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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 6 février 2009 15:30

    Avec en face Yves Calvi, J-F Kahn et Edwy Plenel, on aurait eu un entretien d’une autre saveur qui aurait peut-être tourné au clash ! Le vrai personnage serait apparu tel qu’il est. Mais au moins, on aurait pu dire que le Président est vraiment courageux : qu’il accepte d’entendre la REPROBATION de sa politique face à la crise. Car c’est le fait majeur. Et pas "que les français soient inquiets face à la crise" comme il l’a répété en boucle. Enfonçage de portes ouvertes comme d’hab.

    Les rares trucs concrets évoqués sont peu réalistes :


    la fin de la TP dont les 8 mds manqueront (en plus des 40 qui manquent déjà chaque année) et il faudra les trouver ailleurs...

    la lutte contre les paradis fiscaux (dont seuls 3 petits européens sont cités) permet de dire "ah oui qu’ils sont méchants les paradis ! on va se facher avec eux ! grr !" Rien de plus, ni de comment ni de quand, ni de avec qui. Car l’Allemagne s’est fritée grave avec le Lichtenstein, un exemple pour nous ? Motus.

    le partage des bénéfices, plus favorable aux salariés avec ses 3 tiers DONT EST EXCLU l’ Etat, cad la colllectivité qui à besoin d’un tas de ressources pour assurer ses missions au services des ménages ET des entreprises. Un 4x 25% incluant l’Etat aurait été plus juste et réaliste. (mais moins de fric pour les copains)

    la suppression de la 1ère tranche de l’IRPP ? Ouaf, quelques centaines d’euros en un an maxi, c’est pas çà qui relancera la conso. par contre çà creusera un peu plus les déficits, tombe financière de nos descendants.

    Par contre non à la relance via la conso. Hausse des bas salaires  ? Evacuée dans les "17%" au smic exact... et les 83% restants dont la moitié doit être entre le smic et 1,2 smic ce qui est une dèche analogue, pour eux rien. Circulez !
    Peu de précision aussi sur la nature des (gros) travaux annoncés comme "investissement pour l’avenir" alors que l’urgence sociale est celle des plus fragiles économiquement, ceux qui n’ont et n’auront JAMAIS besoin de TGV et autres "chantiers" destinés à enrichirs les actionnaires du BTP et autres majors du CAC 40.

    La crise c’est génial : on prend l’argent des générations futures, celui du peuple et on transforme çà en quelques emplois pour faire bien et quelques fortunes vite abritées dans d’exotiques coffres forts...

    Attendre une politique sociale de NS, c’est comme attendre une politique pacifique d’un type comme GWBush ! Pas réaliste... et pas élu (soutenu) pour çà. Fallait voter autrement. Encore 3 ans à tenir.



  • Thierry LEITZ 4 février 2009 14:08

    Cher Monsieur,

    Vous avez raison de dire que "garder le cap" comme s’en flattent les membres de ce gvt n’est pas une réponse adaptée, surtout si ce cap n’est pas le bon. Le "chèque en blanc" fait aux banques, l’absence de contraintes de saine gestion (plafonnement des revenus et privilèges) aux bénéficiaires d’aide publique, l’inertie monétaire et fiscale en sont quelques exemples. Quant aux "1000 travaux", ils ne sont pas à la mesure des problèmes qui sont devant nous.

    Déja parce que les investissements annoncés étaient dans les dossiers et ne seront qu’avancés. Ensuite parce que la plupart d’entre eux vont faire la fortune des actionnaires de grands groupes de BTP. Or l’argent public n’a pas vocation à faire les profits d’une plutocratie vénale jamais satisfaite. Surtout en temps de crise. Les investissements publics devraient plutot aller vers le public notamment :


    - 1/ vers les secteurs PME écofavorables (via des baisses de charges) où la main d’oeuvre est NOMBREUSE et NON DELOCALISABLE, soit : isolation du bâti, énergies renouvelables et recyclage.

