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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
  • Modérateur depuis le 23/08/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 6 novembre 2007 19:54

    Sincèrement, s’il n’était de vous, je crois bien que je n’aurais probablement pas lu cet article et certainement pas jusqu’au bout.

    En plus, pour les incultes comme moi qui ne regardent que les actualités à la télé (pas celles de TF1 s’entend) et ne posent jamais un regard sur les magazines people, votre article, qui évoque les faits sans les rappeler, demeure relativement ésotérique.



  • Thomas Thomas 2 novembre 2007 07:46

    Concernant le cocktail injecté, il s’agit dans l’ordre de Penthotal (anesthésiant) puis pancuronium (curare) puis chlorure de potassium, tous espacés de 30s.

    - Le 1er est douloureux lorsque l’injection n’est pas strictement intraveineuse (ce qui est possible avec une perfusion mal posée)... et surtout moins efficace. Certains sujets ont en outre naturellement une moindre sensibilité.

    - Le second crée une paralysie musculaire, y compris respiratoire, qui peut s’avérer très angoissante si le sujet est encore conscient. Mais au moins, il ne risque plus ni de se débattre ni de culpabiliser par ses cris le public venu le voir mourir.

    - Le troisième est censé provoquer un trouble du rythme cardiaque fatal. Son injection, même correctement réalisée, est excessivement douloureuse.

    - Les dosages ont peu d’importance à ce stade (beaucoup de tout)

    Je vous laisse imaginer ce qui peut se produire lorsque la voie veineuse a été mal posée, que le produit diffuse non pas dans la veine mais en sous-cutané tout autour (très douloureux). Il se crée alors une sorte de réservoir qui diffuse progressivement et l’effet pharmacologique s’étale sur environ 30 minutes !!

    Il y a des témoignages d’exécutions qui foirent ainsi (cas de Timothy Mc Veigh, l’auteur de l’attentat de l’Oklahoma building).

    Avec l’esprit très « Ancien Testament » qui caractérise nombre d’Américains, notamment dans les « Red states », les états traditionalistes et républicains, où l’idée de douleur rédemptrice est solidement installée, un châtiment qui s’apparente à la torture est peut-être perçue comme « la cerise sur le gâteau », ce qui explique qu’on maintienne sans état d’âme pour des suppliciés humains ce que l’on interdit pour la pratique vétérinaire.



  • Thomas Thomas 28 octobre 2007 20:41

    @Leon

    Je parle de contreparties dans un sens très général. Je pense en effet que les conditions de travail préoccupent plus nos jeunes médecins que leurs revenus. L’exercice solitaire est notamment un facteur majeur pour expliquer le rejet de l’exercice rural. Aucune compensation financière ne peut rendre acceptable de se retrouver de garde tous les jours ou un jour sur deux. Lorsque le C des généralistes est passé de 20 à 22€, l’assurance maladie n’a quasiment enregistré aucune progression de ses dépenses car les généralistes ont utilisé cette augmentation pour... réduire leur activité, pas pour gagner plus. Travailler 10% de moins quand on fait déjà entre 50 et 70h par semaine, ce n’est pas rien.

    Et on en revient au problème démographique. Il n’y a pas assez de médecins actuellement pour assurer, même de façon imposée, une densité confortable (pour les praticiens et les patients) partout en France. Alors chaque médecin qui s’installe s’assure de ne pas être trop éloigné d’un confrère. Chaque médecin de campagne qui part en retraite sans trouver de remplaçant crée une charge importante pour ses rares confrères les plus proches.



  • Thomas Thomas 28 octobre 2007 13:10

    L’argument « ce n’est pas un métier ordinaire » est un peu éculé et très récurrent. Il est surtout bien pratique pour empiler les contraintes (gardes, horaires, disponibilité, responsabilités, honoraires encadrés, ...) mais on l’entend assez peu lorsqu’il s’agit de contreparties légitimes.

    La population veut le beurre et l’argent du beurre (des médecins partout mais en limitant au maximum les cotisations sociales) et n’hésite pas, comme vous le faites si bien, à reprocher aux médecins de vouloir défendre des droits qui sont acquis à la plupart d’entre nous.

    Oui, ce n’est pas un métier ordinaire par ses contraintes morales, légales, éthiques, par sa charge psychologique, par l’omniprésence de la souffrance, ... mais croyez-moi, lorsque nous sommes face à un banquier ou au fisc, la beauté de notre profession ne les émeut pas longtemps, et leurs critères d’appréciation ne nous distinguent d’aucune profession.

    C’est bien beau d’invoquer les spécificités de ce métier, mais c’est trop souvent un argument utilisé à sens unique, pour justifier des contraintes spécifiques, jamais des contreparties.



  • Thomas Thomas 27 octobre 2007 23:22

    @Léon

    L’incohérence du gouvernement est à mon avis ce qui met la puce à l’oreille concernant ses motivations profondes : aboutir à l’existence d’une population médicale déconventionnée de taille significative en faisant porter le chapeau aux médecins (qui, avec le bonus engrangé dans l’affaire, se feront une raison). La liberté d’installation tombe à pic puisqu’elle apparaît comme un pur privilège aux yeux de tous.

    Je ne sais si vous avez pris le temps de lire tous les commentaires mais les arguments pour répondre à vos autres griefs y figurent :

    * concernant les revenus et la convention : ce sont LES PATIENTS et non l’assurance maladie qui payent les médecins (ce qui est une des caractéristiques d’une profession libérale), l’assurance rembourse ensuite les patients ; la seule différence avec une assurance privée tient à son financement (obligatoire et proportionnel aux revenus pour des prestations indépendantes des revenus). Il n’y a aucune différence de statut juridique ou moral entre un médecin libéral remboursé par l’assurance maladie et un avocat libéral remboursé par votre assurance juridique.

    * concernant le financement des études et une soi-disant dette contractée : à quelle profession en France demande-t-on de rembourser ses études ? Aux avocats ? Aux ingénieurs ? Aux techniciens ? Certainement pas ! Tous sont libres d’exercer dans le lieu de leur choix, en secteur privé ou libéral, et de tirer un bénéfice personnel et exclusif des savoirs acquis à l’université. Les parents des étudiants en médecine contribuent déjà au paiement des études par le biais de l’impôt. Ensuite, les médecins sont généralement de bons contribuables qui remboursent de nombreuses fois leurs études au cours de leur carrière professionnelle. Le même principe vaut pour d’autres professions. En cela, l’état et la société tirent déjà un juste retour des savoirs enseignés.

    * concernant la pertinence de restreindre la liberté d’installation : le vrai problème n’est pas tant l’hétérogénéité de répartition des médecins (elle a toujours existé et se retrouve dans nombre de professions) mais l’insuffisance numérique globale, forcément plus visible là où il y en avait déjà peu. Si les médecins étaient effectivement en surnombre dans les zones dites « surdotées », tous ne parviendraient pas à vivre et certains s’installeraient naturellement dans des zones de moindre concurrence. C’est cette régulation à l’installation, parfaitement transparente et libérale, qui est en vigueur depuis l’apparition de la profession. Si demain on administre les installations, y aura-t-il un seul médecin supplémentaire sur le territoire ? Pas un ! On aura juste déshabillé Paul pour habiller Pierre. Remettre en cause la liberté d’installation est une fausse bonne solution et ce gouvernement est trop malin pour ne pas le savoir. Je concède volontiers que cette liberté a tout d’un privilège (nullement limité à cette profession) mais j’affirme que la restriction de cette liberté ne résoudra rien ! Le problème de fond est l’insuffisance numérique organisée par tous les gouvernements successifs de 1970 à 2002.

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