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Vincent Frédéric Stéphane

Ingénieur, j’ai parcouru beaucoup de pays et me suis ouvert à plusieurs cultures.

Tableau de bord

  • Premier article le 29/08/2007
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Derniers commentaires



  • Vincent Frédéric Stéphane 5 février 2009 23:33

    Riche :

    Etre financièrement riche, c’est porter une lourde responsabilité. Ce n’est pas un mal en soi, tout au moins c’est loin d’être le pire. Pour autant que le riche n’utilise pas sa richesse pour asservir ou humilier le pauvre.

    Devenir riche c’est bien. Devenir encore plus riche, c’est nul. Changer de vie en devenant riche, c’est nul, cela t’oblige à le rester ! Rester riche, c’est courir le risque d’avoir des gosses de riches. Naître riche, ce n’est pas une chance car tu ne peux plus le devenir.

    Un riche a peur de devenir ou redevenir pauvre. Il faut le savoir pour le comprendre.

    Il n’est pas méchant, il ne méprise pas a priori le pauvre, il a simplement peur de lui. Le pauvre lui renvoie l’image de ce qu’il n’a jamais été ou ne veut plus jamais être.

    Comme cette image lui fait peur, il lui faut ignorer le pauvre ou le mépriser. Il lui faut penser un monde dans lequel il est normal que certains soient riches et d’autres pauvres, donc un monde dans lequel l’inégalité est justifiée moralement.

    Une telle vision du monde est évidemment incompatible avec Dieu. Mais il ne faut pas se leurrer, cette vision est partagée par beaucoup de pauvres. Tous ceux qui ne rêvent que d’être riche pour le rester par exemple, mais aussi tous ceux qui croient en la vision que les riches leur renvoient d’eux-mêmes. Cela fait donc une grande majorité de nos congénères.

    Mais en quoi donc consiste l’attrait de l’argent ?

    L’argent sert à ne plus avoir peur de manquer de rien et aussi à dominer ceux qui lui vouent un culte.

    Manquer de rien : le monde a atteint un niveau de développement tel que cette peur n’est plus justifiée que par l’inégalité de la répartition des richesses, donc l’égoïsme des hommes.

    Dominer ceux qui vouent un culte à l’argent : quelque chose me dit que ce jeu n’est pas intéressant car trop simple. Dominer un con qui ne demande que cela ! Par contre, manipuler des personnes sur lesquelles rien n’a prise, ça c’est du sport qui se respecte ! Rien ne t’empêche de le pratiquer en étant riche, mais mieux vaut alors cacher cette caractéristique car elle peut fausser le résultat.

    En conclusion, être riche doit être jouissif un certain temps, dégradant dès que cela n’est plus jouissif (cela le devient très rapidement). Pour ne pas se dégrader à être riche, il faut et il suffit que le riche consacre une part importante de sa richesse à faire en sorte que les pauvres ne soient plus pauvres, ni riches.

    Le pauvre partage avec le riche ce possible idéal commun de disparaître ensemble pour que chaque créature de Dieu qui a conscience d’avoir conscience puisse se consacrer à se chercher elle-même, à découvrir les autres et à chercher Dieu sans que sa quête ne soit perturbée par la peur du pauvre ou l’envie d’être riche.

     

    Pauvre :

    N’est jamais obligé de se prosterner devant le riche.

    Cependant, le pauvre doit penser en pauvre sinon il ne le reste pas, il devient misérable, que ce soit en tombant dans la misère ou en devenant riche.

    Le pauvre doit se convaincre que c’est mal de gaspiller quand on est pauvre et aussi quand on est riche alors que le riche sait que ce n’est pas grave de gaspiller quand on est riche mais que c’est con si on est pauvre.

     

    Argent :

    Quand tu en as juste assez pour vivre, sa valeur est inestimable.

    Dès que tu en as un peu plus que tes besoins (quels qu’ils soient pour autant qu’ils restent compatibles avec ta notion de Dieu), la valeur du surplus tend à s’annuler.

    C’est pour cela qu’un riche qui n’utilise pas sa richesse pour soulager la peine des pauvres et les aider à ne plus l’être n’est qu’un fils de général de corps d’armée.



    J’ai écrit cela un jour. Tu en conclus quoi ?



  • Vincent Frédéric Stéphane 5 février 2009 23:18

    Je pense pouvoir mieux exprimer ce que j’ai ressenti.

    Je constate qu’une part importante de notre société accepte de penser, avec la raison et toutes les données objectives nécessaire au raisonnement, des solutions inhumaines aux périls auxquels on s’accorde que l’on devra faire face.

    La solution n’est pas dans une régression de l’idée que les êtres humains se font d’eux-mêmes et du reste.

