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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
  • Modérateur depuis le 23/08/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 18 octobre 2007 19:57

    @Mélanie

    Ne nous voilons pas la face en effet. Avec la liberté d’installation, les médecins défendent un privilège (qui va de soit pour toute profession libérale et n’est remis en question que pour eux). Mais souvent, les intérêts des médecins et de leurs patients peuvent converger. En l’occurence, ils risquent les premiers de faire les frais d’un déconventionnement massif que le gouvernement espère bien provoquer. La remise en question de la liberté d’installation n’est qu’un prétexte efficace car 1. les médecins y sont très attachés 2. beaucoup n’ont pas le choix pour des raisons familiales, notamment le travail du conjoint.

    Quant à la liberté d’organiser son emploi du temps, c’est l’apanage de toutes les professions libérales. Les libéraux n’ont ni congés payés ni RTT, donc s’ils s’absentent un jour, ils l’assument financièrement ou doivent rattraper leur travail à un autre moment. Si le numerus clausus n’était pas aussi serré depuis longtemps, les médecins absents trouveraient des remplaçants ! C’est même une obligation déontologique mais aujourd’hui les remplaçants ont 3 fois plus de propositions que de disponibilités !



  • Thomas Thomas 18 octobre 2007 01:27

    @Hélène

    J’ai bien conscience que, dans un système de soins privatisé, les médecins ne seraient plus que des prestataires... payés grassement pour vous délivrer les soins les plus parcimonieux et respectueux des bénéfices des actionnaires. Aucun médecin français ne peut le souhaiter, mais sincèrement, qui a le plus à y perdre ?

    Nous ne vivons pas « au crochet » d’un système public. Nous vivrions sans doute mieux en dehors. Voulez-vous prendre les paris ? En acceptant d’être conventionnés, nous soutenons ce système bien plus que nous en profitons.

    Notre profession a ses brebis noires comme toutes les autres. Croyez-vous que la privatisation soit le remède ?



  • Thomas Thomas 18 octobre 2007 01:00

    @Mélanie,

    Si je comprends bien, votre métier consiste à inciter des médecins à prescrire de nouvelles molécules coûteuses et sans bénéfice pour le patient... puis à le leur reprocher en tant que patiente ! N’y a-t-il pas là comme un paradoxe ? Pourquoi ne pas vous en prendre aux laboratoires qui les vendent ou aux autorités qui les valident... en parfaite connaissance de cause ?

    Ensuite, vous semblez avoir choisi de vous installer dans le Sud... mais les autres devraient accepter d’aller ailleurs ?

    La majorité des médecins n’ont pas les avantages très cliché que vous décrivez. Si vous n’êtes pas satisfaite de votre médecin et puisqu’il y en a tant dans le Sud, pourquoi ne pas en changer tout simplement ?

    Quant à l’inéquité des franchises médicales, les premiers concernés, les patients, réagissent mollement et avec fatalisme. Pourquoi les médecins devraient-il faire plus qu’eux ?



  • Thomas Thomas 7 octobre 2007 19:07

    Je commence à entrevoir le plan cynique que le gouvernement nous prépare, à nous médecins et à toute la population :

    - temps 1 : sous prétexte de mettre des médecins dans les campagnes (alors que l’état s’en moque depuis des années et n’a pas l’intention de leur apporter autre chose que des médecins), on met le couteau sous la gorge à un grand nombre de médecins, leur laissant le choix entre l’exil ou le déconventionnement.

    - temps 2 : face à ce chantage, un nombre significatif de médecins préfère le déconventionnement. Crise démographique oblige, ce choix se révèle viable pour eux car le besoin de soins augmente et la population médicale diminue. Donc bon gré malgré la population accepte de payer des médecins non conventionnés.

    - temps 3 : des assurance privées fleurissent pour faciliter l’accès aux médecins non conventionnés

    - temps 4 : la sécu perd sa raison d’être ou ne s’adresse plus qu’à la population qui ne peut payer les assurances privées... et on fait porter aux médecins le chapeau de la fin de la solidarité nationale.



  • Thomas Thomas 6 octobre 2007 01:16

    @Cites

    > et là pour le moment je ne vois pas de propositions à part « donnez plus de pognon et on reflechira peut être »...

    Le message actuel des internes n’est pas « donnez-nous du pognon », il est « pas de remise en question de la liberté d’installation, juste des incitations ».

    > on a vu l’efficacité tonitruante que ça a eu sur la prescription de générique... et là on ne peut pas dire que c’était méchant comme contrepartie...

    Il faudrait analyser le rôle majeur des pharmaciens dans la [non]substitution. Je vois aussi souvent dans les pharmacies des clients qui refusent catégoriquement le générique.

    > On pourrait toujours rester dans l’incitatif en divisant par deux le coût des consultations en ville et en doublant celle en zone rurale ? ? ?

    Sans doute pas dans cette proportion mais c’est une excellente piste. Déjà ×1 ou Û2 ferait une différence de ç5% à +108-10%à la fin du mois.

    > Plus sérieusement, on pourrait arrêter pendant par exemple 10 ans les augmentations du coût de la consultation dans les zones ou les medecins sont en nombre suffisant et l’augmenter chaque année dans les zones sinistrées. (Savant dosage de carottes et de batons).

    C’est un peu pareil, en plus indolore.

    > Et puis pour les medecins qui ont voté Sarko (j’espère pour l’auteur que ce n’est pas son cas...), qu’ils ne viennent pas se plaindre, à leur place je ferai plutôt profil bas car ils l’ont quand même bien cherché :). Désolé pour cette fin un peu troll mais j’ai pas pu me retenir.

    J’avoue que je m’en amuse bien aussi. Mais sur la liberté d’installation, il y a authentique tromperie de Sarkozy parce qu’il avait promis de la respecter.

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