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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 1er janvier 2009 00:01

    Entre les deux tours des élections de 2007, j’ai envoyé ce billet sur le blog ’Club des vigilants.com’ :

    "En démocratie, c’est le nombre qui est censé définir l’orientation des lois. Et l’intérêt général devrait être celui du plus grand nombre...
    Or, quel groupe est le plus nombreux ?
    Clairement celui des modestes, comme l’atteste le salaire médian (1400€/mois)
    Alors, pourquoi la droite l’emporte-t-elle depuis 1995 ?

    En 1995, Chirac, homme cordial, "sympa" fait une campagne toute en sueur sur la fracture sociale, "la France pour tous". Bingo ! E.Balladur en comparaison faisait trop "administrateur", bref pas très engageant, trop élitiste.

    En 2002, la sur-médiatisation anxiogène de l’insécurité fait le lit d’une demande d’ordre au besoin répressif sur fond de xénophobie croissante. La suite on la connait. Rideau...

    En 2007, fini l’insécurité. De délinquance plus d’échos, tout est sous contrôle, apparemment... Au delà des programmes-promesses intenables, c’est l’impression qui fait le vote, le sondage qui crée l’adhésion au "gagnant" probable. En résumé :
    1995 l’intox par Chirac ; 2002 l’intox par les médias ; 2007 l’intox par Sarkozy et les médias.

    Il est hypocrite de prétendre que la course au profit aidera à mieux répartir les richesses ; il est pareillement hypocrite d’affirmer que ces victoires électorales furent l’effet d’un peuple idéologiquement libre et éclairé.
    J’y vois l’effet pervers de la médiacratie en action, de l’audace politicienne élevée au rang de vertu...

    C’est d’un tel défi à la logique...

    Alors, quand sortirons-nous de ces ornières ?
    Le score de F. Bayrou à cet égard, est encourageant. Allez, encore un effort !"

    Il semble que l’intox a encore de beaux jours devant elle. Même si le web ouvre des espace d’echanges, une masse considérable de citoyens se désintéresse de cet aspect du web et répugne à pousser sa réflexion pré-électorale se fiant à des impressions-émotions largement suscitées par l’image familière de la TV, laquelle est -et sera de plus en plus- un pur outil de propagande.

    Bonne réflexion à tous !




  • Thierry LEITZ 31 décembre 2008 08:23

    L’exempe de Muhammar Yunus en Inde prouve que la "finance" peut être mise au service du partage et apporter un soulagement durable au plan matériel. C’est le micro-crédit, le bon côté de l’endettement : acquérir quelque chose d’utile à un prix modique avec un étalement du paiement compatible avec les ressources prévisibles de l’emprunteur. En l’occurence, la chose utile n’est pas une maison-fétiche -symbole du rêve américain et surpayée pour cause de spéculation, mais un outil de production modeste, qui s’autofinance sur une durée courte et permet 1/de vivre de son travail, 2/d’envisager son avenir et celui de ses proches, 3/de pacifier les esprits, etc.

    Le problème moral du capitalisme revient au centre du débat d’où on a toujours voulu l’en exclure : c’est le niveau de richesse acceptable ou la moyenne souhaitable POUR TOUT HUMAIN. Sauf à considérer des classes d’humains supérieures et inférieures, il n’est pas légitime, ni juste que l’on soit massivement en surpoids dans certains endroits du monde et que l’on défaille de faim ailleurs. Il n’est pas légitime de posséder plusieurs toits quand ailleurs une tôle ondulée et rouillée protège à peine de la pluie. Il y a donc en corollaire de ce revenu minimum, un revenu maximum théorique qui pourrait se situer à 30 à 50X le minimum, selon les pays, la réduction des inégalités devant inspirer toute action publique.

    Un revenu minimum d’existence de l’être humain devrait être compris et recherché partout : celui qui donne accès à l’eau propre, la nourriture dans la ration physiologique selon l’individu et le climat, une gestion des déchets compatible avec la santé, un toit offrant l’intimité et protégeant des aléas climatiques, un lit, une table et de quoi s’assoir, l’accès aux soins de base, une part de confort électrique pour la conservation de la nourriture, la communication de base, la lumière pour lire, travailler et se rencontrer la nuit plus facilement.

