Vous dites : « On sait aujourd’hui que Tchernobyl a tué près d’un million de personnes, et il n’est pas irréaliste d’imaginer qu’il en sera au moins de même pour Fukushima. En effet, il faut tenir en compte deux critères : alors qu’à Tchernobyl, un seul réacteur était concerné, à Fukushima, il y en a trois en cause, et puis à Tchernobyl, les rejets ont quasiment cessé, alors que depuis plus d’un an, Fukushima continue de cracher sa radioactivité. C’est ce qu’à confirmé l’IRSN récemment, affirmant : la contamination de Fukushima est chronique et pérenne ».
Mais si on lit attentivement le lien que vous donnez, et qui rapporte des éléments d’information issus de l’IRSN, on constate deux choses :
- D’après l’IRSN, contrairement à votre hypothèse, et en dépit du fait que cette catastrophe concerne 3 réacteurs et non 1 comme à Tchernobyl, l’impact sanitaire et humain devrait être bien moindre ; citation : « La comparaison avec Tchernobyl permet de comprendre pourquoi, alors que l’accident en lui même est plus grave, avec trois réacteurs détruits, l’impact environnemental mais surtout sanitaire sera très inférieur, voire sans commune mesure. D’abord parce que l’émission est inférieure (de dix fois pour l’iode, de trois fois pour les césiums). Ensuite parce que les populations à moins de 20 km ont été évacuées avant les émissions. Enfin parce que l’essentiel de l’émission est partie vers l’Océan Pacifique pour s’y diluer ».
- La pollution chronique et pérenne mentionnée par l’IRSN provient du césium qui s’est déposé dans l’environnement de la central suite aux émissions du mois de mars. Cette pollution est évidemment chronique et pérenne puisqu’il s’agit de produits radioactifs à vie longue, mais contrairement à ce que vous laissez entendre, elle n’est pas liée à de nouvelles émissions.