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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 11 décembre 2008 07:46

    Baisse des impôts dites-vous ?

    Avec les 500 niches fiscales, la moitiés des français exonérés, que voulez vous faire de plus ?
    Et les déficits tels qu’ils sont ? Voyez l’équipe Bush aux US. La baisse d’impôts, ils n’ont que çà comme solution, et avec quels résultats ?

    Je crois que le problème profond est celui des inégalités de revenus qui sont telles que le système se grippe. D’une production de richesse collective ne peut résulter une telle confiscation au profit d’une minorité décidant seule au mépris de toute démocratie.

    La fiscalité, c’est le garde fou, l’outil de peréquation, le Robin des Bois économique.

    Or elle est attaquée de partout. Y compris par des bien-pensants (enfin en apparence) qui veulent nous faire croire qu’en redonnant 10% de revenu à quelques ménages aisés on relance la conso ? Cela va plutôt faire enfler des comptes en banques et autres placements défiscalisés bien sûr !

    La conso, c’est le reflexe -obligé- des bas revenus. Alors, vont-ils se ruer sur des flat-tv made in china ? On peut le craindre, mais bon, c’est du ponctuel. Tout de même, trois remarques :

     1/ tout produit taxé à 19,6% rapporte au Trésor et crée une richesse dans les activités d’import, distribution, transport et sav, tout çà au profit de FRANCAIS. Une part assez faible revient aux "chinois".

     2/ quelle est la structure de consommation d’un ménage modeste ? Alimentaire, logement, chauffage, services divers... C’est fait en Chine, tout çà ?

     3/ que beaucoup de produits manufacturés soient faits ailleurs, ce n’est pas les français qui l’ont voulu et organisé. C’était une stratégie de croissance forte et continue DES PROFITS au détriment des SALAIRES et des IMPOTS.

    Donc oui, une relance par le consommation se défend. Mais il faudrait l’assortir de certaines incitations "citoyennes" voire économiques, telle une taxe sociale frappant les produits venant de pays à bas salaires, au motif ethique qu’un commerce non-équitable (unfair trade) doit être combattu par tout Etat se réclamant des droits de l’homme.

    Evidemment, un tel Etat ne pourrait en aucun cas ni construire ni vendre des armes, quelles qu’elles soient. On est en plein rêve, je sais. Et j’accuse.

    Ce qui m’amène à parler du fabuleux gachis de ressources nettes dans les industries de la mort. 40 milliards € par an de dépenses militaires en France, idem en Allemagne et idem en GB. 120 milliards par an à eux trois. POURQUOI ?
    Utilisés à des fins civiles, ces sommes permettraient le plein emploi et l’éradication de la misère ici et en partie ailleurs puisque ces foutues armes sont achetées par des dictateurs véreux qui maintiennent leurs populations dans la précarité la plus vile.

    A coté de çà, le Plan de relance de Douai, 26 milliards DE DETTE EN PLUS pour nos enfants, c’est surtout un faire valoir de dirigeant en mal de popularité. Et un poste sympa pour un friqué de plus qui s’ennuie ferme à l’UMP.





  • Thierry LEITZ 11 décembre 2008 06:59

    Voir des héros en Napoléon 1er ou De Gaulle relève d’une vaste psychothérapie nationale.

    Pour le petit caporal :
    Comme si la victoire dans une guerre était tout. Comme si Napo n’avait pas entraîné dans la mort des millions de jeunes hommes au service de son ambition qu’il a su vendre via les idéaux de la RF et ses talents militaires. Comme si la grandeur d’une nation était quelque chose...

    Pour le grand Charles :
    Comme si la France avait gagné la guerre. Comme s’il n’y avait pas eu Vichy. Comme si nous n’avions pas massivement collaboré via un positionnement idéologique, qui a largement été pour "l’ordre" le "travail", contre les "rouges" et tout autre ennemi désigné dont il fallait "se débarrasser".

    Les excès de pouvoir Napoléoniens même s’ils ont exporté les ideaux républicains, nous ont valu de grandes humiliations des monarchistes en 1815 d’abord, de l’Empire allemand en 1870 à Sedan, les errements nationalistes en 1914 et sa revanche à Versailles en 1919 puis la contre-veangeance allemande en 1939. Dès les années 50, les humanistes européens nous ont -enfin- apporté la Paix.

    L’art politique du Général a réussi à nous mettre au camp des vainqueurs en 45, certes. Mais il a aussi engagé la France, au nom de la grandeur et de la fierté retrouvée, dans de folles dépenses militaires dont nous constatons l’inutilité historique dès lors que l’UE était bâtie dans les esprits d’abord, les faits ensuite. Et ce militarisme s’est prolongé durant la Guerre froide à un coût exhorbitant, l’arme nucléaire, qui a creusé nos déficits, année après année et qui deviendra en 2010 le 1er budget de l’Etat : les intérêts de la DETTE, 60 milliards € par an. C’est aussi çà, l’héritage gaullien.