    Impossible d’atteindre celà avec 2$ par jour, revenu de la moitié des habitants de cette planète !

    Il en faudrait plus, selon l’endroit certes, mais ce "plus" changerait le monde.

    Et donc, moins pour ceux qui ont trop, et ce "moins" changerait le monde.

    Qui est prêt à avoir "moins" ?
    Pas grand monde hélas, d’où nécéssité absolue de l’impôt qui légalise le partage et dépersonnalise l’acte de charité et en faisant une noble action collective.

    Hélas, partout l’impôt est attaqué, par ceux qui ont largement dépassé la moyenne de revenu de leurs concitoyens, par la classe moyenne qui voit plus l’impôt que le revenu, et même par ceux qui bénéficient de sa redistribution. Chez aucun il n’y a de rélfexion à la fois critique et altruiste de l’impôt.

    Les premiers, les riches ont conçu et alimenté les paradis fiscaux, les niches fiscales et les conseillers en évasion.
    Les seconds, sur qui repose la viabilité même des Etats se sentent seuls à porter le fardeau de la solidarité et oublient dans leur critique qu’ils en bénéficient également et disposent de ressources très supérieures aux suivants.
    Les troisièmes, exonérés d’IR en général, répètent volontiers qu’il y a trop d’impôts, que l’Etat se goinfre, ce qui ne veut rien dire, le débat étant dans l’usage fait des contributions.

    Là y’a plus grand monde. Plus personne pour s’insurger de ce qui nous attend : un budget grevé par un poste appelé à devenir le 1er de tous : les INTERETS DE LA DETTE.
    Après le DEFENSE, le service de la DETTE sera le gros budget de l’Etat qui ne sert pas ses citoyens. A eux deux, 100 milliards d€ par an, pour notre pays, une situation semblable existant ailleurs SURTOUT là où se combinent gros effort de défense et immodestie de l’Etat. Les plus vertueux étant les scandinaves.

    Ainsi nos impôts vont majoritairement servir deux causes :
    1/celles des fabricants d’armes et leurs intermédiaires corrupteurs
    2/celles des rentiers qui placent leurs exédents de liquidités (fric en trop) en bons du Trésor, sûr à défaut d’être rentable (4,3% tout de même)
    Ensuite viendra le reste, détails du genre éducation de nos enfants, hopitaux, environnement, action économique...

    Mais apparement, tout le monde est d’accord. Donc je parle dans le vide. En tous cas, merci de m’avoir lu. Et vive l’impôt PROGRESSIF utile à toute la communauté !
     
    GANDHI : "Il y a assez pour les besoins de tous, mais pas pour l’avidité de tous."



  • Thierry LEITZ 31 décembre 2008 06:55

    @ gdm

    Vos remarques sont assez justes mais ne remettent pas en cause le fond de l’article de G. Bonafi.

    Par contre deux points me paraissent caricaturaux :

    1/ l’endettement dont vous n’évoquez que la face positive, l’accélérateur de transaction d’où croissance. Vous omettez dans la foulée l’essentiel : le remboursement de la dette et ses intérêts qui s’étale sur des années alors que la transaction n’est que ponctuelle et à donné lieu à un enrichissement sûr d’un "vendeur".
    Or quand ce remboursement devient incertain du fait de son poids suite à des risques mal évalués la crise se dessine et induit des comportements de parade (vite refiler le "problème" s’en défaire -via la titrisation par exemple- quitte à mentir -via la notation AA ou AAA desdits titres- et donc au lieu de résoudre son problème on le transfert ailleurs, se croyant malin (je "répartis mon risque" sur des pigeons, en leur vendant des sandwiches à la m.. et ils gobent tout ! ha ! ha !)
    Ensuite quand ce remboursement s’avère impossible, la crise est là, crack. Alors on vend le bien mal acheté (ou vendu avec trop de dette, c’est selon) mais comme on est pas seul, les prix baissant il faut aller vite et baisser encore... çà ne couvre même pas le crédit, même pas les intérêts parfois, aïe aïe. Bien sûr l’acheteur est viré, à la rue, çà on s’en fout, mais il y a encore une perte sèche. Et personne pour l’assumer.
    Enfin le système financier se coltine toute cette m... et la refile aux Etats car il refuse ou est incapable d’en endosser la responsabilité, bien qu’au départ il applauidissait des deux mains (comissions, intérêts surtout).
    Et derrière l’Etat il y a tous les agents encore solvables à qui il faudra bien un moment "prendre du blé" pour combler les trous laissés par d’autres tels ci-dessus. Cà, c’est encore à venir, on ne sait pas trop comment, enfin on verra.

