La grande majorité des citoyens de ce pays a encore bien trop à perdre pour renoncer au capitalisme et il faudrait que la crise mette plus de 50% des Français bien longtemps au chômage avant qu’une telle désespérance ne s’installe. D’ailleurs même après cela, encore faudrait-il que se manifeste une alternative
suffisamment crédible
au modèle capitaliste pour rendre l’espoir au peuple. Or, de mon point de vue, ce n’est pas avec une vieille chose usée comme le collectivisme que l’on risque de susciter à nouveau l’enthousiasme des masses.
miha a écrit : « Pourquoi toujours véhiculer cette idée quil faut être majoritaire pour changer les choses ? »
Si le front de gauche n’a pas suffisamment d’électeurs aujourd’hui pour faire élire son candidat, ce n’est pas parce que vous renverseriez demain François Hollande, que les élections suivantes vous seraient plus favorables. Et on a même tout lieu de craindre le contraire...
Donc si vous ne pouvez pas changer les choses par les urnes, vous ne les changerez pas, un point c’est tout !
Quand les entrepreneurs s’indignent du poids des charges qui accablent leur malheureux petit business, ils mettent toujours en avant leur désir altruiste de créer des emplois. Quand les médecins manifestent pour une revalorisation de leurs honoraires, ils mettent toujours en avant la qualité des soins et leur désir sincère de consacrer plus de temps à leurs patients.
Et quand les indignés s’indignent de ne plus avoir de boulot, ils disent vouloir offrir à la postérité un monde plus juste.
Il n’en demeure pas moins qu’au bout du compte, tous ces gens ne réclament qu’un chose, DU POGNON, eh oui !!!
Les indignés ne sont indignés parce que qu’ils n’ont pas d’argent !
Tout le reste n’est qu’habillage et artifice pour camoufler l’extrême trivialité des revendications.
Le monde est en crise, ces gens n’ont pas de boulot et pas de revenus suffisants pour se payer des Ipad et autres merveilles de l’industrie capitaliste, ils s’indignent, quoi de plus normal ?!
Fournissez-leur à présent du boulot et suffisamment de pognon et vous verrez qu’ils n’en auront strictement plus rien à faire des empoisonneurs de la terre et de l’air et qu’ils s’accommoderont même très bien de l’existence de Wall Street quand ils boursicoteront sur l’Internet.
Les grands idéaux qui ne se manifestent qu’en période de crise ne sont jamais aussi nobles qu’on le veut le faire croire...