je l’ai dévorée Simone avec passion d’un coup sous les bombes de papa bachar, oui... comme si c’était hier, mais si le rapprochement avec les animaux est une manière souvent vitale et nécessaire de relativiser, il faut s’en méfier, beaucoup.
l’animalité de l’homme est, oui, mais elle n’a pas grand chose à voir avec l’animalité animale, sinon aucune de toutes les domestications humaines n’aurait eu lieu.
ainsi on devient femme pour sûr, mais je ne crois aucunement à la femelle et à son mythe,
je la vois à l’oeuvre dans la femme, terrible, autrement elle n’est qu’impuissance.
la sexuation humaine s’appuie certainement sur le biologique animal, c’est indéniable, mais c’est juste le socle, et tout le processus de l’identité sexuelle relève d’abord d’un certain mode d’entrée dans le discours.
si vous étiez homme, tiens, jamais l’idée de me poser la question de « lui reprocher ou pas », ne vous serait venue, sinon vous l’auriez, dans le discours justement, refoulée.
on parle son sexe et on sexue sa parole.
un homme qui couche sans un mot, très bien genre porno plastic, donne-t-il plus de plaisir que l’homo erectus moyen qui déshabille des mots ?
le débat est tout vert.
j’ai entendu thèse et antithèse.
mais voyez les américains, leur misère langagière.
on touche/on couche d’abord avec des mots -
le reste c’est les misères de la prod après le scenar,
mais enfin Alinea c’est presque écrit noir sur blanc dans votre tome 1 que « on naît anar, on le devient pas », peut-être que je radote, mais c’est vraiment très tôt... ou alors mes féquentations ?
oui easy, je n’ai pas toujours votre capacité à trouver l’image précise qui ouvre la perspective, mais je ne sais si j’aurais des prégnances marquées pour tel ou tel type de discours, ça dépend...
maintenant sur la question de la bestiole qui serait plus matérialiste, ne nous faisons pas d’illusion, les quelques lignes de bernard ne sauraient être noyées dans un peu profond ruisseau... quelle que soient la qualité verbeuse des échanges de forum et tout ça, l’intellect, les idées... la séduction est en cours, irréprochable presque, mais tyrannique, impitoyable, et de tous genres, de tous bords, tout cela fuse, irradie, les vraies dominations sont là, mais pas de panique, ça s’appelle... Politique.
question anarchisme, je refuse aussi bien votre hypothèse de l’anar réac isolé que celle de l’« anar de naissance » alinéen, pour moi l’anar est la résultante d’un long processus médité et surtout : il est actif, il se débranche pas, sinon il n’est plus anar de rien,
non au contraire, c’est exactement un sophiste, quelqu’un qui est là pour désamorcer des certitudes, désarçonner des on-dit, des habitudes,
le trouble-fête a besoin de la fête pour son fête.
d’accord Alinea, mais il vous reste cependant pleinement le droit d’être réprochable - voire même le devoir... - sans que rien ne soit foutu.
sachant combien cela ne dépend en rien ni des moyens financiers ni des moyens psychiques, voilà tout un anarchisme (qui n’est jamais que du bon sens) au programme il me semble.