    2/ "l’Etat", que vous réduisez à un spoliateur et un menteur. Est-ce parce qu’il prélève des impôts ? Ce serait une vision très étriquée... Vous le dites incapable de gérer la monnaie... Mais pensez à celà : l’Etat est une entité VIRTUELLE situé quelque-part entre peuple et élites. Qui insuffle ses décisions ? L’UE (Etat des Etats, les parlements (groupe élitiste peu représentatif) les lobbies (groupe élitiste concentré sur des buts précis) les gens de cour (élite composée de hauts fonctionnaires, banquiers, célébrités diverses des affaires ou médias). Ainsi, si l’Etat représente une entité nationale, il est dirigé par l’IDEOLOGIE des élites précédentes qui insufflent ses décisions, vous pouvez même mettre un nom sur des personnes physiques. Où est la "démocratie" là dedans ? A la marge, pour donner le change, pour que rien ne change. Alors accuser l’Etat de tous les maux, c’est oublier, ou pire, vouloir faire oublier QUI sont les vrais auteurs des orientations publiques qui touchent des populations entières, souvent à leur détriment. Un crime contre la raison.
    Ainsi, les élites décident, les citoyens de base 1/travaillent, 2/paient et 3/consomment en regardant la TV pour oublier 1/ et 2/.

    Allez, bonnes réflexions à tous pour 2009 !



  • Thierry LEITZ 24 décembre 2008 00:58

    J’accepte que 40 milliards € soient consacrés à la "défense" chaque année SANS DEBAT AUCUN sur les questions connexes (quel ennemi, menaces réelles, moyens apporpriés, conséquences d’une riposte, d’un embrasement, etc) et que, dans ce budget énorme, une part importante soit destinée à relancer l’arsenal NUCLEAIRE au mépris du TNP, de la démocratie et de l’IDEE EUROPEENNE.

    J’accepte aussi que mon pays soit impliqué à hauteur de 50% du coût d’ITER en tant que pays hôte, alors que ce projet international est une tour de Babel technique, financière et juridique sur 50 ans. Le doute sur la validité technologique et plus encore industrielle, la certitude sur son coût énorme (15 mds€) et potentiellement explosif (syndrome du "au point où on en est, pas question de reculer" comme en Irak ou avec Superphenix -qui a au moins eu le mérite de PRODUIRE du courant, lui)

    J’accepte que les multinationales de l’armement, dont nous sommes pourvus, et celles du tabac prospèrent sur la misère et la maladie, surtout des pays les plus pauvres.

    Etc. etc.

    Je me console en me disant que je n’ai pas vôté, et ce que j’observe me conforte dans l’abstention durable...



  • Thierry LEITZ 23 décembre 2008 23:44

    Si plus de gens travaillent le dimanche (encore faudrait-il qu’il en ait du taf en trop), outre l’impact négatif sur la vie associative et familiale, comment iront-il en balade au resto, au ciné, ou à tout autre lieu touristique où des gens travaillent le dimanche depuis des lustres sans qu’on en fasse un tel cirque.

    Des secteurs de services, notamment d’assistance et du tourisme, le commerce en décembre ont seuls vocation à fonctionner le dimanche. C’est le cas depuis toujours que je sache, et cela fonctionne assez bien, avec des personnels qui ont intégré cette composante du métier qu’ils ont CHOISI et qui repose sur le fait que la majorité de leurs clients ou usagers SONT PRECISEMENT EN TEMPS LIBRE LE DIMANCHE.

    ARRETONS DE DRESSER LES FRANCAIS LES UNS CONTRE LES AUTRES !

    NE TOMBONS PLUS DANS CE PIEGE DE CE POUVOIR SOURNOIS QUI TENTE DE CACHER SES 
    ERREMENTS DRAMATIQUES SUR LES SUJETS ESSENTIELS !

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