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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
  • Modérateur depuis le 23/08/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 4 octobre 2007 20:50

    > La « liberté d’installation » a donné lieu à une surreprésentation des médecins dans les zones suivantes : Paris, le sud-est de la France.

    Cette surreprésentation ne concerne pas que les médecins. Les médecins sont loin d’être la seule profession à préférer les grands centres urbains aux régions rurales.

    > Le choix des fillières a conduit à un manque criant de ressources dans les spécialités telles que les anésthésistes et les gynécologues, et une abondance de radiologues.

    L’évolution démographique actuelle conduit à un manque de tout, les abondances de certaines spécialités sont très relatives. Et un médecin que l’on contraindrait à aller dans une spécialité pour laquelle il n’a ni inclinaison ni dispositions serait il un bon médecin ? L’exercice de la radiologie, de la chirurgie ou de la médecine générale n’exige pas les mêmes connaissances, la même dextérité, la même acuité visuelle, les mêmes qualités relationnelles, ...

    > Pourquoi ? > Parce que dans ces zones résident les patients les plus riches, que ces zones sont les plus agréables à vivre, que les spécialités telles que anésthésistes et gynécologues sont relativement moins bien rémunérées que la radiologie tout en ayant plus de gardes.

    > Si je résume, les médecins libéraux veulent gagner plus de fric avec le moins de contraintes possibles.

    N’est-ce pas le lot de chacun, médecin ou pas ? Le défaut tient surtout à un système de cotation qui indexe les revenus sur les investissements nécessaires (privilégie les spécialités techniques et qui utilisent de gros équipements onéreux) plutôt que sur la pénibilité (gardes, horaires de travail, risque contentieux).

    > La réalité est là, mais personne ne l’affirme ouvertement. Un médecin libéral n’est pas mû par l’intérêt général, mais par ses intérêts particuliers.

    Là encore, quelle différence avec les non médecins ? L’état intervient-il pour que vous puissiez trouver un avocat ou un artisan à côté de chez vous ?

    > Dès lors, une intervention de l’Etat, de type législative et/ou réglementaire est devenue indispensable. >On oublie trop souvent que l’essentiel des consultations sont remboursées par fonds issus des prélèvements obligatoires (cotisations sociales, CSG). 20 euros remboursés sur 21, ca fait un pourcentage au dessus de 95%. >Les rémunérations des médecins conventionnés sont donc financées à 95% par les impôts prélevés sur les revenus des français. > Un tel pourcentage de ressources issu de la solidarité nationale, on appelle cela une prérogative. Et les prérogatives, cela se compense par des sujétions.

    Si nous vivions dans un système de santé financé exclusivement par des assurances privées, trouveriez-vous plus normal que les médecins s’installent où ils veulent ? Ce serait pire encore car ils n’iraient que là où les gens sont solvables alors que notre système de solidarité nationale rend tous les habitants également « solvables » et incite donc les médecins à ne pas en faire un critère.

    > A titre de comparaison, le monopole de la SNCF est une prérogative, et il est compensé par des sujétions de service public (désserte minimum dans des zones reculées, etc.)

    Dans certains zones, on est sur des déssertes très très réduites, qui ne valent pas mieux que la densité médicale de ces zones. La SNCF privilégie ouvertement les axes TGV qui sont de véritables vaches à lait.

    >Il serait quand même extraordinaire que les médecins soient tout d’un coup exemptés de contraintes au vu de leurs prérogatives. Il y a un moment où la tarte à la crème de la « vocation médicale » sur le fait de « sauver les vies humaines » doit trouver un minimum de réalisation.

    Mettons effectivement de côté ces clichés qui survivent mal au delà de la période des études. Mais il n’y a aucune raison que, à moins d’avoir pour référence de valeur les planifications soviétiques, on applique des systèmes contraignants spécifiquement aux médecins. Si les revenus des spécialistes sont trop disparates, ré-équilibrons-les pour contrebalancer la pénibilité, si les médecins n’aiment pas l’exercice rural, améliorons la cotation des actes de ce type d’exercice.

    Moi, citoyen des villes, je ne serais pas choqué qu’au nom de la solidarité nationale, la Sécurité Sociale dépense plus pour soigner un citoyen des campagnes qu’un citoyen des villes.

    Moi, médecin des villes, je reconnais volontiers ne pas être attiré par l’exercice rural et je ne serai pas choqué que mon homologue des campagnes gagne plus pour faire le même travail.

    Dans un système libéral voire social-démocrate, on n’oblige pas les gens, on les incite.

