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  • volt volt 29 avril 2013 11:34

    titrer « allez lisez », cute .. smiley



  • volt volt 26 avril 2013 21:36

    Justement, comme le disait Lacan lui-même, « Je suis un traumatisé du malentendu. Comme je ne m’y fais pas, je me fatigue à le dissoudre. Et du coup, je le nourris »...


    Non, c’est juste que votre point de départ sur les foules, sans plus, la manière, y ajouter ma maladresse... le reste évidemment, nous sommes d’accord.

    Sur la question de votre « contournement » - enfin clairement avoué ! - oui... Vous ne pouvez pas, il me semble, dans le champ que vous entendez défricher, en faire l’économie... - ou du moins raisonner en termes d’antipathies, compréhensibles (vous n’êtes pas le seul, Lacan réactive la position de l’analyste comme sophiste à notre époque, et en cela oui il dérange, c’est son but, et même une bonne partie de son propos).

    Bref, ayant parcouru la tanière de la bête en long et en large, je peux vous épargner bien des désagréments, et sur ce sujet précis de l’emprise, deux petits textes - (je vous jure que ça ne totalisera pas dix pages .. une cuillerée pour le tiers monde), « le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je » et « l’agressivité en psychanalyse » - pourraient vous être très utiles, sans pour autant avoir à les citer directement, au vu des allergies dont vous semblez l’heureux comptable.




    bien à vous, et bonne chance dans votre rigoureux travail.


  • volt volt 26 avril 2013 15:12

    beau texte, où le mouvement de fond est saisi, mais il me semble que certains facteurs sont négligés ; vous accordez beaucoup d’importance à un « on » qui ferait tout ici en sous-main, comme si le monde arabe lui-même n’avait aucune responsabilité...


    exemples : 
    oui... que faisaient les américains en 58 à beyrouth justement ? donc ils n’avaient peut-être pas l’influence que vous leur supposez... on ne peut pas non plus représenter le khomeinisme comme une formation us ; on peut encore moins supposer que cette islamisation arabe fut d’origine afghane, ni même (cela vous ne le dites pas) à finances wahhabisées.

    non, votre point-clé c’est bien le tournant du début des 70s, mais pas sur une question de fric, plutôt de prestige : 
    lorsque tous ces régimes dictatoriaux, limite marxisants, butent sur l’obstacle Israël, les fissures commencent, et 40 plus tard l’édifice va s’écrouler.
    l’islamisme ne doit pas être lu comme une ré-importation de l’extérieur, mais comme une régression interne, la preuve il y a en tant... c’est le résultat « normal » d’une longue crispation ayant effacé toute vie politique, en cela il est bien pire que l’hitlerisme, il s’enracine plus en profondeur, il ne veut pas d’avenir, il veut un passé, c’est donc un désespoir sans fond.

    il faut alors le lire non pas comme le résultat d’un blocage, ni même d’une induction comme vous semblez le suggérer, mais comme le désespoir de trouver une porte de sortie à l’idéal colonial, lorsque cet idéal conquérant bute sur Israël : 
    le grand perdant de 67 et 73 contre Israël fut sans doute l’Occident tel qu’endossé par le monde arabe post-ottoman, et cela oui, vous le reconnaissez, mais vous semblez croire que ce n’est pas suffisant, or le désespoir suffit à tout.


  • volt volt 26 avril 2013 14:35

    Bonjour,


    il y a de tout dans ce texte.

    d’abord le constat que oui Freud ne fut pas prolixe sur la question, 
    ensuite vous avancez cette suite de définitions qui deviennent de plus en plus précises, 
    enfin votre positionnement final qui dit en clair : 
    il nous suffira de la synthèse, par-delà les différences d’écoles ou de vocabulaires, pour y voir plus clair sur un tableau plus complet.

    c’est sur votre méthode que l’on pourrait ne pas être d’accord :

    1/ vous commencez par attribuer l’emprise aux foules, alors que le créateur de la notion de « pulsion d’emprise » aura constaté, notamment dans « psychologie des foules et analyse du moi », combien ce sont d’abord elles qui peuvent être l’objet de l’emprise...

    2/ vous évoquez rapidement l’enracinement de la pulsion d’emprise dans l’infantile, ou sinon comme montage pulsionnel, sans vouloir interroger plus loin cette origine tout de même lourde de conséquences ; il ne semble pas que « cruauté » ou « sadisme infantile » pourraient y tenir lieu de concepts suffisants...

    3/ vous qualifiez un peu rapidement la psychanalyse en son confinement intrapsychique, mais ce n’est même pas une psychanalyse des années 20 ou 30 que vous décrivez de la sorte... passons sur les apports majeurs de Freud sur la question, par lesquels Lebon est dépassé ; votre relecture de la psychanalyse ne saurait faire l’économie de Lacan, et pourtant...

    4/ le propre de Lacan justement, et sur lequel vous passez en silence complet, sera de dire autour de cette question, en gros, deux choses :

    A - la psychanalyse, notamment sur ce problème, ne saurait faire l’économie d’une relecture de Hegel, entre autres via Kojève, particulièrement de : la dialectique du maître et de l’esclave, et surtout de la lutte dite de « prestige » entre les consciences, pour la reconnaissance, et qui est bien une lutte à mort - pas physique, mais justement psychique.

    B - la psychanalyse enrichie du « stade du miroir » reconnaît dans le mouvement de formation du moi lui-même une instance imaginaire commandée par la captation par l’image où le premier à être sous l’emprise, c’est... le moi lui-même comme formation paranoïaque ; conséquence de cette dépendance du moi à son miroir : 
    toute confrontation à l’autre si elle peut passer par le langagier est aussi tributaire de ce vaste jeu d’images, où le mouvement d’emprise devient en quelque sorte « de nature », puisque la captation de l’autre devient un sous-chapitre de la captation continue de soi - les textes de Lacan sur l’agressivité sont très clairs sur cette question. Voilà pourquoi on pourrait dire que Lacan à la fois n’accorde plus aucune place à la puslion d’emprise telle que formulée par Freud comme une sous-rubrique, tout en lui accordant la place d’honneur puisqu’il la place aux commandes de la formation de l’instance du moi.

    si l’on ne tient pas compte de cette prégnance de l’emprise au sein même de l’intrapsychique, il devient difficile, dans l’interpsychique, de différencier ce qui relève du normal et du pathologique ; si la séduction ouvre le jeu de vos trois étagements, alors toute relation est d’emprise... mais ce qui va permettre de distinguer l’emprise pathologique ne relève pas seulement des mécanismes employés au dehors, il ne saurait faire l’économie d’une analyse des insuffisances narcissiques internes qui forcent à cette mise en scène extérieure.





  • volt volt 26 avril 2013 00:41

    un des plus courts en remerciement (triste et beau comme une révolution arabe) ..

    بنيتُ فردوسي وزخرفتهُ

    حتى إذا ما تمَا ضيعتُهُ

    أجريتُ في أنهارِهِ كوثراً

    فذاقهُ الناسُ وما ذقتُهُ

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