai coutume de comparer avec la Yougoslavie, qui a éclaté de manière sanglante à la disparition de Tito. Oui, Saddam Hussein était un dictateur de la pire espèce, et il a beaucoup de sang sur les mains, mais on peut se demander s’il n’était pas un moindre mal face à la guerre civile qui est là aujourd’hui, et qui était prévisible, sauf apparemment pour les stratèges américains de l’administration Bush... Mais il est trop tard pour revenir en arrière, et même discourir des raisons de l’invasion (amener la démocratie ? bien sûr...) me semble aujourd’hui un peu dépassé. Hussein n’est plus et le chaos s’est installé. Que signifierait un départ des Américains pour les Irakiens ? Ne peut-on craindre une guerre civile totale, bien plus meurtrière que la situation actuelle, pourtant déjà catastrophique ? Le retrait américain est devenu populaire devant les chiffres des pertes GI’s. Stratégie classique, déjà appliquée à Iwo Jima. Il s’agissait d’infliger le maximum de pertes pour impressionner l’opinion publique de l’ennemi. Dans le cas de l’Irak pourtant, le gouvernement Bush avait pris les devants : le chiffre des GI’s, combiné avec les pertes anglaises et des autres pays « alliés », est en réalité loin de révéler les pertes occidentales, car il ignore les sociétés privés qui oeuvrent sur place, et dont les pertes ne sont pas publiées car cela relève ici en quelque sorte d’un accident du travail, et non d’un militaire tombé au champs d’honneur (de source fiable, il m’a été rapporté que Donald Rumsfeld, lors de sa visite en Irak, était escorté par des privés, et non des militaires). Soit la stratégie Bush a échoué, et l’opinion publique a changé. Je me souviens pourtant d’une discussion que j’ai eu dans un avion il y a un an et demi avec un démocrate convaincu, dans laquelle la question du retrait avait été évoquée. Selon lui, les démocrates n’étaient pas pour, car cela conduirait à une situation encore pire. Aussi si aujourd’hui les démocrates semblent se prononcer pour le retrait, n’est-ce pas d’avantage une stratégie électorale qu’une réelle volonté politique ?
Pendant ce temps là, l’Europe discute, palabre, un peu comme pendant le conflit en ex-Yougoslavie, pourtant à nos portes. On a la critique facile, mais après ? Où en serait-on en ex-Yougoslavie sans l’intervention américaine (en regrettant cependant l’usage abusif - mais habituel - des bombardements, coûteux pour les civils, mais pas pour les soldats engagés).
Les pays comme la France, la Russie étaient contre l’invasion irakienne. Le contraire eut été surprenant vu les pré-accords avec les compagnies de ces pays. Dans ces conditions, le programme « pétrole contre nourriture » (au fait, l’embargo imposé par l’Occident a fait combien de victimes ?) était plus correct... Extrait du rapport Volcker : « Dès le départ, l’Irak préférait vendre son pétrole à des compagnies et des individus originaires de pays perçus comme »amis« de l’Irak, en particulier s’ils étaient membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, et capables potentiellement d’alléger les sanctions. » La Russie et la France ont été particulièrement sollicités. Mais bon, certains préfères voir les Européens comme les gentils, et les Américains « par essence violents ». Mais n’y voyez aucun amalgame... Maintenant que l’Irak est au bord du chaos, quelle est la réaction européenne ? Y a-t-il ne fut-ce qu’une réaction européenne (de toute manière, les contrats sont perdus...) ? Ne peut-elle réellement rien faire (un peu comme au Rwanda) ?
La seule conclusion certaine que je retiens de tout cela est que les civils irakiens n’ont pas fini de souffrir. Comme toujours...