    - 2/ vers des EMPLOIS PUBLICS REPONDANT A DE VRAIS BESOINS tels l’encadrement scolaire ou l’aide aux sinistrés de catastrophes naturelles ou autres...

    - 3/ vers une libération, au besoin contrainte via la fiscalité, du foncier de nature à faire baisser le prix du m² de sorte qu’un terrain modeste puisse être acquis pour 30 000€ maxi, ce qui RELANCERAIT TOUT LE BATIMENT

    Tout investissement public à part majoritaire de biens corporels (bétonages massifs et équipements coûteux à fort taux de profit) n’a qu’un impact limité sur l’emploi, et donc les catégories fragiles. Par contre c’est du profit pour les majors du BTP, de l’électrotechnique ou de l’armement.

    A continuer de maintenir les modestes en précarité, voire en exclusion ,qui est l’étape suivante, nous allons vers l’explosion sociale. Le faudra-t-il ? Je ne saurais dire.

    Mais si cela arrive, la conduite obstinée d’une politique favorisant objectivement les puissants, "ceux qui comptent" en sera grandement responsable.

    Je souhaite bon courage à tous !



  • Thierry LEITZ 3 février 2009 14:42

    Non 666 donne les précisions utiles.
    Cooptation, piston, relations, réseaux, cela existe dans tous les milieux "privilégiés". C’est à la fois logique et regrettable.
    Logique car tous nous voulons le bien de nos enfants. Logique aussi car il est clair que des privilèges d’exposition et de revenus ne peuvent être l’apanage de quelques-uns : il faut donc exclure si possible la concurrence.
    Regrettable car c’est un frein au pluralisme, à la notion d’égalité et de seul mérite et talents qui justifie les distinctions sociales (selon la DDHC).

    Mais ce qui est scandaleux, c’est le niveau de rémunérations de cette nouvelle aristocratie qui se croît issue de la cuisse de Jupiter. Top managers, traders, acteurs, chanteurs, sportifs médiatisés, vedettes TV.

    Rien ne justifie leurs revenus dépassant 50, 100 voire 1000X le smic.

    Il ne s’agit pas de "mettre tout le monde au smic". Ni d’ostraciser une catégorie de la population. Juste de dénoncer un système qui survalorise des symboles, qui crée des icônes à adorer sans jugement, des phares pour éblouir nos regards nous privant de tout discernement.

    C.Clavier, ou Depardieu sont de bons acteurs certes. Goldman et Johnny ont un immense talent certes. Bigard est marrant et Gourcuff joue super bien au foot...certes. Mais pourquoi devraient-ils se balader sur des millions d’€ alors que, de leur propre aveu, "il ne faut pas faire ce métier pour l’argent, mais par passion, pour le plaisir de donner..." Ah que oui ! Tout le monde applaudit en admirant l’engagement sincère des stars et leur dévouement à leur art. Mais alors, une rétribution plus modeste ne leur suffirait-elle pas ? Ce qui leur éviterait de payer une fortune des conseillers en évasion fiscale ou de devoir "s’exiler" loin des regards du Trésor public ? Ce qui permettrait de financer la pratique des arts et sports partout dans le pays, pour le plus grand bien de notre jeunesse qui se désespère et se dévalue.

    Idem pour des autres hauts revenus. Solidarité entre patrons (certains galèrent à 2000€/mois quand d’autres gagnent çà à l’heure) solidarité entre artistes, entre sportifs, entre médecins, entre enseignants, entre retraités bref entre les français de toutes situations qui sont sortis durablement du besoin et les autres à qui il est légitime d’accorder un soutien adapté, facteur de progrès et de paix sociale L’écart de revenus ne devrait pas exceder 30X, ce qui permettrait de résoudre la fracture sociale et de traverser les trous de croissance qui risquent de devenir la règle dans l’occident aisé où nous vivons.