    Il faut être nourri à une propagande nationaliste pour admirer sans conditions de tels héros. Quand nos politiques d’aujourd’hui s’inspirent de Napoléon, c’est qu’ils lisent l’Histoire avec des yeux d’enfants, mais pratiquent le pouvoir avec un cynisme impérial. C’est à pleurer. Et que De Gaulle s’efface de leurs logiciels au profit de Napoléon serait la pire des hypothèses. Elle est pourtant à craindre...

    Assumer son Histoire est un signe de maturité démocratique. En faire une hagiographie, c’est promouvoir un culte patriotique utile au suivisme des masses dans la guerre.

    A vous de choisir.




  • Thierry LEITZ 11 décembre 2008 05:53

    Le bénévolat comme dit, doit être un choix assumable en toute liberté, sans reproche aigre à l’adresse de ceux qui travaillent contre salaire (souvent modeste en plus). Ce devrait être le fait de ceux qui ont dépassé leurs problèmes matériels et disposent de temps. L’inclusion des actions bénévoles dans la VAE, pourquoi pas... Mais c’est déjà un certain public qui est visé : les chomeurs et précaires. Ils n’ont rien, que la santé et du temps. Et il faudrait qu’ils donnent tout ?

    Ouvrir ainsi le bénévolat aux pauvres en le rendant attractif est tendancieux. On pourra ainsi dresser des précaires contre eux-mêmes avec d’un côté les "bons qui acceptent de travailler à l’oeil" et les "mauvais qui ne pensent qu’au fric (smic)". Même si c’est pour payer un loyer un peu de "manger" et de chauffage ?

    Jusqu’où va-t-on descendre ?

    Déjà, çà cadre bien avec la réduction/suppression de subventions d’Etat aux Assoc. grâce auxquelles chaque contribuable participait à la solidarité, devenant, peut-être sans le savoir via l’impôt, un bénévole, tout en assumant sa propre vie dans une certaine indépendance.

    Avec ce pouvoir et des idées qui suintent les bons sentiments on divise la solidarité en deux secteurs :
     1/ la charité (aider son prochain)
     2/ le nationalisme (tous unis derrière le Chef)

    De quoi colmater la misère qui s’engouffre faute d’Etat organisateur d’une vraie solidarité républicaine et grâce à cette mondialisation du profit qui délocalise le taf et booste les profits.
    De quoi utiliser le reste d’impôts pour :
     1/ payer des intérêts sûrs aux épargnants aisés possédant les bons du Trésor : le "service de la dette"
     2/ faire fonctionner le trafic d’armes au profit d’industriels amis du Président
     3/ maintenir sans enthousiasme la tradition de service public français, en l’affaiblissant pour pouvoir ensuite en critiquer la dérive tout en privatisant ce qui fonctionne.

    MERVEILLEUX !

    Qu’est-ce que ce serait, cher Mr Bruxman, avec une économie VRAIMENT libérée ? Je me le demande !



  • Thierry LEITZ 11 décembre 2008 04:53

    @ Le chat

    Dire que tout est joué pour 2012 est non seulement ridicule (car on en sait rien) mais participe à une forme d’intox par la répétition, méthode qui a contribué au résultat de 2007. A force d’entendre une même idée, on y croit ou pire, on s’y résigne et on la réalise. Trop fort, trop triste, surtout !

    Alors, cher félin, sortez vos griffes et défendez la liberté de penser, d’analyser, de choisir.

    Et si vous êtes pour qu’on remette le (même) couvert en 2012, dites le franchement...

    Moi, non c’est sûr.



  • Thierry LEITZ 11 décembre 2008 04:34

    Assassinat et viols politiques, traîtrises de salons, sourires médiatiques. Je te serre la pince et dès que tu as le dos tourné, je te plante, loin des regards. Et si çà fait mal, tant mieux !

    Les errements (voulus par l’UMP) de la démocratie interne du PS à côté, c’est gentillet.

    Lente dérive vers un Etat policier, contrôlé, contenu, discipliné... L’ordre ou le chaos, comme dit. Soit çà marche par l’intox médiatique soit par le chaos qui "oblige" l’Etat à "reprendre la main" par l’état policier. Dans les deux cas, fin du pluralisme, fin du débat démocratique. Tout le monde le doigt sur la couture et une, deux, une deux.

    Que çà aille bien ou mal peu importe : toujours se mettre en valeur, éblouir l’individu isolé derrière sa télé.
    Avant moi rien, après moi rien. Le plus triste est qu’on ait élu un homme qui pratique ces concepts comme personne, et qu’il y ait encore presque une moitié de français pour l’admirer.

    Le petit reste de démocratie, c’est l’élection présidentielle. Un petit moment de liberté noyé dans une propagande carburant à la bêtise et l’égoïsme. Tâchons d’en faire bon usage dès 2012.

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