des générations entières d’armées de psychanalystes féministes enseignent :
qu’on aura beau faire à déverser des magmas de théories, peu de choses vont empêcher une petite fille de trois-quatre ans d’en passer par cette étape du :
« pourquoi lui il a un tuyau et moi rien ? salope de maman, qui en plus n’en a pas !.. » -
après, sur le mensonge ambiant, on peut rajouter toutes les couches dont le moi fera parade, le sujet pourtant ne se tiendra à son inscription dans le discours, en mode homme ou femme, que de ce qu’il aura construit, et traversé, à partir de cette pipierre de touche.
comme d’habitude, c’est riche et inattendu ; donc en somme, com dab on a toujours un boum, suivi de l’attente d’un récit pour rendormir. vous nous affirmez que sur ce coup y’a trop d’éléments qui prouvent que le récit se met en place avant le boum. reste l’argument cité plus haut de la très grande visibilité de tout ça ; trop grande visibilté même de ces deux casquettes noires et blanches des tchétchènes.
venons-en à la suite, où je suis d’accord avec cévenne vive :
1/ on parcourt des photos de foule, plein.
2/ on repère deux bons beurs bien frais, on copie-colle, et allez savoir la dose de photoshop sur ces sourires si sardoniques.
3/ on modifie des comptes fb, jeu d’enfant, drapeaux islamistes, etc.
4/ on soumet à la dictature-caméra l’un des oncles qui, fragile, nous surjoue son mâle du moment (alors que l’autre oncle tombe pas dans ce panneau, ni la tante canadienne étonnée, ni le paternel outré)
5/ ces deux jeunes étudiants pourtant pas vraiment millionnaires semblent soudain disposer en moins de 24h de plus d’un véhicule, et du gros.
6/ on nous montre les images d’un mec au sol en parfaite santé, bras écartés etc.
7/ on nous explique qu’au beau milieu de 200 balles tirées, allègrement, son frérot trouve comme première joviale idée de l’écraser, et cela sans être gêné le moins du monde par la brigade déployée autour.
8/ on a gardé le plus jeunot, mais ô malheur, il est muet là, puis il est si jeune vous savez... que quand il va parler, ça va être blanche neige.
y’a pas à dire c’est merveilleux les récits après-boum, surtout quand si clairement la boum a commencé avant.
là où vous ne tranchez pas, c’est d’ouvrir des directions quand au sens de tout cela, but, objectif, etc.
je sais que c’est pas évident, car on nage en pleines fables déjà, mais si ils savaient et qu’ils ont laissé faire, pourquoi donc le récit de l’épisode after-boum est si diablement boiteux ?...
Merci pour ces correspondances sur les quatre fleuves dont l’importance
est qu’ils s’écrivent en mode quatre « rachîm », donc avec reprise du
mot « rachyt » intial, ce qui en fait la clôture sur laquelle le samek
vient appuyer.
Et oui je me souviendrai toujours de ce sacré rire sur un
pont dans la chute de camus…
Le beit crée c’est sûr, et bien sur le « retrait du aleph »
que vous pointez, mais au chapitre un, le principe du 22 commande toujours puisque
précisément de « ciel » jusqu’à « femme », cette création
crée 22 choses.
Le débat sur « hé-adam » est vrai, mais
plus complexe :
ainsi lorsque adam engendre caïn c’est « hé-adam »
justement comme « générique » en quelque sorte qui s’unit à Eve, mais
lorsqu’il s’agira en réparation de cela d’engendrer Seth, il est à
remarquer que c’est à nouveau « adam » tout simplement,sous-entendant
un mode d’union plus personnalisé…
Cette torpeur d’adam sera exactement la même qui va advenir
en genèse 15.12 à Abraham, sachant le développement en spirale, ou en coquillage, du texte de la genèse, il n’y a en cette reprise rien d’étonnant.
non... je n’irai pas jusqu’à dire que je travaille ma « persona », mais je conçois le forum comme travail d’écriture oui, et en cela, le choix de l’avatar en fait pleinement partie, il détermine l’écoute parfois bien plus que le verbe employé ; nous n’avons pas ici le timbre de voix, et mon choix de cet avatar volontairement « fatigué » fut par exemple une manière de baisser d’entrée le volume de sorte à pouvoir augmenter les basses, voyez ..
ainsi, je pourrais envisager l’expression « travail sur persona » comme souci de mesure, dans ce cas oui, par-delà l’écriture conçue ou plus ou moins vécue comme création, je garde un grand souci de filtrage, non pas des aspects de ma personne dont je fous pas mal, mais des effets du discours (et cela non sans rapport avec l’image bien sûr) qui, selon mon expérience des forums sur quelques années peuvent, si l’on n’y prend bien garde, être : ravageurs...
je travaille dans le même domaine que vous, ainsi que d’autres, et vous n’êtes pas sans savoir que dès le début du siècle, il y avait une part ou une forme de notre discours qui pouvait être qualifiée, à bien juste titre, de « sauvage »...
j’essaie donc d’être un animal domestique, mais il faut dire qu’un forum français, à cette fin, est bien plus facile de pratique qu’un forum anglophone ou arabophone par exemple ; malgré sa crise régressive de moraline actuelle qui est si piètre au vu de 68, la France garde une liberté dont elle ne semble pas mesurer les carats engagés.
et dès demain j’abandonne Stéphane, aussi fatigué que votre oeil l’aura percé à jour, pour m’habiller d’avatars plus souriants... en attendant, panification oblige, son poème « aumône » sera de mise.