35 ans, ingénieur Télécom de formation. Je suis consultant en solutions pour centres d'appels chez un grand intégrateur Européen.
Je suis également webmaster de http://www.paris-vientiane.fr
le problème de concurrence de certains pays européens n’ayant pas les mêmes normes que nous, soulevé par certains témoignage, mérite d’etre pris en compte.
Malheureusement, il me semble utopique de vouloir aligner les normes sociales et environnementales dans des pays aussi différents. les plus pauvres ne sauraient supporter nos normes, et pour nous, accepter une dégradation de nos normes serait un retour en arriere inacceptable
seule solution, que j’ai déjà évoqué ; réorganiser les circuits de distribution, si nécessaire avec une actions très marquée des états, pour faciliter (voire aider/subventionner, si nécessaire) la distribution locale des produits agricoles... Cela permettrait de rendre les produits de nos agriculteurs plus compétitifs sur NOS marchés que les concurrents venant de l’autre bout de l’Europe ou même du monde. Et, même si c’est une entrave à la libre concurrence, ce système serait doublement légitime - car il est éco responsable. La distance parcourue joue pour beaucoup dans le bilan écologique de nos consommations alimentaire. - car il est socialement juste puisque ce système seraitt mis en place à cause des écarts de compétitivités générés par l’écart entre les normes de production imposées à nos agriculteurs par rapport à leur concurrents (les concurrents sont plus compétitifs non pas parce qu’ils travaillent mieux, mais au contraire car ils travaillent moins bien et avec moins de contraintes)
un peu virulent votre billet.... ce n’est pas en montant les gens les uns contre els autres qu’on fera avancer le schmilblick.... cela dit, je vous comprend
1- juste pour aller un peu dans le sens de ses agriculteurs, je trouve abhérant le système dans lequel ils vivent, où le prix auxquels leur production leur est achetée ne couvre pas les frais de production, et ce malgré la mise en oeuvre par les agriculteurs de méthodes de production hyper productives (mêmes trop productives puisque non durables). il est de même révoltant que la survie de nos agriculteurs, dont le rôle premier est de produire le nourriture qui nous fait vivre, ne l’oublions pas, dépende de subventions européennes payées avec nos impots.
2- Mais, il est également irresponsable (de la part des politiques mais aussi des agriculteures eux mêmes, en particulier ceux qui manifestent aujourd’hui) d’avoir laissé notre agriculture se transformer en une industrie comme une autre, soumises aux lois des marchés internationaux, puisque les cultures vivrières ont en grande partie été remplacées par des cultures d’exportation.
Soyons clairs. Nous avons profondément besoin d’agriculteurs qui produisent l’alimentation qui nous nourrit, et ces derniers méritent tout notre soutien (à savoir l’élaboration d’une politique, d’une organisation économique, leur permettant de vivre décemment de leur travail), à condition que leurs productions s’inscrivent dans une logique responsable de développement durable ( donc Bio ou au moins « agriculture raisonnée »). Par contre, que les choses soient claires : Nous n’avons pas besoin d’une agriculture d’exportation qui travaille à perte (qui rapporte globalement moins, via les marchés internationaux, que ce qu’elle coute -aux agriculteurs et à la communauté-) et se résume à un simple pillage de la richesse des sols et brulage de pétrole importé, le tout financé par des subventions, donc nos impots. Ceux qui concoivent leur métier comme cela (il me semble la majorité des céréaliers), et bien qu’ils crèvent... ou qu’ils changent.
effectivement, on en aurait bien besoin, mais cela pose deux problèmes - la transition va être très dure. - comment va-t-on se mettre d’accord sur le nouveau monde à construire ?
On en arrive à un point ou de plus en plus de monde se ralie à ce qui est pour moi l’évidence, on a besoin d’une refonte globale de notre société... mais cela n’empêche pas chacun d’avoir son idée sur la question, et les divergences sont fortes et nombreuses.
trop facile de faire porter le chapeau à l’euro les responsables, ce sont simplement les politiques irresponsables qui ont laissé filé, dans chaque pays, les déficits au delà du raisonnable, et les peuples qui les ont élu parce qu’ils tenaient absolument à continuer à vivre « comme avant », c’est à dire au dessus de leurs moyens...
un jour, il faut bien payer.
C’est triste, mais ça risque fort d’être bientôt notre tour.
et Corine Lepage ? Certes, elle a quitté le modem, a une couleur nettement plus verte que les autres, mais elle est clairement centriste et brillante....