    Une solution, effectivement, serait une diminution de notre nombre comme je l’ai lu développer dans plusieurs commentaires. Tentez d’imaginer un scénario de mise en oeuvre concrète de cette solution qui ne vous abaisse pas à traiter autrui, et donc vous-même, comme tout autre chose que votre frère. Vous n’y parviendrez pas. Où plutôt vous ne pouvez y parvenir qu’en prenant comme axiome de votre réflexion que si vous ne devenez pas capables, tous ou presque, de vous aimer, vous-même ou les uns les autres - c’est la même chose -, vous n’y parviendrez pas.

    Observez la complexité du monde. On a bâti un truc ingérable ! Nos interactions sont telles que cela le sera de plus en plus.

    Alors on peut continuer à raisonner sur ce qu’il faut faire pour que ceci ou cela. Ce sera de plus en plus vain et périlleux.

    Le comment importe. Les moyens honorables. La fin sera toujours meilleure que le début si l’on n’utilise que des moyens honorables. Par contre, le contraire sera de plus en plus rapidement évident.















  • Vincent Frédéric Stéphane 5 février 2009 14:52

    J’ai hésité, car il se peut que vous ayez raison, mais j’ai décidé de lancer la charge dans le doute.

    Quant au style et aux méthodes de l’individu en question, nous sommes en phase.



  • Vincent Frédéric Stéphane 5 février 2009 14:47

    Bonjour Actias, Je vous répondrai par ceci :

    Aimer c’est aussi choisir de toujours mieux comprendre et mieux je comprends, mieux j’aime. Voila un bel exemple de cercle vertueux. La matrice des cercles vertueux c’est la prise de conscience que « faire le bien » c’est le plus efficace. Plus nombreux nous serons à avoir vraiment bien compris, à avoir pris conscience, à avoir expérimenté avec plus de succès que d’échec, que l’intelligence, la véritable intelligence, celle dont on n’a pas honte, c’est la capacité à être heureux et rien d’autre ; plus nombreux nous saurons que notre intérêt personnel c’est de favoriser l’intérêt de chacun plutôt que de s’en protéger, plus cela sera vrai.

     

    Il arrive à chacun d’entre nous de rêver d’un monde plus juste, plus harmonieux, plus paisible, d’un monde meilleur. Il arrive à chacun d’entre nous de cesser d’y croire. La tâche est bien trop énorme pour qu’un être raisonnable ne se résigne à simplement tenter de survivre au mieux. Et pourtant, il arrive à chacun d’entre nous de rêver. Et au moment où l’on rêve, on sent bien que si tous rêvaient au même moment, si tous étaient capables du même élan que soi-même en ce même instant, si l’on abandonnait l’armure en un même mouvement, cette armure qui nous coûtait tant, au nom de laquelle on s’était contraint si souvent, elle deviendrait parfaitement inutile, immédiatement.

     

    Mais c’est un rêve. Que tout puisse changer immédiatement, en mieux, c’est un rêve.

     

    Sauf si.

     

    Sauf si ça a été préparé de longue date, avec persévérance et pas forcément minutieusement. Mais cet immédiat hypothétique là n’est ni ici ni maintenant. Et pourtant. Si je sais que de ce monde ci peut émerger un monde que j’aime, j’aime déjà beaucoup mieux ce monde d’ici et de maintenant. Et j’y puise la force de l’intelligence, la puissance de l’amour, pour prendre conscience que faire au mieux des intérêts de chacun relève de l’efficacité et non seulement de l’altruisme.

     

    « Moi c’est moi et lui c’est lui », c’est vrai mais ce n’est pas la seule vérité possible. Une autre est beaucoup plus puissante désormais : « moi c’est lui et lui c’est moi ». Car, mais pas seulement loin de là, si donc moi c’est moi et lui c’est lui, ce ne sera bientôt plus que lui ou moi et moi ou lui.

    Cela a toujours été plus ou moins vrai mais nous vivons une époque où tout porte à croire que si cela doit à jamais ne rester qu’un rêve, il ne sera très bientôt même plus possible de rêver. En l’espace de quelques générations, dans un temps que nos enfants pourront connaître, ou bien nous aurons radicalement changé de manière d’être ou bien nous serons contraints à renoncer à tout ce qui fondait notre humanité pour simplement éviter de mourir en tuant. Et d’ici au temps de notre inhumanitude, les chaos actuels iront grandissant. Si tu n’aimes pas ton prochain et qu’il n’y en a plus assez pour deux, vous ne trouverez pas d’autre fausse solution que de vous combattre, à mort, et férocement.

     

    Sauf si.

