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Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
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Derniers commentaires



  • Tzecoatl Tzecoatl 16 juin 2009 12:55

    Bon article, quoique un peu fourre-tout.

    Concernant la proposition de Paul Jorion, effectivement, on peut se demander si le réalisme d’un tel projet, ou plutôt ses chances d’aboutir, n’est pas digne d’un préalable classement vertical.

    Concernant son réalisme on peut en douter car :
    - il s’agit d’une proposition venant d’un visionnaire qui ne reconnait pas le rôle de création monétaire par les banques privées, alors que même celles-ci communiquent assez facilement là dessus ( http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=46590 ) ;
    - défenseur d’un libre-échangisme où le dumping est la seule règle comme le souligne Philippe Labarde dans parlons net sur France Info (video sur le blog de paul jorion)laisse un peu pantois ;
    - son unique proposition d’interdire le trading (achat-revente) est très hypothétique. Connaissant par exemple les marchés agricoles, nos agriculteurs dans certaines productions n’arrêtent pas de spéculer, face à leurs acheteurs, et je vois bien mal ce qui pourraient les en empêcher (quand bien même ils n’achètent pas). Certains marchés agricoles peu ou pas régulés fonctionnent exactement de la même façon que certains produits dérivés, tels les warrants. On pourrait ériger une loi quasiment d’airan en économie politique où les forces cherchant le profit supplantent in fine quasiment toutes les autres, notamment les forces de régulation dont les intérêts ne sont évidemment pas défendues avec la même rage au ventre.



  • Tzecoatl Tzecoatl 4 juin 2009 11:36

    Le protectionnisme ne se justifie que dans le cadre de l’anti-dumping. Et il y a du travail à faire. La France n’a pas à imposer son modèle social-législatif à l’extérieur, et surtout vice-versa.

    Car les pays à faible coût de main-d’oeuvre, à faible protection sociale, à faible législation écologique, et à valeur monétaire manipulée, sont bel et bien protégés dans leur activité économique, pratiquant pour citer Frédéric Lordon une forme de protectionnisme avidemment recherchée par toutes les entreprises, que l’on pourrait appeler protectionnisme passif ou protectionnisme de dumping.

    Evidemment, la voie politique privilégiant l’accord à la rétorsion a éminement plus de chance de succès. Mais il suffit de voir tout les échecs américains pour que la Chine relève un tant soit peu la valeur de sa monnaie, de considérer que la décision unilatérale peut être envisagé comme le seul recours salvateur.

    « les »Chicago Boys« , économistes libéraux, seront les conseillers économiques de la dictature Pinochet. »
    Nous sommes bel et bien en régime international de dictature libérale, extension du Chili de Pinochet, et toutes les gouvernances peu démocratiques prennent des mesures de libéralisation économique contre l’aval citoyen. Le retour keynésien accompagnant la crise risque fort de n’être qu’un épiphénomène.



  • Tzecoatl Tzecoatl 3 juin 2009 11:56

    Tout va pour le mieux sur les marchés boursiers, soit.

    Après la fin 2008 où tout était fait pour inquiéter le quidam, actuellement tout est fait pour le rassurer.

    Cela me fait penser aux rumeurs lancées sur les marchés pour faire de jolis coups, sauf qu’ici c’est à une échelle médiatique globale.

    Il n’empêche que le plus beau jouet de la mondialisation, la consommation américaine, seul apte à la vraie relance, est bel et bien brisé.

    @Forest Ent :
    « Il y a de la création monétaire massive un peu partout »
    Pas vraiment en zone euro, M3 ayant plutôt tendance à baisser.



  • Tzecoatl Tzecoatl 2 juin 2009 11:19

    « L’art doit parler aux sens, pas à l’esprit. » A tel point que le Do de l’art, c’est le dollar.

    M’enfin Forest, vous êtes décevant, là.



  • Tzecoatl Tzecoatl 1er juin 2009 14:10

    "L’une de ces solutions consiste à établir une gouvernance internationale autoritaire qui réalise au niveau mondial un collectivisme d’Etat, avec contrôle total des agissements des populations, ce qui rendrait rapidement obsolète l’utilisation de la monnaie. Chacun pourrait, suivant sa condition sociale, accéder ou pas à certains lieux, certains produits, certains services.« 
    En fait, la seule solution est une incitation dictatoriale à l’autarcie individuelle, familiale ou communautaire (ex : Albanie communiste, Cuba sous embargo, niches communistes). C’est un modèle éminemment repoussoir s’il n’est pas choisi ou complété par l’économie marchande et le service public.

     »La dernière hypothèse serait la suppression de la monnaie au profit du « don gratuit », une pratique qui rappelle la religion mais qui n’est en réalité que l’aspiration profonde des êtres humains. Le don gratuit est un acte généreux qui se différencie de l’échange par son absence d’obligation de retour. Il implique la mise en place d’un système différent basé sur l’opulence et non plus sur la rareté. L’avantage d’un tel système est grand, car il permettrait à la fois de satisfaire aux besoins essentiels de tous, et cela sans nuire à autrui.« 

    Le don à sens unique entraine des aigreurs anti-sociétales. La monnaie selon la définition de Aglietta et Orléan est l’instrument du don/contre-don.

     »Seulement voilà : il semblerait bien que la première hypothèse soit celle retenue. Face à l’immensité des dégâts engendrés par des siècles d’individualisme centré sur les valeurs de concurrence et de rareté, la tâche consistant à envisager le partage et l’opulence peut paraître irréalisable. Alors, au lieu de s’acharner à comprendre pourquoi le capitalisme fabrique de la misère, l’homme fait semblant de croire que c’est le capitalisme qui la supprimera. Ainsi il peut continuer ses agissements égoïstes, sans avoir à se retourner sur ses propres erreurs. ni entrevoir les conséquences de celles-ci.« 

    Nous fonctionnons sous régime de darwinisme monétaire (plus de dettes que d’argent), cela est une issue tristement réaliste (mais par trop inégalitaire en faveur de ceux qui sont proches de la création monétaire) à l’heure de la prise de conscience des ressources naturelles et des fragilités écologiques. Cependant, ce darwinisme monétaire de la zone euro n’étant pas le fait d’autres ensembles monétaires, il n’a pas de justification écologique et malthusienne globale, sauf à servir de sombre exemple.

    Par ailleurs, certaines forces (état notamment, privatisation de services publics, etc) essaieront toujours de surmonétiser les échanges économiques plus que de besoin.

     »Les suppressions des emplois liés à l’argent pourraient libérer l’homme de la contrainte du temps de travail, en lui en accordant plus pour la recherche de nouvelles méthodes, de nouvelles techniques favorisant l’amélioration des conditions de vie. Car ce système ne remet pas en cause le progrès technique : les défis qui attendent l’humanité sont gigantesques, et l’abondance en est un qui réclame beaucoup d’intelligences et de savoirs-faire. "
    Oui, vous soulignez l’aspect bénéfique des crises, cependant les départs sont globalement loin d’être volontaires. On pourrait aussi peut-être s’aventurer à ajouter qu’une crise permet de donner de la place à de nouvelles technologies, de par l’espoir de profits qu’elles suscitent, détournant les entreprenants de celles dont les revenus sont devenus si faibles.

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