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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 22 avril 2008 11:57

    "Le PS et l’UMP présente l’avantage d’être quasiment sans concurrence sur leur marché respectif. Et c’est le même problème qu’en économie : si l’extrême-gauche, le centre ou l’extrême-droite préfèrent gérer leurs petites boutiques plutôt que d’essayer de fédérer un vrai mouvement chacun de leurs bords, eh bien les deux gros ’supermarchés’ en profiteront. Il faudrait peut-être arrêter de tout mettre sur le dos du PS et de l’UMP alors que pour se flinguer tout seul, l’extrême-gauche, le centre, et l’extrême-droite ont une très longue expérience...."

    Ludo, je souscris volontiers à votre métaphore économique, mais mon analyse est un peu différente.

    Le FN et la LCR ont des marchés de niche, ce qui limite leur potentiel de progression mais en même temps les protège car les gros ne peuvent s’y aventurer. Au grand maximum, ils peuvent peut-être peser 15-20% : très alléchant pour les gros mais trop de risque politique, alors on s’entend généralement pour considérer ces voix comme perdues pour tout le monde (embargo sur tout commerce avec le FN).

    Quand au centre, il ne demande qu’à croitre et s’organiser mais les compétiteurs déjà bien installés, à la limite de l’entente sur les prix, ne veulent pas d’un troisième qui risque de casser leur marché en baissant ses marges. Presque tous les poids lourds de l’économie tentent toujours de racheter les petites entreprises dynamiques plutôt que de faire un effort pour les dépasser.

    Soit le centre accepte de rentrer dans l’entente sur les prix (faire des alliances, soutenir par discipline), soit c’est la guerre. Le MoDem est la petite épicerie dynamique face aux deux hypermarchés. Certes, il a un travail d’organisation à réaliser pour se développer, mais il serait faux de dire que PS et UMP se contentent d’observer sans bouger. Ils ne vont pas céder facilement leurs parts de marché.

     



  • Thomas Thomas 21 avril 2008 11:15

    Bonne analyse. La France va droit vers la bipolarisation et c’est sans doute le seul élément de programme commun du PS et de l’UMP.

    C’est François Mitterand qui a commencé, en nommant 4 ministres communistes en 1981, tout heureux de montrer à leurs électeurs le profit que l’on pouvait tirer d’une alliance avec le puissant voisin idéologique. On sait ce que pèse aujourd’hui le PC.

    Hélas pour le PC, ses idées étaient déjà en perte de vitesse à l’échelle mondiale et il n’avait guère le choix de ses alliés. Ce qui n’est assurément pas le cas du MoDem.

    Le PS a d’ailleurs continué son travail de bipolarisation en affichant pour la première fois des candidats PS aux municipales (avec plus ou moins de succès) face à des élus communistes de longue date.

    Sarkozy lui, a tué son voisin de droite, non pas en s’alliant avec lui (ce qui n’était politiquement pas envisageable vu l’oprobe collective dont le FN est l’objet) mais en reprenant une partie de son fond de commerce idéologique et en le maquillant pour en faire du « racisme à visage républicain ». On sait ce que pèse le FN aujourd’hui.

    Ayant fait le ménage aux extrêmes, les deux partis majoritaires ont désormais un intérêt commun à faire le ménage au milieu, d’autant que ce milieu a connu un regain d’intérêt à la dernière présidentielle et empiète sur leurs deux plate-bandes.

    Mais le PS se retrouve sur deux fronts à la fois du fait de la ré-émergence de l’extrême gauche. Le PC est bien mort mais son idéologie fait encore recette. Du coup, le PS est tiraillé entre son intérêt à conquérir le centre grâce à un virage socio-libéral et sa volonté d’englober les anti-libéraux dont le poids politique devient non négligeable. Difficile de faire ainsi le grand écart, sinon en conservant une ligne politique très floue, ce que François Hollande réalise avec brio. Heureusement pour le PS qu’à l’échelle locale, les positionnements sont souvent plus marquées, ce qui explique en partie ses récents succès.

    Le message est clairement que le succès à long terme du centrisme (s’il arrive un jour) ne peut passer que par une ligne autonomiste.



  • Thomas Thomas 11 avril 2008 23:14

    Oscar Wilde disait que l’ "On reconnaît la grandeur d’un homme à celle de ses ennemis".



  • Thomas Thomas 5 avril 2008 01:16

    @Nemo

    Ce qui fait le "croupion", ce n’est pas le nombre d’élus, c’est la place qu’on occupe.

    Le NC est actuellement le croupion de l’UMP parce qu’il est heureux de jouer ce rôle sans envergure. Le nombre d’élus ne fait rien à l’affaire, ce sont l’attitude et le rôle qui font le croupion.



  • Thomas Thomas 4 avril 2008 18:59

    @vivelecentre

    >>« un parti qui s’est fixé un objectif Ô combien difficile, exister à partir de presque rien »"

    >>>> vous plaisantez

    >>>> L’udf ( devenue nouvelle udf puis modem ) avait plus de 200 députés dans les années 1990, de nombreux élus et des dirigeants dans les régions, départements et villes

    C’était l’UDF et son positionnement centre droit. Mais le MoDem, en concrétisant la rupture avec l’UMP, a privé l’UDF d’une bonne partie de son électorat traditionnel demeuré fidèle à l’UMP, et d’une majorité de ses députés.

    Du coup, le MoDem n’a plus grand chose de l’ancienne UDF, ni ses élus ni une bonne partie de ses électeurs. Il doit donc reconquérir les deux.

    >>>> Par contre , depuis plus de dix ans , c’est la même équipe dirigeante ,pas d’investiture pas d’opposition interne , tout est cadré, verouillé ... la democratie !

    C’est incontestable. Cela dit, il suffit de regarder la longévité extraordinaire de François Hollande malgré ses échecs successifs ou les méthodes de verrouillage mises en place à l’UMP après l’élection de Sarkozy pour se dire que le MoDem n’a pas de leçon de démocratie à recevoir.

    Paradoxalement, les nombreuses désertions de l’entourage de Bayrou vont créer de fait un important renouvellement de générations, sinon du chef du moins de l’encadrement.

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