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Tableau de bord

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Derniers commentaires



  • volt volt 19 avril 2013 16:56

    ça commence bateau mais le développement est magistral, vraiment.

    au passage donc, l’exaltation de la démocratie représentative comme coup central de ce marché de dupes.
    puis il y a ce petit passage de rousseau sur le fait que la « volonté » ne serait pas représentable... or toute la fiction ici décrite semble bien prouver le contraire.

    un problème demeure : « qui » pense ici, dans tout cela ? 
    car pour ne tomber dans aucun biais conspirationniste ou complotiste, il faut bien poser qu’une « conscience » est bien à l’oeuvre, et qui serait bien plus puissante que la très clignotante « conscience de classe ».
    la réponse, à y penser, est terrible : l’argent a/est une conscience.

    comment une telle équation est-elle possible ? 
    en satisfaisant à certaines conditions ici détaillées :
    -d’abord être éveillé à soi et à la conservation de soi, il y suffit de l’intérêt des intéressés.
    -ensuite, comme toute conscience implique la condition de la Vie, il faudrait que l’argent soit non seulement bien vivant, mais : le plus vivant... comment cette deuxième condition est possible ? tout bonnement du fait que la Vie se résume radicalement à deux instincts fondamentaux : conservation et accroissement - or l’argent en est devenu le parangon, il l’a toujours été ; OPA sur la Vie même.

    voilà pourquoi l’argent domine comme cette mauvaise conscience qui traverse des siècles sans culpabilité aucune : 
    il est en même temps le point d’intersection et de rassemblement des volontés les plus puissantes et... leur point aveugle d’inconscience en (ou de) toute-conscience.
    et sous l’empire de la grande machine à laver, toutes les saletés bien sûr sont de mise, et toutes les lessives seront toujours les bienvenues ; 
    mais le plus tragique et dérisoire : 
    une machine à laver ne connaît qu’un mouvement : 
    elle tourne, 
    comme la planète...


  • volt volt 19 avril 2013 15:32

    vous devez avoir une sacrée musculature Alinea... 

    car vous en donnez là une image comme en négatif ; sauf que ce négatif, relevant du cauchemar (certes bien réel, nous y reviendrons), n’est qu’une vaste toile d’araignée longuement parcourue, en long et en large...
    c’est au point de pouvoir retitrer « la pensée plan B » !

    après bien des errements tristes dans cette toile, vous retrouvez brièvement votre jardinier, lui demandant de penser sa vie.
    quel serait son souci ? se permettrait-il de s’en tenir à son brin d’herbe ? c’est-à-dire de trahir, pleinement, et sans culpabilité aucune, je veux dire de tenir ce vaste cauchemar pour ce qu’il est, un imaginaire détaillé débridé de malheur collectif (aux effets pourtant bien réels), tenu collectivement pour nécessités personnelles du malheur ? se donnera-t-il le droit de considérer que les glissements entre générations laissent peu d’espoir ? retrouvera-t-il ce droit premier de se centrer, le plus égoïstement ? acceptera-t-il même jusqu’à l’idée que « le peuple humain » comme vous dites, pourrait disparaître en totalité en perdant ses caractéristiques ?

    le tableau est sombre ? le ciel est couvert ? 
    mais vous décrivez comme un dehors sans dedans. 
    et le tout semble commandé par un objet fascinant dont la seule chute de principe ferait tomber tout l’édifice peut-être : ce podium vieux comme le monde...
    quant aux penseurs que vous dites mis à l’ombre, on se souviendra du suicide d’Althusser, un marxiste qui poussa si loin ses petites équations qu’il finit - à partir de Marx même .. - par constater comme une nécessité de structure à l’oppression... 
    ce serait dans l’homme de cauchemarder ainsi la vie. 
    peu se permettent de n’en être pas dupes, au vu de la « trahison » que cela constituerait d’en sortir au regard de la masse de malheur relevée.

