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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Derniers commentaires



  • Surya Surya 27 mai 2015 21:17

    Bonsoir Charlie,

    C’est vrai que l’adoption est un veritable parcours du combatant, c’est normal d’y regarder à deux fois avant de confier un gamin à une famille, mais à ce point là il y a en effet de l’abus.

    D’autant qu’il arrive que des enfants maltraités dans leur famille biologique ne soient pas, ou peu, aidés, comme si tout d’un coup, on estimait que cela ne regardait que les parents, et que l’on mettait son nez là où cela ne regarde pas.

    Pour ce qui est de l’instinct de reproduction de l’animal humain, le désir instinctif d’enfant ou la fameuse horloge biologique (dont on rabat les oreilles de toute femme approchant la trentaine, dépêche toi d’avoir un gamin, ton horloge biologique, bla bla bla...) personnellement je n’y crois pas.

    Je crois qu’il s’agit pour l’essentiel de bourrage de crane et d’éducation, dès le plus jeune age, de la fillette à qui on inculque que son destin, quoi qu’il arrive, est d’être mère.

    Je crois qu’il faut arrêter avec ce cliché, car cela pénalise les femmes. Toutes les femmes.

    - Celles qui se sentent obligées d’avoir un gamin alors qu’elles ne le souhaitent pas vraiment, pour qu’on leur fiche la paix (ça fait des gamins vachement heureux plus tard...) et qu’on arrête de les critiquer ou de les voir comme anormales, j’en connais plus d’une qui ont fait ça.

    - celles qui ne se posent aucune question, ne réfléchissent pas à ce qu’elles veulent vraiment pour elles, et prennent pour principe absolu qu’une femme n’a pas d’autre destin que d’avoir un ou plusieurs gamins,

    - et celles qui n’ont pas d’enfants, que ce soit volontaire ou non. Lorsque c’est volontaire, elles sont perçues comme des égoistes, comme je le disais plus haut, lorsque c’est subi, elles sont considérées comme des victimes, des personnes qui ne pourront qu’être, au fond d’elles mêmes, malheureuses. Quoi qu’il arrive. Même lorsqu’elles rigolent, on croit qu’elles sont en réalité en train de cacher leur malheur. C’est sympa de decider pour quelqu’un que cette personne est, et restera, malheureuse...

    C’est absurde. Il est temps d’évoluer sur la question.

    Il n’y a pas si longtemps, on disait aux femmes qu’il était obligatoire de se marier. Et qu’il était tout aussi obligatoire d’être mariée pour avoir des enfants. Heureusement, on a évolué sur la question.

    Donc, vous voyez, l’horloge biologique et tout le tralala...

    Chaque femme est totalement libre de faire ce qu’elle veut de sa vie, car justement, c’est sa vie. On est au 21ème siècle...



  • Surya Surya 27 mai 2015 17:16

    Je n’ai jamais compris cette obsession de certaines femmes, ou certains couples, à avoir LEUR enfant. Comme si être mère ne pouvait se concevoir (sans jeu de mot) que si le gamin s’est développé à l’intérieur de votre propre ventre.

    Il y a tant d’enfants orphelins à adopter sur cette Terre que c’en est parfois indécent de s’acharner contre son propre corps pour parvenir à avoir « SON » enfant.

    Je me souviens avoir un jour dit à quelqu’un, au milieu d’un groupe de personnes, qui me parlait de ces femmes qui ne parviennent pas à avoir d’enfants, « mais pourquoi ne cherchent-elles pas à adopter ? » Je me suis fait littéralement incendier. Ce n’est pas une blague, on m’a crié dessus, si si. Visiblement je ne comprenais rien, j’étais la c—ne de service, au mieux une gourde. Une autre personne du groupe semblait très choquée par ce que j’avais dis, comme si le fait d’adopter un gamin était un crime. J’ai cru qu’il allait falloir lui donner des sels pour éviter l’évanouissement.

    « Ben p’tèt qu’elle a envie d’avoir SON gamin !! » m’a-t-elle rétorqué de façon tout aussi agressive. « Elle a le droit ! » Et voilà... On y est. Cette idée du DROIT à l’enfant, cette revendication, amène les gens à dépasser les limites, et même le bon sens. On payera un jour les pots cassés de cette attitude.

    Un gamin adopté, n’est-ce pas, ce n’est pas pareil, il ne vous « appartient » pas, d’ailleurs que vont penser les voisins et l’employeur ? Qu’on a raté sa vie. Et je parle même pas des gens qui assument leur choix de vie « no kid ». Ceux là sont considérés comme des monstres d’égoisme. Comme si s’acharner à avoir SON gamin, au lieu d’adopter un môme sans famille qui ne demande qu’à avoir des parents, n’était pas une attitude égoiste...



  • Surya Surya 26 mai 2015 18:11

    Bonjour Fergus,

    Très juste en effet. J’ai d’ailleurs foncé tête baissée dans mon commentaire sans connaître les détails de cette histoire. J’espère qu’il a pu trouver une structure de soins efficace pour l’aider à sortir de l’enfer de la drogue, pour le reste c’est en effet très alléatoire.

    Les SDF, il faut les sortir de la rue dès les premiers mois où ils y ont attérris. Après, je ne dirai pas que c’est trop tard, mais malheureusement je le pense pour un grand nombre d’entre eux. Ceux qui parviennent à remonter la pente après avoir touché le fond, le vrai fond, sont des miraculés.

    J’ai vu un SDF de mon ancient quartier parisien passer en quelques mois à peine du statut de mec « juste » à la rue, qui avait encore les idées parfaitement claires et qui pouvait converser, au statut d’épave humaine presque impossible à reconnaître, le visage défiguré par l’alcool, titubant et trébuchant alors qu’il essayait de marcher dans la rue. Le « avant »/« après » m’a fait un sacré choc !

    Je vous indique ce site, si vous ne le connaissez pas déjà, à visiter absolument.

    http://www.sans-a.org/



  • Surya Surya 26 mai 2015 17:07

    Il va faire ses quatre mois, et après ? On lui propose quoi comme solution pour se réinsérer dans la société, une fois qu’il sera sorti de prison ?

    Rien, j’imagine.



  • Surya Surya 20 mai 2015 01:02

    Je reviens sur mon article pour dire que j’ai enfin eu le temps de lire le livre de Noémya Grohan, qui est interviewée dans la dernière vidéo YouTube que j’ai mise en lien. Un livre très touchant, très sincère, dont je recommande la lecture.

    Noémya donne par ailleurs, dans une note de son livre, le lien d’une association luttant contre le harcèlement entre élèves, que je n’avais pas trouvée en écrivant cet article, et que je remets ici, d’ailleurs je copie colle toute la note de bas de page, tant qu’à faire, car elle est intéressante : 

    « Jean -Pierre Bellon et Bertrand Gardette peuvent être considérés comme les pionniers de la prévention du harcèlement scolaire en France. Ils ont créé en 2006 le site www.harcelement-entre-eleves.com, puis fondé un an plus tard l’APHEE . Jean-Pierre Bellon est professeur de philosophie, Bertrand Gardette est conseiller principal d’éducation. Ils sont les auteurs de Harcèlement et brimades entre élèves, La face cachée de la violence scolaire (Fabert , 2010), Prévenir le harcèlement à l’école, Guide de formation (Fabert, 2012) et Harcèlement et cyberharcèlement à l’école (ESF, 2014). »
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