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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
  • Modérateur depuis le 23/08/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 21 octobre 2007 19:05

    @farniente

    Les préjugés ont effectivement la vie dure et vos propos, s’ils les reflètent bien, ne font rien pour les dissiper.

    Un bon climat relationnel avec les patients est souhaitable et chaque médecin y est attaché. Mais s’il se détériore, il ôtera une raison supplémentaire aux médecins de préserver le système actuel. Les patients ont BEAUCOUP PLUS à perdre que les médecins de la fin du système actuel. Les assureurs sont en embuscade pour se glisser dans chaque faille, et leur cible, ce n’est pas les médecins mais les payeurs ! Les médecins n’aimeront sans doute pas les rapports qu’ils auront avec les assureurs privés mais à tout le moins, ils y trouveront leur compte.

    C’est ce que j’ai essayé de démontrer dans cet article. La remise en question de la liberté d’installation n’est qu’un prétexte, le véritable objectif de ce gouvernement, c’est la fin de la sécu (si possible en faisant porter le chapeau aux médecins).

    S’agissant de l’école privée pour réussir médecine, c’est un phénomène assez comparable aux « classes prépas » que l’on retrouve à l’entrée de la plupart des grandes écoles. D’une part elles demeurent facultatives (mais apportent une valeur ajoutée indéniable), d’autre part, elles n’ont de sens que pour franchir le concours de première année. Au delà, plus aucun étudiant n’y a recours. Lorsqu’arrive 5 ans plus tard l’ENCV (anciennement concours de l’internat), il s’accompagne aussi d’une forme de préparation, généralement dispensée par les récents lauréats, à des tarifs sans rapport avec ceux que vous citez.



  • Thomas Thomas 21 octobre 2007 17:55

    @farniente

    Autant vos premiers arguments relevaient d’un certain bon sens, autant votre nouveau volet se complaît dans les clichés et démontre une méconnaissance flagrante du terrain et même un brin de mauvaise foi.

    * En 5 ans, les honoraires des généralistes ont été augmentés de 53 %.

    Indiquez-moi votre source, ça m’intéresse. En plus, comme pour toute profession libérale, l’évolution des honoraires est sans intérêt car elle ne reflète par l’évolution des charges. Il faut comparer les revenus imposables.

    * Cette profession fait figure de caste privilégiée au regard des dégradations imposées aux autres professions, pour plusieurs raisons :

    Quelles dégradations ? Imposées à quelles professions ? Vous êtes dans l’affirmation gratuite et non argumentée.

    * les études longues et couteuses, comme l’installation dans un cabinet, ne peuvent être assumées que par une catégorie sociale favorisée

    Les études de médecine sont au même prix que toutes les études universitaires. Une fac de médecine ne coûte pas plus cher (aux étudiants) qu’une fac de droit ou de socio. Seule la durée des études finit par peser financièrement mais les étudiants en médecine exercent souvent, dès leur 3ème année validée, des remplacements d’aide-soignant(e), d’aide opératoires puis d’infirmier(e), souvent de nuit, en plus des études. Je vous en parle en connaissance de cause.

    Quant à l’installation, la crise démographique a rendu totalement inutile le rachat d’une clientèle. Je connais plus d’un généraliste qui a cherché à céder sa clientèle pour l’euro symbolique, juste pour assurer le suivi de ses patients, sans succès. La seule chose qu’un médecin peut encore vendre aujourd’hui quand il part en retraite, c’est des locaux ou du matériel. Et pour les payer, les médecins font comme toute profession libérale, ils empruntent.

    * le « mandarinat » exclut toute forme d’égalité dans la réussite du concours.

    Les deux concours auxquels sont soumis les étudiants sont par nature anonymes. Des efforts importants ont été réalisés depuis 10 ans pour en finir avec le mandarinat.

    * la promiscuité de la profession avec les laboratoires pharmaceutiques ( et ce même avant la fin des études ) invite les médecins à optimiser une médecine lucrative

    Le problème des laboratoires pharmaceutiques est complexe et déjà évoqué plus haut par Mélanie. En gros, les labo proposent régulièrement des « nouvelles » molécules sans grand apport par rapport aux précédentes, retirent souvent de la vente les anciennes et moins chères, le tout avec la validation des pouvoirs publics censés réglementer les mises sur le marché, et on reproche aux seuls médecins la prescription de ces « nouvelles » molécules coûteuses. De qui se moque-t’on ?

    * l’abandon d’une médecine familiale ( où le médecin de famille ne faisait payer qu’une consultation pour une famille entière ) au profit d’une médecine comptable où chaque acte est comptabilisé, couramment sans examen du patient quand il s’agit d’un renouvèlement d’ordonnance.

    Bien sûr, si je fais venir un plombier pour 5 robinets, il me compte le même tarif que pour un seul. Si j’emmène mes gosses chez le coiffeur, il ne me compte qu’une seule coupe. Quand je vais au restaurant en famille, le tenancier ne me compte qu’un seul couvert. Dans quel monde vivez-vous ?



  • Thomas Thomas 21 octobre 2007 00:21

    @farniente

    « Les médecins ont toujours été satisfaits dans leur demande d’augmentation de tarifs de consultation. »

    C’est loin d’être vrai. Ils réclament régulièrement, c’est vrai (mais toutes les professions à revenus conventionnés font de même) mais obtiennent rarement et jamais sans contrepartie.

