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thomthom

35 ans, ingénieur Télécom de formation. Je suis consultant en solutions pour centres d'appels chez un grand intégrateur Européen.
 Je suis également webmaster de http://www.paris-vientiane.fr

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  • Premier article le 23/04/2008
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  • thomthom 14 mai 2010 18:44

    Certaines des pistes que vous évoquez sont intéressantes, mais il ne faudrait pas non plus caricaturer
    Certes, les labos pharmaceutiques « vivent bien », mais cela dit, si vous les asphyxiez trop, ils n’auront plus d’argent pour financier les recherches de nouveaux médicaments... la santé ne sera au final pas gagnante.

    Quant à la taxation des flux financiers, que ce soit pour financer la santé ou toute autre dépense publique justifiée, je suis pour, mais il faut voir le problème en face : cette mesure ne sera réaliste que si elle est prise au niveau mondial... sinon, les flux financiers s’enfuiront juste ailleurs, là où ils ne sont pas taxés. Il n’y a rien de plus mondialisé et mobile que les flux financiers, toute régulation ne peut etre que internationale... autant dire que pour une taxation, ce n’est pas gagné !

    Et puis combien vos mesures, qui certes ont l’avantage d’etre moins polémiques et « inhumaines » que ce que propose Minc ou même ce que j’ai évoqué plus bas, vont elle permettre d’économiser ? êtes vous sur qu’elles suffiraient à rééquilibrer les comptes de la sécu sans aller jusqu’à dégrader la qualité de soins ? rien n’est moins sûr.

    Si on doit en arriver à dégrader globalement la qualité de soins remboursés, ce qui encore une fois ne fait plaisir à personne (sauf à quelques libéraux intégristes qui ne pensent qu’à tuer la sécu, mais heureusement cette espèce est rare) mais pourrait bien s’imposer, la difficile question est donc bien de se définir les priorités et les postes à « sacrifier ».



  • thomthom 14 mai 2010 16:12

    peut-etre que la solution à la limitation des dépenses de la sécu est une plus grande responsabilisation des acteurs

    - Face à un patient conscient atteint d’une pathologie grave (mortelle), que le médecin soit obligé de présenter au patient au minimum deux alternatives médicales
    1- le traitement qui lui semble le plus efficace, avec le cout que cela représentera pour la communauté (S2CU), la probabilité de réussite estimée, les séquelles que le patient pourrait avoir à supporter, et les contraintes/effets secondaires que cela peut générer pendant le traitement
    2- une solution de soins palliatifs.. c’est à dire d’accompagnement médical et psychologique vers la « fin », qui couetra certainement bien moins cher à la communauté
    3-éventuellement des traitements intermédiaires en terme d’efficacité et de couts et contraintes pour le patient
    Après, c’est au patient de faire son choix... et peut etre que je me fait des idéees, mais je pense que si le choix est vraiment présenté de manière neutre et objective au patient, dans un nombre de cas bien plus grand qu’aujourd’hui, il choisira le 2, parce qu’il jugera que humainement, c’est la meilleure solution pour lui, et la sécu fera des économies.

    - Ce qu’on pourrait ajouter à ce dispositif, c’est, pour les patients dépassant une certaine limite d’agent (ex : 70 ans ou 80 ans), de mettre en place un système qui leur demande chaque année ce qu’ils souhaitent que l’on fasse au cas où il leur arrive un accident médical qui sans soins leur serait fatal, et qui les laisse sur le moment inconscients : souhaitez vous, si cela vous arrive dans l’année qui vient, que l’on fasse tout notre possible pour vous sauver ou souhaitez vous qu’on vous laisse partir ?
    Je pense que pas mal de personnes très âgées choisiraient de partir, alors qu’aujourd’hui, comme on ne leur a pas demandé leur avis au préalable et comme ce genre de pratique va à l’encontre du « dogme » de la plupart des médecins, on fait tout pour les sauver... contre leur volonté (et pas toujours avec succès)... tout cela aux frais de la sécu.

