A mon sens, la révolution russe d’octobre 1917 n’a pas suivi le processus que vous décrivez, mais ressemble davantage à une opération commando ou à un coup d’état.
Cette forme est sans doute la seule possible aujourd’hui, les catégories historiquement utilisées pour faire le nombre et le coup de poing ayant aujourd’hui beaucoup plus à perdre qu’autrefois ( en 1789, le peuple mourrait de faim, alors qu’aujourd’hui, il revendique un accroissement de son pouvoir d’achat...)
D’une part, en Europe, le revenu min. aux agriculteurs existe à peu près assuré par la PAC.
D’autre part, ce que je décris avec les options est un fonctionnement possible, pas nécessairement le fonctionnement réel (là-dessus, je suis tout à fait d’accord avec vous)(je dis "pas nécessairement" car je ne connais pas les mécanismes de financement de la PAC). Ca montre en tout cas selon moi que les produits boursiers ne sont pas fondamentalement mauvais, il "suffit" de bien les utiliser, et donc assurément, d’en réglementer l’usage et la définition (il existe par exemple des options sur des options, et là, l’avantage prudentiel s’estompe, alors que l’aspect jeu de casino augmente)
2) Coupler redistribution de richesse et gains de productivité (et surtout le graver dans le marbre de la Constitution) ne semble être adapté qu’à des périodes où l’économie va très bien. Imaginons que la productivité décroisse, les entreprises se dêpecheront de le souligner et de diminuer la part redistribuée.
Instaurer un revenu max. ne me semble pas non plus une vraie solution, ça a déja été tenté et n’a pas marché. Revenons-en plutôt à une situation qui a déja existé : limiter la différence entre le salaire max. et le salaire min. (j’ai entendu récemment qu’en 1981, le salaire d’un patron du CAC40 était en moyenne 25 fois celui d’un ouvrier, alors qu’aujourd’hui ce rapport est passé à 350 !!!)
La souverainenté alimentaire, tout dépend de ce qu’on met sous cette expression, mais ça semble difficile (un pays comme le Mali ne pourra jamais être totalement souverain sur ce plan-là : il y fait trop chaud.... ou alors il faut des OGM, hmm)
Tout est dit, peut être, mais tout n’est pas correct
1) Je sais que ça n’est pas très à la mode de dire ce qui suit, mais les produits dérivés doivent être conservés, mais leur définition et leur usage encadré : ils ont une vocation prudentielle (càd d’être des assurances). Prenons un exemple : les options sur les cours des céréales - pour rappel, une option est plus ou moins un pari sur la valeur d’un cours (cours d’une action, d’une tonne de blé, d’un indice, d’une monnaie, et même du cours d’une option). Acheter des options "misant" sur la baisse du cours du blé, permet, si le cours du blé descend réellement d’atténuer les pertes des opérateurs qui vendent du blé sur le marché, et par là-même de garantir un revenu minimum aux producteurs.
D’autre part, placer les organismes financiers sous tutelle publique n’est pas gage de réussite (l’auteur rappelle le triste épisode du Crédit Lyonnais).