    au terme du parcours de cette toile d’araignée l’équation serait peut-être la suivante : 
    le bonheur collectif est un grand mythe ? il ne saurait être réel que comme bonheurs individuels additionnés, eux-mêmes d’abord gouvernés par la rage d’en finir avec les lignes de force qui dessinent le cauchemar : podium, écoles, libertés en situation, fric, facebookeries et contes épargnes... - aller jusqu’à déchirer les nuages (« et j’écartais du ciel l’azur qui est du noir... ») ?
    car le plomb lui-même, du fait qu’il tire vers le bas donne toujours l’impression de venir vous saisir les chevilles en remontant des abîmes ; mais il ne faut pas s’y tromper : 
    vous parliez il y a peu de « grande légèreté », et en effet, il n’est rien de plus naturel, quotidien... seulement il suffit de quelques vieilles fidélités horizontales pour alors bien couvrir le ciel, qui devient « bas comme un couvercle », s’ensuivent l’immobilisation de la pensée et l’étouffement de la respiration, comme une fidélité - mais à quoi ?
    être fidèle à qui, voilà qui devrait constituer le mouvement inverse.. ?

    si on s’amuse à vous lire avec un regard un peu décalé, on dirait que vous êtes sur le seuil, qu’il vous suffirait d’un mouvement latéral, et non pas de face, pour tenir la sortie.
    vous trouveriez de mauvais goût que ce cauchemar déclenche un fou rire ?
    ce serait méchant au regard de tant de malheur ? ce serait égoïste ? inintelligent ?
    peut-être.
    mais un instinct fondamental ne dit-il pas qu’il faut d’abord commencer par rire de la bêtise ambiante, beaucoup et bien, et ensuite seulement, une fois bien ragaillardi, se pencher pour essayer d’y penser ?


  • volt volt 18 avril 2013 15:07

    lecture assez irrecevable, d’un point de vue logique quoi.

    vous titrez sur la « comm. de JLM », on ne l’entend nulle part...
    votre texte ne s’écartera pas un instant de son présupposé de départ (bateau) :
    on juge un discours avec des chiffres !
    plus loin vous rajoutez à la va-vite la classique dentelle du tribun, du charisme, et des foules...
    enfin, vous lui conseillez de s’en prendre aux responsables de la dérive libérale et de la régression sociale, sous les allures de lui tendre là une immense nouveauté...
    bref, on se demanderait à la limite si cet ensemble de contorsions habiles n’auraient pas pour seul but - y ajouter votre temps qui presse... - pour seul but, disions-nous, de vous éviter l’exercice difficile(?) d’affronter, à froid (sans chiffres, sans qualificatifs chaleureux, sans caricatures d’usages) les idées avancées par le bonhomme en question (s’il en est).


  • volt volt 18 avril 2013 14:45

    non, sûrement pas démoralisation mais régression massive aux allures morales. 

    mais là n’est pas votre question... 
    l’école ni l’université la plupart du temps ne préparent en rien, sur textes, à affronter un flux d’images, ni même à s’en tirer avec la « une » d’un quotidien, hélas... ce sont des logiques presque sans intersection ; un stage dans un atelier de peintre, comme au bon vieux temps, y serait bien plus utile... 
    que 58% disent ne pas y croire ne change rien à l’affaire de fond ; 
    un journal TV est travaillé à la seconde, image par image, mot à mot, la synchro, le global, symbolique, métaphorique, enchaînements, associations d’idées, suggestions... une armée derrière... 
    que peut le meilleur doctorant de je ne sais quoi face à cette purée dévastatrice ? pas grand chose, car le plus souvent, il se fera embobiner, pour ne pas dire plus techniquement entuber, bien ailleurs que là où il aura cru se satisfaire d’avoir déjoué - puisque cela aussi... c’est calculé - on ne prend pas un gros poisson sans soigner son appât.


  • volt volt 18 avril 2013 14:16

    on vous accuse de chercher à réduire en image les anti-mariage pour tous ; foutaises... 

    ne nous y trompons pas : 
    vous repositionnez la manif pour la sixième en mode purement réactif et réactionnaire... 
    vous brossez un portrait apocalyptique d’avance, sous forme de clash combattif, d’une initiative tranquille... 
    distillant une peur qui n’a pas lieu d’être, et dont la venue est aussi saugrenue que le portrait de la politicienne qui trouble votre sérénité de départ, on vous laissera le soin de répondre à la question lancinante qui revient ici : « C’est moi ?... »
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