Je voudrais réagir sur les commentaires censurés abusivement part une minorité voulant imposer sa vision aux autres.
Il y a une idée toute simple en mesure je pense de satisfaire le plus grand nombre. Permettre à chacun d’établir une blacklist personnalisée.
Si le filtrage était individualisé, aucun groupe ne pourrait exercer une pression quelconque. Agoravox gagnerait ainsi en crédibilité car la liberté d’expression y serait effectivement garantie.
Aujourd’hui, il suffit d’une poignée d’imbéciles qui ne maîtrise pas le concept de liberté pour rendre caduc la confrontation des idées.
Si on concoit l’humain comme une abstraction globalisante, un tout, la seule réponse aux carences de l’Homme ne peut-être que politique. Le tout étant imparfait, il faut lui imposer contre sa volonté ce qui est bon pour lui. Dans ce cas, croire en l’humain n’a en effet pas de sens car l’Homme ne peut être à la fois le malade et le docteur.
Si on concoit l’humain comme une multitude, complexe, dynamique, mouvante, croire en l’homme prend une dimension très différente. L’Homme comme concept théorique laisse place à l’individu réel dans sa diversité, individu percu comme le mieux placé pour trouver, seul ou collectivement mais par sa volonté propre, qui peut être aussi politique mais pas nécessairement, les réponses aux difficultés qu’il rencontre.
Il y a un point qui me chagrine plus que les autres, c’est d’affirmer que toute idée qui se veut universelle soit nécessairement totalitaire. Si je concois aisément que notre volonté du mieux puisse engendrer le pire, je ne crois pas qu’on puisse pour autant en faire une loi universelle. Il y a tout de même une différence essentielle entre le droit naturel et le droit positif, même si la question de la nature humaine est discutable.
Un autre point concerne la définition que je trouve plutôt fantaisiste des Lumières comme ’guide éclairé du peuple crédule’. Et l’obscurantisme ?
Je ne saisis pas le lien entre la préservation de la vie et l’égoisme, à moins peut-être de considérer que la préservation de soi passe par l’autre, que nous allons vers l’autre parce que nous sommes égoistes.