    Finalement, contrairement à Minc, je crois qu’il faut respecter les choix et la liberté de chacun... seulement il faut poser le débat de manière non baisée, et en finir avec le dogme du prolongement de la vie à tout prix.

    Vous ne pensez pas ?



  • thomthom 14 mai 2010 15:52

    pour le cas évoqué par minc, j’ai ma patite opinion... pour celui que tu décris FouFouille, je n’ai pas de réponse, car personne ne sait de quoi sera fait l’avenir de ton « smicard » une fois guéri.

    Et c’est bien là la limite du raisonnement de Minc, que je soutiens en partie (mais en partie seulement, car j’en perçois justement les limites et incohérences). Il me semble impossible de déterminer de maniere juste, QUI mérite de recevoir tel ou tel soins financés par la communauté et qui NON.

    Donc ça ne marche pas.

    Mais d’un autre coté, à moins que la croissance ne revienne et que les comptes de la sécu ne s’équilibrent comme par miracle par une augmentation des recettes (y’en a qui y croient encore !!!!), il va bien falloir réduire les dépenses de la sécu si on veut qu’elle existe encore dans quelques années...

    Donc on fait quoi ?
    ben on est dans la mouise.



  • thomthom 14 mai 2010 15:22

    Cet article me laisse une impression très mitigée

    Certes, la « solution » aux problèmes de financement de la sécu telle que Minc la propose me parait assez abjecte et risque en plus d’engendrer pas mal de dérives (inégalités, compensation par des assurances privées...)

    Mais d’un autre coté, je crois qu’il faut se rendre à l’évidence : Le temps du système ou l’accès pour tous et en toutes circonstances au meilleur système de soin imaginable, sans prise en compte du coût que cela représentera pour la communauté est malheureusement révolu.

    C’est triste mais c’est une réalité, due à 3 facteurs :
    - l’augmentation significative de la durée de vie et en particulier de la population âgée, particulièrement consommatrice en soin médicaux « lourds »
    - l’explosion des couts unitaires des traitement qui sont toujours plus pointus
    - l’appauvrissement général de nos économies

    Donc à moins de sur-endetter la sécu jusqu’à écroulement total du système à plus ou moins long terme, il va bien falloir, même si cela fait mal eu cœur, accepter une certaine régulation des dépenses de santé.

    Dans cette logique, l’exemple (cas personnel en plus) présenté par Minc me semble un bon exemple des pratiques qu’il ne serait pas absurde de remettre en cause... des cas limites où la réflexion se pose : le prolongement de probablement seulement quelques mois (au mieux une poignée d’années) la vie d’une personne de 102 ans (qu’on imagine déjà assez dépendante et affaiblie vu son age...à moins que cette personne soit dans une forme exceptionnelle) vaut-il les 100000 euros (656000 francs) que ces soins ont couté à la communauté ?

    Il s’agirait de sauver la vie d’une personne de 30 ou 40 ans, qui a encore toute la vie devant elle et qui en dehors du problème médical spécifique traité se porte tres bien, la question pour moi ne se poserait pas.

    Mais la politique du « prolongement de la vie à tout prix (et à n’importe quelles conditions) », à laquelle nous nous sommes habituées, à la fois par insouciance (parfaitement justifiée à une époque où les moyens financiers ne manquaient pas) et par dogmatisme médical est elle encore tenable aujourd’hui ?

    Cela dit, ces réflexions terribles mais aussi terriblement réalistes ont aussi leur limite et la solution proposée par Minc le montre bien : comment va-t-on pouvoir définir la limite entre les soins dont le financement par la sécu serait pleinement justifié et ceux qui ne le seraient plus ? Soyons clairs, je ne vois pas comment on peut trouver une réponse juste et acceptable à cette difficile question éthique.



  • thomthom 29 avril 2010 13:15

    des poils qui poussent dans la bouche ! on aura tout vu !
    mais cela ne me surprends guère... comme vous dites, il est évident que ces pseudo-scientifiques sont en fait des apprentis sorciers.

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