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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 10 février 2009 22:53

    La question ’comment casser les cartels ?, cher Allain Jules, mérite réflexion. Quelques idées :


    - Une première chose est de maintenir une mobilisation pacifique forte.

    - La deuxième est un travail juridique d’enquête et de preuves avec pour but d’attaquer les responsables pour "abus de position dominante", "entrave à la libre concurrence", entente illicite", inégalité des citoyens, et gagner des procès.

    - La troisième est de libérer des fonds d’aide et de financement à taux zéro de toute activité locale d’utilité économique avérée : production et distri alimentaire, écotourisme, énergies renouvelable, recyclage, déplacements propres.

    Mais veux-t-on que nos insulaires prennent en main leur destin et avancent vers un modèle de développement plus humain et respectueux du cadre de vie ? J’en doute...

    Ainsi la perfusion financière rempli une double fonction : solvabiliser des consommateurs captifs et les calmer dans une "douceur de vivre" locale grâce à laquelle leurs charges de logement sont réduites (par rapport à la métro). La culture cool des antillais va dans ce sens : du moment que je peux faire mes petites dépenses, mes petits crédits pour la voiture et vivre peinard, çà va. Mais même avec des gens aussi relax, çà craque. C’est dire si on leur aspire allègrement leur petit pouvoir d’achat !

    Les puissants de la métropole se flattent d’avoir à portée d’avion de Falcon, pardon, ces coins de sables blancs au chaud durant l’hiver. Ils se flattent à l’idée de la France puissance mondiale avec ses (lopins de ) terres sur chacun des Océans. Une connivence de ceux d’en haut au détriment des autres, une de plus.



  • Thierry LEITZ 10 février 2009 14:16

    Situation insulaire, économie orientée vers le tourisme, peu d’autosuffisance, large part de revenus sociaux : tous les ingrédients sont réunis pour qu’un mainmise sur le commerce tourne au cartel. 

    Celui de la famille dominante des ex-grands propriétaires (les Béqué) ou celui de la Sté de raffinage des Antilles détenue en large partie par Total.

    C’est le libéralisme au sommum de l’hypocrisie : monopole privé fonctionnant sur demande publique financée par argent public ou aide sociale.

    Concurrence ? Libre et non faussée ? Bonne blague !

    Si la population de Dom est divisée en deux, d’un côté les forts aux manettes et de l’autre les sans grades assez cool pour se contenter d’écouter du zouk dans leur 206, il y a peu de chances pour que cette situation change. Et que soit libérée une initiative individuelle de taille à casser les cartels de profiteurs.

    Maintenant si c’est par la rue, pourquoi pas ? Mais au-delà du mécontentement compréhensible, c’est la structure économique qui pose problème. Donner les 200€ de plus aux bas salaires est légitime, mais si on s’en tient là, nul progrès durable : les prix reprendront leur inflation contrôlée et la même colère reviendra dans 5 ans, ou un peu plus... Et qui paiera chaque fois ? Vous le savez bien...



  • Thierry LEITZ 9 février 2009 22:11

    Il n’y a pas de Sauveur, ni d’être parfait dans le personnel politique.

    Mais, sans doute certains sont moins mauvais. Et certains défendent une vision moins mauvaise, plus humaniste de la société.

    Pourtant sont élu, régulièrement, les PIRES. Pourquoi ?

    Ceux sont ceux qui ont le moins de srcupules à mentir, à dire aux électeurs ce qu’ils veulent entendre en passant sous silence toute analyse pertinente. Ceux qui ont le soutien des puissants à qui il faut "dégager la route" ou au moins ne pas l’encombrer de lois ennuyeuses.

    NS a été fort dans ce registre, et bien coaché par ceux qui tirent les ficelles de l’économie, le vrai pouvoir tant qu’on leur laisse...

    Alors, on leur laisse encore combien de temps ?



  • Thierry LEITZ 6 février 2009 16:41

    Internaute a bien résumé le problème.

    Le différentiel de coût de main d’oeuvre est tel qu’il faudrait recourir à une taxe pour rendre moins attractifs les produits venant de MO "esclavagisée". On pourrait aussi s’attaquer aux profits exhorbitants résultant de ce différentiel... La taxe carbone pénaliserait les transports longues distances... Des voies à creuser sans doute.

    Mais au fond, acheter F ou étranger, cela fait travailler des locaux : distri, logistique, vente, sav, et rapporte de la TVA (19,6% en l’occurence). Une bonne part de la valeur ajoutée arrive en France, vu les miettes données aux braves travailleurs chinois... Alors, c’est pas vraiment un problème d’acheter étranger.

    Et puis se replier sur soi, c’est se limiter par l’offre et par la demande que l’on réduit à son propre sol. Qu’est-ce qui est mieux pour un fabricant : avoir 25 millions de conso Français ou 250 millions d’Européens, par ex. ? Si tout le monde se replie sur soi, la crise durera bien plus encore. Un marché, c’est vaste et imprévisible. Ca ne se remplace pas avec des emails dégoulinants de bons sentiments.

    Mais on peu toujours essayer... le desespoir pousse à toutes sortes de tentatives...



  • Thierry LEITZ 6 février 2009 16:17

    Astrolabe,

    Je suis abstentionniste par conviction. N’ayant ni héros ni ennemi, je ne critique pas la bave aux lèvres. Et permettez de critiquer. Entendre et écouter la critique, cela permet d’évoluer. Si NS entend, on a le sentiment qu’il n’écoute pas... ou plutôt seulement ceux qui possèdent, ceux qui comptent. Il en oublie la force d’un peuple éclairé. Mais comprend la faiblesse des masses flouées pr l’habileté du magicien qu’il pense être. C’est vrai qu’il a un certain talent...

    Prendre des mesures favorables à la majorité des salariés ne devrait pas soulever l’hostilité des syndicats. Mais peut-être celle des employeurs, ou des salariés aisés qui trouveraient injustes qu’on n’aide que ceux d’en bas. 

    Or réduire les inégalités est la seule chance de s’en sortir par le haut, et la seule manière d’alléger une douleur ici sans en créer une autre là (via les déficits publics). Cette situation de découvert massif sera la tombe financière des générations à venir. Les intérêts de la dette vont devenir le premier budget de l’Etat, 60 milliards d’€ par an, véritable aspirateur à impôts. Avec les dépenses militaires qui ne servent pas les citoyens, on va assister à un gaspillage massif de fonds public au seul profits des gros créanciers de l’Etat (détenteurs de bons du Trésor) et des majors de l’armement dont un certain sénateur-maire en est l’archétype.

    Je suis pour l’impôt universel progressif ET employé pour le bien de tous.





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