    Qui, sinon l’Etat via la fiscalité est le mieux placé pour édicter les règles nouvelles de solidarité entre les gens, afin que ceux qui ont beaucoup n’aient pas "trop" et que ceux qui ont peu n’aient pas "trop peu".

    L’extrême richesse comme l’extrême pauvreté sont des déviances qui délitent les sociétés civiles.
    Vouloir les maintenir, c’est vouloir l’ancien régime voire la dictature plus ou mopins éclairée.

    C’est n’est pas acceptable en République.



  • Thierry LEITZ 29 janvier 2009 01:04

    La décroissance ou "croissance négative" (ha ha, ce Mr Woerth, quel boute en train !) n’est qu’une diminution d’une année sur l’autre du PIB ou somme des valeurs ajoutées des toutes les entreprises sur le territoire.

    Le PIB français est environ de 2240 milliards d’euros à partager en salaires nets, cotisations sociales, réinvestissement dans l’entreprise, dividendes et bonus, impôts et taxes. Bien.

    Ce PIB n’augmente que de 1 ou 2 % par an ces dernières années. Peu mais sur 2240 Giga€, çà fait des ronds. A se repartager, comme chaque année. Et là est le problème.

    Depuis 30 ans la part "dividendes" a cru plus vite que les autres. Les parts perdantes sont salaires et impôts. Bref, ce qui va à la majorité des gens, contributeurs collectif à la création du PIB.

    Or tout se passe comme si les actionnaires étaient les auteurs véritables de la croissance. De par leur possibilités financières, ils peuvent déléguer l’usage d’une partie de leurs avoirs -investir- en contrepartie de la quasi garantie d’un accroissment substantiel desdits avoirs. Je te confie mon blé, je veux du 15% annuel mini ou je retire tout. Je veux des dividendes même si c’est la crise. T’as qu’à dégraisser, je m’en fous. Ou différer ton investissement en machines ou R&D... qu’est-ce que j’en ai à foutre moi du R&D ? Cà rapportera quand ? Je s’rais mort d’ici là, alors, hein ? Tiens tu peux aussi créer une structure off-shore pour isoler tes profits de l’opérationnel qui nous gonfle avec ses salaires cotisations et impôts ! Super non, moins d’impôts, c’est plus de dividendes, mec. Et pis tu peux faire une déloc. au Laos, les salaires c’est rien, et pas de cotisations à la con ! Alors, tu vois, j’ai des idées : bouge toi ou je me barre avec mon fric.

    Vous avez noté : sur les 5 destinations de la croissance, celle du profit aux actionnaires rafle la mise et met la pression pour que rien ne change, sauf en hausse des profits, par tous moyens.


    - La juste rétribution du travail et de la compétence : différé ou enterré dans les délocalisations

    - La préparation de l’avenir par l’innovation et l’outil efficace : différé ou réduit au maximum

    - La contribution à la sécurité sociale : versé à contre-coeur et attaqué via la législation

    - La contribution via l’impôt au patrimoine collectif et à l’avenir : contourné via les paradis fiscaux ou la fraude

    Certes, beaucoup de monde autour du gâteau PIB. Mais une répartition injuste et deséquilibrée qui tend la société, installe la pauvreté, creuse les déficits et obère l’avenir du peuple.

    C’est cette répartition qui doit changer. Par la loi, de préférence. Mais quand la loi est faites selon les souhaits des actionnaires de référence (on ne parle pas de petit porteur avec ses 5000€ en sicav...), rien ne sera laché en direction des classes modestes, qui elles, n’ont plus de marges de manoeuvre et qui touchent le fond chaque mois vers le 20. Par contre, amplification des privilèges pécuniers des hauts dirigeants, politiques, stars des médias, sportifs et autres artistes connus qui, incroyable, VALENT de gagner 100, 200, 500 ou 1000X le smic ! Vaste fumisterie. A refuser d’urgence.