    Par exemple, la consultation de généraliste est restée bloquée pendant plus de 7 ans (pendant ce temps là, les médecins ont du financer les 35h et les augmentations de leur secrétaire ou de leurs auxiliaires à revenus constants) et l’augmentation à 20€ s’est faite en contrepartie d’un travail administratif pour lequel l’état aurait sinon du payer des fonctionnaires.

    Vous évoquez ensuite, non sans raison, les mutations autoritaires qui sont effectivement le tribu de nombreux fonctionnaires. Il s’avère que l’installation d’un médecin est habituellement définitive car le suivi est important dans la qualité de la relation avec le patient et les gens n’accepteraient guère d’en changer tous les 2 ans ; ce n’est pas le cas des fonctionnaires qui peuvent espérer une affectation plus favorable après avoir « purgé leur peine ».

    Ensuite, les médecins ont fait le choix d’une profession dont un des avantages est précisément la liberté d’installation. Chaque métier a ses contraintes mais changer la donne peut modifier considérablement leur attractivité.

    Enfin, je vous rappelle que les options qui s’offrent à un médecin ne sont pas binaires (hospitalier / libéral) mais multiples (recherche, industrie pharmaceutique, médecins conseils, médecins inspecteurs, installation dans l’Union européenne, médecin non conventionné, ...). Rendre l’exercice libéral contraignant, c’est pousser les médecins vers des fonctions autres que les soins à tarif conventionné, ce qui ne résoudra nullement le problème des déserts médicaux.



  • Thomas Thomas 20 octobre 2007 01:13

    Oups, commentaire validé par erreur. Je poursuis.

    D’abord un médecin fonctionnaire, c’est un médecin salarié, employé de la fonction publique ou assimilé. Pour eux, la liberté d’installation n’existe pas. Il y a un certain nombre de postes ouverts et pas un de plus, que l’on soit dans le Nord ou le Sud. C’est notamment le cas des praticiens hospitaliers.

    Tous les autres sont, au sens juridique et fiscal, des entreprises individuelles ou des sociétés d’exercice libérales. Encore une fois, le fait que les médecins, même libéraux, soient financés sur fonds publics ne changent rien à l’affaire, c’est avant tout une protection POUR LES PATIENTS. Dans un système à financement purement privé, la situation serait encore pire puisque les médecins auraient tendance à s’installer... là où les patients ont les moyens de les payer et vous ne pourriez même plus invoquer cet argument pour modifier leur répartition.

    Le passage en force est exactement ce qui risque de mettre le système par terre. Vous évoquez de ne plus rembourser du tout les médecins pour les forcer à ne plus s’installer en zone déjà surdotée mais ce sont les médecins eux-mêmes qui risquent d’en prendre l’initiative en demandant leur déconventionnement. Du coup, plus de financement public, plus de moyen de pression... mais d’une part, le problème démographique n’en serait pas résolu pour autant, d’autre part, ce serait l’amorce d’un système de santé privé et à 2 vitesses. Et dans le contexte de pénurie de médecins (qui va s’aggraver dans les années à venir), le déconventionnement sera viable, et il le sera encore plus dans des régions comme la votre parce qu’ils seront si peu nombreux.

    Ce qui a vraiment « flingué » l’égalité d’accès aux soins, ce n’est pas la liberté d’installation, elle existait déjà il y a 30 ans. C’est surtout la pénurie organisée par l’état (via le numerus clausus). Lorsque j’ai commencé mes études dans la fin des années 80, on agitait encore le spectre du médecin smicard qui, installé en zone de forte densité médicale, peinait à joindre les deux bouts. On nous recommandait dès le début des études de nous préparer à un exercice en zone de faible densité pour être certain de gagner notre vie. Entre temps, la démographie étant une science implacable, la rareté permet désormais de s’installer à peu près n’importe où et d’y vivre bien. S’il y avait le double de médecins, ils utiliseraient spontanément leur liberté d’installation pour aller dans des régions où la concurrence serait faible.

    La remise en cause de la liberté d’installation est une fausse bonne solution qui ne résoudra pas le vrai problème, le manque de médecins en France.



  • Thomas Thomas 20 octobre 2007 00:58

    D’abord un médecin fonctionnaire, c’est un médecin salarié, employé de la fonction publique ou assimilé. Pour eux, la liberté d’installation n’existe pas. Il y a un certain nombre de postes ouverts et pas un de plus, que l’on soit dans le Nord ou le Sud.

    Tous les autres sont, au sens juridique et fiscal, des entreprises individuelles ou des sociétés d’exercice libérales. Encore une fois, le fait que les médecins, même libéraux, soient financés sur fonds publics ne changent rien à l’affaire, c’est avant tout une protection pour les patients. Dans un système à financement purement privé, la situation serait encore pire puisque les médecins auraient tendance à s’installer... là où les patients ont les moyens de les payer et vous ne pourriez même plus invoquer cet argument pour modifier leur répartition.

    Le passage en force est exactement ce qui risque de mettre le système par terre. Vous évoquez de ne plus rembourser du tout les médecins

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