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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 23 avril 2008 17:12

    Le positionnement UDF a bien été repris par le NC mais je doute fort qu’il se dote un jour d’un leader susceptible de faire de l’ombre à l’UMP. Au mieux, un pantin sera mis en avant au premier tour des prochaines présidentielles pour siphonner une poignées de points à Bayrou.

    La vrai fragilité du MoDem n’est pas d’être bati sur l’idée d’un espace politique qui n’existe pas (je pense personnellement qu’il existe) mais de reposer sur un seul homme. Un leader charismatique (c’est un qualificatif qu’on attribuait guère à Bayrou avant 2007) peut certes faire basculer une élection mais c’est un colosse aux pieds d’argile.

    Pour autant, je ne crois pas à l’avenir d’une voie type UDF. L’UMP ne laissera jamais émerger un leader quelconque dans un parti vassalisé. Bayrou a eu sa chance parce que Sarkozy le croyait anodin mais c’est une erreur que l’UMP ne fera pas deux fois. La reconstruction de l’UDF est vouée à l’échec car dans une collaboration entre deux partis de poids si différents, il n’est guère envisageable que le gros laisse le petit porter les couleurs.

    La seule solution pour le MoDem (ou tout autre parti qui dispose seulement d’un leader) réside dans une victoire à la présidentielle, seule élection gagnable pour un petit poucet. On fait souvent le reproche à Bayrou de ne penser qu’à 2012 mais c’est surtout parce que c’est la seule élection dans laquelle le MoDem a une chance de s’imposer. Si cela se produit, il peut compter sur une dynamique législative semblable à celle qu’on a vu en 2007 pour Sarkozy.



  • Thomas Thomas 23 avril 2008 12:21

    @Loïc

    Je ne dis pas autre chose il me semble...

    "Contrairement à l’UMP, le PS se retrouve attaqué sur deux fronts à la fois, du fait de la ré-émergence de l’extrême gauche."



  • Thomas Thomas 22 avril 2008 17:19

    @vivelecentre

    "ET ces trois seraient : Ump, ps,......modem ! comme par hasard !"

    Pas nécessairement, mais c’est vrai que je ne vois pas d’autres candidats potentiels dans un avenir proche. À moins que la LCR ne nous réserve des surprises ou qu’une formation et un leader apparaissent de novo.

     

    "ce n’est pas automatique ! demandez donc aux socialistes ce qu’ils en pensent après les candidatures Jospin et Royal !"

    Le PS a perdu par excès de confiance dans l’alternance. Jospin n’a pas imaginé un seul instant qu’il pourrait ne pas être au 2ème tour (il y a notamment une fameuse interview de lui dans laquelle il écarte totalement l’hypothèse comme "au delà d’une imagination raisonnable") et il a concentré ses efforts sur la préparation du second tour. Quant à Royal, je pense que le PS a fait une erreur majeure en croyant à ses chances alors qu’ils avaient de bien meilleurs candidats sous le coude. Peut-être à nouveau un excès de confiance...

     

    "Un fonctionnement à trois partis (au nom de quoi ? ? ?) reprendrait le schema des municipales, c’est a dire un parti charnière dont l’ambition est de faire des rois

    Le rôle d’arbitre conduirait a tout les chantages possibles, toute les alliances tortueuses de la politique politiciennes contradictoire avec des choix et des engagements clairs

    Les dernières élections en ont quand même fournit un exemple eloquent où l’on a vu une formation arbitre dans beaucoup de cas sans être aujourd’hui actrice de la scene politique municipale !"

    C’est un travers de notre scrutin majoritaire qui n’accorde pas des représentations en rapport avec la réalité du socle électoral des partis et leur impose donc des alliances dont ils pourraient sinon se passer. Si je prends un exemple que je connais bien, celui du Canada, trois partis (Nouveau Parti Démocrate, Parti Libéral et Parti Conservateur) se partagent la scène politique (plus le parti Québécois mais qui n’a pas vocation à gouverner le Canada puisqu’il vise l’indépendance du Québec). Le système est purement proportionnel et le PC, actuellement au pouvoir, conduit depuis plus de deux ans un gouvernment nettement minoritaire (36%) sans crise majeure ni immobilisme. Les alliances nécessaires se forment au coup par coup sur des projets et non globalement en début de mandat. La population s’en accomode fort bien puisque les rapports de force dans les sondages n’ont guère évolué depuis l’élection.

    Nous avons peut-être tout simplement un mauvais système électoral, et nous avons du coup les gouvernants qui vont avec.



  • Thomas Thomas 22 avril 2008 12:22

    @vivelecentre

    "La bipolarisation est de fait dans un scrutin majoritaire, une majorité une opposition et c’est le modèle le plus souhaitable pour un minimum de stabilité politique, gage de mise en place des reformes nécessaires pas toujours populaire"

    Le scrutin majoritaire tend effectivement à instaurer une bipolarisation mais ce n’est pas une fatalité.

    Surtout, ce n’est absolument pas une garantie de dynamisme ou de réforme. Le pouvoir use, les électeurs finissent presque toujours par se lasser du pouvoir en place et pensent toujours que l’herbe est plus verte ailleurs. Du coup, dans un système bipolaire, l’opposition n’a presque qu’à attendre l’épuisement du camp adverse pour se retrouver magiquement au pouvoir.

    La bipolarisation conduit à une alternance très confortable entre les deux partis en place, n’incite guère à la compétition puisque le balancier du pouvoir les assure d’un retour régulier aux affaires puis d’un temps de repos dans l’opposition.

    Un système avec pléthore de partis n’est pas souhaitable non plus. L’essentiel est qu’il y en ait au moins trois, de forces à peu près égales, car ainsi l’un d’eux a toujours peur d’être exclu de l’alternance, ce qui crée du dynamisme et de la compétion, et in fine leur impose d’avoir de vrais projets, de vrais programmes.



  • Thomas Thomas 22 avril 2008 12:09

    @ ludo

    Je vous concède volontiers que Bayrou n’est pas moins calculateur qu’un autre. Après 30 ans en politique, plus de 15 ans à diriger un parti, c’est forcément un animal politique. Mais ce sont les seuls qui peuvent espérer parvenir à ce stade de la compétition.

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