    > En espérant avoir été suffisamment polémique,

    Pas polémique, provocateur. smiley



  • Thomas Thomas 4 octobre 2007 14:05

    La régulation à l’installation n’est pas la règle en France en matière d’exercice libéral. Certes les notaires la subissent (mais ce sont en réalité des officiers publics) ainsi que les pharmaciens (mais ce sont presque des commerçants smiley ). L’état se mèle-t-il de réguler la démographie des avocats ou celle des artisans ? Que soudainement, il veuille réguler celle des médecins est une singularité que seuls les besoins de santé publique peuvent justifier.

    Mais en l’occurrence, ce gouvernement assume mal les erreurs de ses prédécesseurs qui ont décidé, il y a 30 ans, d’une régulation comptable du nombre de médecins formés (appelée numerus clausus), fondée sur le raisonnement que « l’offre crée la demande », ce qui revient à dire que les gens sont malades parce qu’il y a beaucoup de médecins autour d’eux ! Pas de médecins, pas de malades ! Avec un sophisme pareil, il vaudrait mieux éviter de remettre des médecins dans les zones où il n’y en a plus si on ne veut pas dégrader l’état de santé de leurs habitants !

    En outre, envisager d’emblée des mesures coercitives alors qu’aucune mesure incitative (j’entends digne de ce nom) n’a été mise en place relève plus d’une planification soviétique que du libéralisme (dont ce gouvernement est en principe le chantre). En outre, on a proposé que des mesures « one shot » d’aide à l’installation alors que les contraintes d’exercice en zone rurale nécessitent plutôt des mesures d’aide à l’exercice.

    Le principe d’une régulation de l’installation, au nom de la santé publique et de l’aménagement du territoire, peut se justifier, pas la méthode envisagée.



  • Thomas Thomas 28 septembre 2007 20:12

    La régulation à l’installation n’est pas la règle en France en matière d’exercice libéral. Les notaires la subissent (mais ce sont en réalité des officiers publics) ainsi que les pharmaciens (mais ce sont presque des commerçants smiley ). L’état se mèle-t-il de réguler la démographie des avocats ou celle des artisans ? Que soudainement, il veuille réguler celle des médecins est une singularité que seuls les besoins de santé publique peuvent justifier.

    Mais en l’occurrence, ce gouvernement assume mal les erreurs de ses prédécesseurs qui ont décidé, il y a 30 ans, d’une régulation comptable du nombre de médecins formés (appelée numerus clausus), fondée sur le raisonnement que « l’offre crée la demande », ce qui revient à dire que les gens sont malades parce qu’il y a beaucoup de médecins autour d’eux ! Pas de médecins, pas de malades ! Avec un sophisme pareil, il vaudrait mieux éviter de remettre des médecins dans les zones où il n’y en a plus si on ne veut pas dégrader l’état de santé de leurs habitants.

    En outre, envisager d’emblée des mesures coercitives alors qu’aucune mesure incitative (j’entends digne de ce nom) n’a été mise en place relève plus d’une planification soviétique que du libéralisme. Le principe d’une régulation peut se justifier, pas la méthode envisagée.



  • Thomas Thomas 28 septembre 2007 14:14

    Franchement, comment peut-on imaginer un seul instant qu’un Sarkozy habitué à ne laisser aucun détail au hasard a pu ainsi exposer une missive personnelle bien en évidence, face côté photographes, par erreur quand tous les ministres rangent soigneusement leurs documents dans une pochette ?

    Du coup, le contenu de la lettre est secondaire. Ce qui important, c’est que tout est DELIBERE dans cet incident. Lagardère a peut-être censuré par réflexe mais Nicolas n’en demandait pas autant cette fois-ci.

    Sarko est-il en train de « préparer les esprits » à la disgrâce de Cécilia ? A moins que ce soit elle qui ne parvient plus à communiquer avec son virevoltant mari et ne puisse plus communiquer avec lui que par courrier papier.



  • Thomas Thomas 24 septembre 2007 19:57

    Je serais assez surpris que Fillon se soit permis un dérapage non approuvé et validé par son seigneur et maître. Sarko n’hésite pas à reprendre ses ministres lorsqu’ils s’écartent de leur faible marge de manœuvre, Fillon n’aurait pas fait exception.

    Je pense que ce dérapage était voulu et calculé pour nous préparer aux mesures à venir. Souvenez-vous que Sarko applique la méthode « Gramsci » sur la préparation des esprits.

    Après avoir pris le thème de l’ouverture à Bayrou, Sarko va lui reprendre le thème de la dette.

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