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Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

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  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
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Derniers commentaires



  • Tzecoatl Tzecoatl 12 mai 2009 21:58

    @Ronchonaire :

    Vous êtes un psychopathe qui rêve de transformer 900 millions de paysans que compte notre brave planète en paranoïaques, sans compter les consommateurs. Oui, comment peut-on seulement entreprendre dans le monde agricole tout en sachant que l’on est en compétition avec 900 millions d’autres concurrents ? Tout en connaissant l’extrême sensibilité de ces marchés aux aléas climatiques, sanitaires, caisses de raisonances médiatique aux problèmes de sécurité alimentaire, manipulation des cours par 4-5 acheteurs ?

    On sait bien que les libéraux ne reconnaissent pas la hiérarchie des besoins, un besoin ternaire n’étant pas plus indispensable qu’un besoin primaire, un string léopard qu’un bol de riz quotidien, il n’empêche que si notre opinion publique n’est plus très sensible à la sécurité alimentaire quantitative, elle l’est d’autant plus qualitativement. Le raisonnement libéral étant vrai ou faux, cela importe peu.

    Au fait combien de filières en Europe n’existent plus, depuis le libéralissime au revoir protectionisme bonjour dumping ? Quid de nos sidérurgies, textile, jouets, manufactures ? 100 fois plus que la banane d’exportation camerounaise sans aucun doute incités par quelconques FMI ou BM ? 1000 fois ?

    @l’auteur :
    Je préfère la limpidité d’un Frédéric Lordon sur notre système économique actuel qui dévoile que, tout en voulant supprimer tous les protectionismes de par le monde, l’ensemble de nos entreprises sont mus par la recherche de protections : bas coûts salariaux, lobbying, fiscalités complaisantes, législations environnementales très light, subventions, etc. La notion d’avantages comparatifs de Ricardo sont aujourd’hui trop manipulés pour être lisible. Il faudrait au moins distinguer les avantages qui relèvent des conditions naturelles (pluviométrie, ensoleillement, position géographique stratégique, etc) des conditions humaines (législations, compétences, etc).

    Au moins l’un des parrains du libéralisme, Adam Smith (la richesse des nations), stipulait qu’à toute tâche identique, un même salaire devait être le même en tout lieu (on rajouterait en fonction de la productivité), revendication esentielle aujourd’hui d’un ... Besancenot. C’est dire le dévoiement actuel de la pensée des premiers libéraux à l’unique causalité sociale de notre époque, l’enrichissement individuel.

    Votre proposition de relocalisation forcée, rajoutant une couche de gouvernance, dont on sait qu’elle sera rapidement contournée par la contrebande, perdrait rien qu’avec une harmonisation salariale (et si celle-ci ne peut être concertée elle pourrait dans le pire des cas faire partie de mesures anti-dumpings légitimes) perdrait de son intérêt. Harmonisation qui a tout intérêt à voir le jour sauf à constater l’aggravation d’une crise par la recherche perpétuel du moins-disant salarial et donc une perte de consommation et de croissance. Et ce n’est pas avec l’aggravation des inégalités que l’on tombera un jour, par miracle, sur le dernier moins-disant. Relativement, ils sont en fait de plus en plus nombreux.

    Aujourd’hui, toute proposition de protectionisme est systématiquement rejeté. Or, il ne s’agit pas de protectionisme, mais d’anti-dumping. Dommage que les défenseurs de notre modèle social qui ont encore leur mot à dire n’emploient justement pas les bonnes expressions.
    L’Europe peut se targuer, mais en interdisant les harmonisations fiscales en son sein (TCE), en sanctionnant des mesures nationales qui pourraient corriger ce chaos législatif et fiscal à 27, et en laissant rentrer sur son sol des produits manufacturés à l’autre bout du monde par des individus surexploités, orchestre la plus ignoble concurrence, arbitraire et faussée qui soit.



  • Tzecoatl Tzecoatl 12 mai 2009 19:39

    Excellente citation que je ne connaissais pas. L’histoire l’illustre à de multiples reprises

    Si pendant les années 30, d’après Lacroix-Riz, nos élites avaient abandonnés toute idée d’alliance avec les soviets par choix idéologique, abandonnant implicitement les clés de la maison France aux foudres hitlériennes afin de mieux mater les revendication sociales et soviétisantes, la parenthèse des 30 glorieuses ressemble à s’y méprendre à une éphémère paix des repentis.

    L’objectif de la mondialisation est bel et bien le même, annihilant absolument tout moyen de pression lors de revendications salariales. La violence des séquestrations récentes illustre parfaitement l’impuissance totale du monde salarié dans les négociations.

    L’invasion promise de la mentalité américaine dans les relations d’entreprises européennes permet de parachever le diktat du capital.

    Le seul hic est que ce diktat va continuer son travail de sape sur la consommation, et donc la croissance. Mais, rien, absolument rien des signaux envoyés par les élites n’indiquent d’inquiétudes à ce sujet. Tout concourt au contraire à l’implicite le plus abject, à savoir le malthusianisme par la pauvreté et la sélection naturelle par la finance.

    Les citoyens, dépossédés de leur voix au chapitre, répondent sporadiquement par des revendications corporatistes et un sauve-qui-peut généralisé autant que possible par le haut.



  • Tzecoatl Tzecoatl 12 mai 2009 18:28

    « Ce n’est pas parce qu’elle se soumet aujourd’hui aux puissances d’argent qu’elle a perdu son intégrité, son âme. »

    C’est un joli voeu, fort bien formulé. Si elle résiste au tout-marchand, ceux qui tirent leur épingle du jeu s’acomodent très bien des vents venus d’ailleurs, et une large frange de la population cohabite bien avec cette hybridation pour le seul fait du pouvoir de fascination des puissances d’argent, et l’espoir secret d’un jour y prendre part. N’est-il pas évident de constater que jusqu’au plus bas de l’échelle sociale, nos concitoyens ont la facheuse tendance à se hiérarchiser en fonction de la valeur des marchandises dont ils disposent, des voyages qu’ils consomment, des rémunérations qu’ils percoivent. Et cet instinct explique énormément de notre société, du rmiste jusqu’à Sarkozy

    Les illusions de la richesse, de la beauté, du pouvoir et de la célébrité risquent pour longtemps encore d’organiser nos sociétés.



  • Tzecoatl Tzecoatl 12 mai 2009 14:35

    Vous auriez écrit : « Modem et le grand marché néo-libéral transatlantique », c’en aurait été pareil puisque l’ADLE, le centre européen, a également voté pour le projet de Madame Mann.

    30 ans de dirigisme libéral, « cause toujours on libéralise », en faveur d’une clientèle d’élites, ne suffiront pas à provoquer le divorce entre citoyenneté et hautes sphères : les medias et la « pédagogie » veillent au grain.

    Le retournement de veste politique en faveur d’un favoritisme keynésien suite à la crise actuelle est un piètre leurre aux fondements idéologiques et in fine lobbyistes des réformes et décisions opérées, bien à l’abri de l’aval citoyen dans de multiples gouvernances dont les meilleurs ingrédients sont le soporiphisme et le verbiage obscurantiste.



  • Tzecoatl Tzecoatl 11 mai 2009 13:14

    Les chiffres sont forcément faux, l’ordre de grandeur des taux d’endettement/PIB des US est le même que celui de la France (350% contre 250% environ).

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