     

    Sauf si l’amour et l’intelligence se liguent de mieux en mieux en de plus en plus d’entre nous.

    Si je suis heureux, je fais tout pour que les autres le soient aussi. Seul celui qui n’a jamais été heureux ne peut le comprendre. Et si donc je ne fais pas tout pour que les autres soient heureux, c’est que je ne suis pas heureux moi-même, et rien d’autre. En vertu de ce que si a implique b alors non b implique non a. C’est aussi con que cela ! Aussi simple à comprendre que cela.

     

    Si quelqu’un contribue sciemment à mon malheur, c’est qu’il n’est pas heureux lui-même.

     

    Un moyen pour qu’il cesse de contribuer sciemment à mon malheur est qu’il devienne heureux. Tous les autres moyens ont déjà été essayés avec les succès que l’on sait. Je fais le choix de tout faire pour que les autres soient heureux. Comme c’est plus facile quand je suis moi-même heureux, je fais aussi tout pour être plus souvent heureux plutôt que malheureux.

     

    Et même quand je suis malheureux, je m’abstiens d’en faire souffrir autrui. Car je sais que moins les autres sont heureux, plus faibles sont mes chances de ne plus être malheureux.

     

    Et aussi parce que je ne suis pas un rat ou mieux, parce que j’ai vu les rats à l’œuvre et que je suis apte à en tirer des conclusions. Voyez le film "Mon oncle d’Amérique" d’Alain Resnais. Voyez ces rats qui tentent d’échapper à leur sort de souffrance en se combattant, en ajoutant de la souffrance à leur propre souffrance le temps que dure la décharge électrique dans leur plancher métallique. Cela leur réussit plutôt bien, aux rats. Cela nous a réussi plutôt bien, à nous aussi. Car faire souffrir autrui procure un plaisir immédiat qui diminue, certes, mais qui ne diminue que provisoirement sa propre souffrance. En devenir conscient c’est déjà y renoncer. La proportion des inconscients a jusqu’à présent été trop importante pour que la logique s’inverse. Mais quand chacun a les moyens de faire souffrir autrui, la recette n’est tout simplement plus efficiente. Quand celui que tu fais souffrir te fais souffrir en retour, c’est l’intelligence qui dicte l’altruisme. Or le monde devient de plus en plus interactif et le temps se raccourcit, les effets sont de plus en plus immédiats. J’ai donc confiance. De plus en plus de mes congénères prendront conscience que faire souffrir autrui n’est pas une solution à leur propre souffrance. Non seulement parce qu’elle n’est que provisoire mais aussi parce que ce provisoire durera de moins en moins.

     

    Et pour tout dire, si l’être humain devait se révéler incapable d’en prendre collectivement conscience, je ne vois pas ce qui pourrait m’amener à regretter sa disparition. Mais je n’y crois pas.

     

    Je n’y crois pas car, notamment, je sais le caractère exponentiel de la contagion de la prise de conscience. Si tu prends conscience, tu restes conscient, quoi qu’il arrive. Et tu sais comment agir, humblement, pour donner aux autres avec lesquels tu interagis, de quelque manière que ce soit y compris en n’étant que vu agissant d’une certaine manière voire simplement en n’étant que lu, un germe de prise de conscience. Ce germe peut tomber sur un sol stérile. Il peut aussi être reçu au moment opportun et devenir un déclencheur. Il peut encore n’être que nécessaire à celui qui sera le déclencheur. Quoi qu’il en soit, celui qui a pris conscience contribue à ce que d’autres prennent conscience qui sauront eux-mêmes faire prendre conscience. On sent bien qu’en deçà d’un certain seuil, la descendance n’est pas assurée ou peine à le rester. Mais on sent tout aussi aisément qu’au delà, tout devient possible en un certain temps de plus en plus court.

     

    Donc je crois que notre aventure n’est pas une impasse. Je crois que des épreuves à venir, sur lesquelles il n’est pas nécessaire de s’étendre ici, nous sortirons grandis. J’aimerais contribuer à ce que l’on n’ait pas à tomber plus bas que nous ne sommes déjà avant que ne survienne le nouveau rebond salutaire, le prochain saut de civilisation.

     

    Une civilisation de la conscience est à venir. Elle sourd de partout. Les contradictions prennent des amplitudes inimaginées et leur résolution globale est proche. Nous ne sortirons des impasses actuelles qu’en inventant une nouvelle conception de la réalité.



  • Vincent Frédéric Stéphane 5 février 2009 13:20

    Je vous laisse trouver le cerveau d’occase qui vous manque, réussir à l’utiliser en bonne entente avec votre coeur, et revenir à nous ensuite ok ?

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