J’ai une définition toute personnelle de la liberté, pour moi, elle s’arrête la ou commence l’intolérance de l’autre.
L’intolérance est-elle légitime ? La plupart du temps sans doute, puer, faire du bruit, sont des sources de nuisance qu’il est difficile de tolérer. Pour autant, à quoi pourrait ressembler une société sans bruits et sans odeurs ? Une morgue peut-être, sans cadavre évidemment.
Si on mesure le degré d’intolérance d’une société à son nombre de lois, la France arrive facilement en tête de peloton. Bien sûr, toutes les lois ne sont pas explicitement liberticides, elles veulent notre bien, contre notre gré, contre notre responsabilité personnelle, contre nous-mêmes individus imparfaits. La loi veut la perfection, elle doit donc nous détruire.
Dans une démocratie, la loi est l’expression, certes imparfaite elle aussi, de la volonté populaire. En somme notre propre expression d’individus imparfaits. Par notre propre intolérance, souvent légitime, nous développons donc un système qui nous anéantit.
J’attends de lire votre article mais il me semble mal engagé quand on sait que la France est régulièrement pointé du doigt par la Commission Européenne à cause de ses déficits publiques. Encore une exception francaise ?
D’autant que ce genre de politique favorise les trappes à bas salaire. Bien évidemment, avant de diminuer globalement les charges excessives qui pénalisent la croissance et l’emploi, il faudrait auparavant assainir les dépenses publiques, mais le sujet est en France bien trop tabou pour pouvoir être abordé correctement.
Il ne faut pas trop attendre des politiques, et surtout pas de la croissance, à part éventuellement celle de la dette.
Durant la période Jospin la conjoncture internationale était plutôt favorable, la plupart des pays connaissaient une croissance soutenue. Hors malgré cette croissance, le solde public est resté désespérément dans le négatif. D’autres pays (RU, Suède, Allemagne) ont connu dans le même temps des excédents budgétaires...
Les finances publiques n’ont donc pas connu une soudaine embellie qui se serait volatilisée par la suite. Les politiques francais de gauche comme de droite sont simplement de mauvais gestionnaires, alors attendre d’eux de la croissance, c’est faire preuve de beaucoup de naiveté.
En France depuis le début des années 90 jusqu’à nos jours, le nombre de fonctionnaire est passé de 4 à 6 millions, soit 1 actif sur 6, la croissance moyenne a été de 2.1%, soit moins que la moyenne européenne à 2.3 et que celle des US à 3.2, et la dette publique est passée de moins de 40% du PIB à plus de 60%.
Ces quelques chiffres illustrent bien je pense que le leurre est de croire que la dette publique est seule facteur de croissance. La réalité est que nous dépensons plus, pour obtenir moins, avec un taux de chômage supérieur à 8% depuis plus de 20 ans.
L’aveuglement idéologique est le seul responsable de cette situation très francaise, qui ne devrait pas s’arranger au regard du discours ambiant qui demeure totalement déconnecté de la réalité des faits.