    DONC, même avec une croissance 0, même avec une petite récession, si le PARTAGE du PIB est plus équitable, tout le monde garde le sourire et on avance. Ceux qui gagnaient beaucoup devront juste faire une pause et atterir. Pour laisser respirer l’ensemble de la société.

    Fouettez le cheval qui peine, et il crèvera dans son effort, à moins que, dans un ultime sursaut, il vous envoie loin de lui. A bon entendeur...

    PS : je ne dis pas çà pour moi, ni par jalousie stérile. Je vis (à 4) avec 1500€/mois, maison payée et je peux encore faire avec moins. Mais c’est pour ceux qui galèrent vraiment et nos enfants qu’il faut se battre.



  • Thierry LEITZ 29 janvier 2009 00:04

    Juste une chose : quelle est cette bête sauvage à 7 têtes et 10 cornes qui montait de la mer et qui porte ce nombre 666 ?

    Dans la Révélation tout est en signes ou symboles :
    La bête (du grec therion, monstre cruel, effrayant, féroce) représente une puissance dominante, une force politique. Des puissances politiques sont décrites sous les traits de bêtes en Daniel chap.7 et 8, très précisément. L’emblème national de nombreux pays est une bête sauvage, on le sait. Mais cette bête-là avec son n° 666 est la synthèse de toutes celles qui ont dominé un temps. Elle représente l’ensemble du pouvoir politique humain au temps de la fin. Elle tient son autorité du grand dragon, Satan, celui qui égare la terre habitée toute entière (Rév. 12:7-9 ; 13:1-2) Elle monte de la mer...
    La mer : masse immense agitée et indomptable décrit bien la société humaine qui reconnaît et délègue un pouvoir à ses représentants politiques
    Les 7 têtes représentent les 7 puissances ou empires qui ont dominé leur époque et notamment le peuple de Dieu (les Juifs jusqu’en 70, les chrétiens ensuite). Dans l’ordre : l’Egypte, l’Assyrie, Babylone (les Chaldéens), l’Empire Médo-Perse, la Grèce (Alexandre puis ses 4 généraux), Rome et enfin la double puissance Anglo-Américaine au temps de la fin, la 7ème tête. (la dernière accessoirement)
    Les 10 cornes représentent les hommes forts à la tête de ces empires, 10 évoquant le nombre complet le ces dirigeants terrestres (ex. en Daniel 8, Alexandre le Grand est la "grande corne" subitement abattue et remplacée par 4 cornes plus petites)

    Les chiffres 7 et 10 sont utilisés souvent dans la Bible pour décrire ce qui est complet ou suffisant. Dans cette logique 6 apparaît comme incomplet ou insuffisant : n’est-ce pas ce qu’on peu dire de la domination humaine qui se signale à la fois par ses insuffisances au bien et par sa brutalité, son penchant autoritaire ou tyrannique ? Répété trois fois, ce caractère négatif est souligné : 666 est donc très imparfait, très insuffisant. "C’est un nombre d’homme" (Rév.13:18) et donc, pas de Dieu.

    Que ce nombre fasse fantasmer peut se comprendre, la Révélation elle même lance un défi à l’intelligence pour qu’on tente d’en calculer le nombre. Mais aussi du fait que cette bête semble fabuleusement irresistible. Avoir son nombre, est-ce vouloir une part de sa force ou la marque de soumission au dragon qui fonde cette autorité ? Les deux sans doute. Car Satan, le grand dragon, le serpent originel EGARE la terre habitée toute entière et se transforme de surcroît en "ange de lumière"(2Cor.:11:14). Il favorise ceux qui lui font allégeance à travers la bête politique. (Rév. 13:16-17) Cet éclairage est un défi à nos consciences d’hommes libres et responsables dans les limites que nous mettons à l’obéissance aux autorités, en considération des critères de justice de Dieu énoncé dans cette même Bible.

    Merci de m’avoir lu. Sachez que la suite de Rév. 13 est tout aussi passionnante car elle nous amène au 20è siècle d’une façon surprenante et pertinente. Un texte à redécouvrir.

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