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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
  • Modérateur depuis le 23/08/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 5 octobre 2007 19:57

    Vous avez une vision très administrative de la médecine. Votre raisonnement ne vaut que si vous transformez tous les médecins en fonctionnaires. L’Angleterre l’a fait... avec le succès que l’on connaît à son système de santé. Notre système de soin tient en bonne partie sur la charge de travail considérable qu’acceptent la plupart des médecins, faute de quoi la crise démographique serait bien plus grave. Pour accepter ces horaires, le système libéral vaut toutes les incitations.

    >Etant payés à 95% par nos impôts...

    Arrêtez donc de voir cela comme créant une obligation morale pour les médecins. C’est avant tout une chance pour la population. Si les médecins étaient payés par des assurances privées, ils ne s’installeraient que dans les régions où les patients sont solvables.

    Le déconventionnement aurait rigoureusement le même effet puisqu’il contribuerait à l’apparition d’assurances privées finançant l’accès aux médecins non conventionnés. Le conventionnement est également une chance pour la population et l’accès aux soins.

    > localisation administrative" en fonction de leur classement

    Ipso facto, vous risquez de créer une médecine à deux vitesses puisque les meilleurs choisiront les villes et les autres se retrouveront à la campagne.

    Toutes les solutions que vous évoquez contribueraient à ancrer une médecine à deux vitesses. Il faut au contraire créer un élément de motivation qui s’adresse également aux bons et aux moins bons médecins si vous voulez préserver l’homogénéité de l’offre de soins.



  • Thomas Thomas 5 octobre 2007 19:42

    Il semble effectivement judicieux d’élever le niveau de la réflexion de la démographie médicale à celui plus global de la désertification des campagnes.

    J’ai passé ma jeunesse dans un petit village de Haute-Savoie où il est effectivement impossible de mener la moindre activité sans disposer d’une voiture. J’ai vu 2 des 3 généralistes en partir (1 en retraite sans successeur, 1 burn out vers la médecine du travail) et le dernier refuse désormais systématiquement tout nouveau patient. Il faut donc faire 25 km pour pouvoir consulter. Pourtant cette région est, à mon sens (un peu chauvin) une des plus belles de France, riche, assez bien desservie par les transports, ... Moi-même, j’ai quitté ce pays que j’aime toujours et contribué à mon échelle à sa désertification (très relative tout de même).

    Alors focaliser une mesure contraignante sur les seuls médecins pour masquer l’absence de véritable politique d’aménagement du territoire m’agace. Et effectivement, s’il faut que cette seule profession fasse les frais de cette vision tunnellaire de l’état, je comprends qu’elle réclame une forme de dédommagement, dont je ne suis même pas sûr qu’il suffira à motiver les troupes. Tant qu’il n’y aura pas d’école, pas de commerces, pas de... les médecins vivront toute installation dans ces zones comme une punition. A l’inverse, si l’aménagement du territoire suit, il ne sera peut-être même pas nécessaire de les pousser pour qu’ils veuillent s’installer à la campagne.



  • Thomas Thomas 5 octobre 2007 12:23

    @Vilain Petit Canard

    >Arrêtons de pleurer sur des faux malheurs de quelque privilégiés (ou aspirants privilégiés) et occupons-nous des vrais problèmes : qu’est-ce qui fait que en dehors des métropoles, rien n’est fait pour garder les gens ? Plus de cinéma, plus de magasins, d’ailleurs, plus de Poste, plus de boulangerie, plus de poste de Police, plus d’école, et bientôt plus de Mairies avec les regroupements de communes.

    Après avoir reproché aux médecins d’avoir des travers communs à toute la population (considération pour ses intérêts financiers et ses goûts personnels) mais qui apparemment seraient plus répréhensibles pour un médecin que pour un autre citoyen, vous avez finalement mis le doigt sur le vrai problème.

    La désertification des campagnes, l’attraction des villes sont loin de ne toucher que les médecins. Vous semblez exiger le placement contraint des médecins dans des zones sous-peuplées mais pourquoi n’exigez-vous pas avec la même virulence le placement de boulangers, bouchers, coiffeurs, maisons de la presse, d’écoles, ... Si vous faites tout ça, il y a de fortes chances que les médecins viennent spontanément, même sans leur donner de subvention.



  • Thomas Thomas 5 octobre 2007 00:22

    Le plus beau pays, c’est le sien. Je connais bien des gens qui se plaisent dans des régions que je juge inhospitalières et qui ne voudraient surtout pas en partir.

    Ce qui fiche la trouille aux médecins candidats à l’exercice rural, c’est de se retrouver seul médecin à de nombreux km à la ronde, avec beaucoup de déplacements, des gens qui vous connaissent et viennent sans état d’âme frapper à votre domicile privé, la nuit ou le week-end, sans le moindre confrère avec qui se répartir la charge.



  • Thomas Thomas 5 octobre 2007 00:15

    @fabrice

    Avec votre raisonnement, si un jour nous venions par malheur à nous trouver avec un système d’assurance santé privée, quel argument développeriez-vous encore pour affecter les médecins là où ils sont nécessaires ?

    Les médecins sont souvent de gros contribuables et du coup, ils remboursent plusieurs fois leurs études à la communauté au cours de leur carrière. Là encore, si demain l’université était privée, quel argument développeriez-vous pour doter les régions déficitaires en médecins ?

    Dans ces deux cas d’infortune (mais pas si théoriques), vous perdez vos principaux arguments sans résoudre le problème démographique.

    La réponse, la seule dans un régime démocratique : l’incitation, pas la contrainte.

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